C MÉTHODE D'AMPUTATIONS
n'ont paS; malgré les tentatives de quelques chirurgiens, passif dans la pratique chirurgicale comme procédés d'amputation.
Il y a plusieurs manières de couper les chairs, et les différences qui existent dans la figure de la section ont fait établir ce qu'on appelle les méthodes. C'est ainsi que l'on a les méthodes circulaire, elliptique, ovalaîre, à lambeaux, selon que la surface de section a la forme d'un cercle, d'une ellipse, d'un ovale, ou que le chirurgien taille un ou deux lambeaux.
Toutes ces méthodes ont un but commun auquel elles tendent par des voies diiïéreotcs, c'est de laisser assez de parties molles pour recouvrir les os et empocher qu'ils ne fassent saillie à la surface de la plaie.
§ 1. Méthode cl rcalaire. — Avant de décrire les amputations circulaires, telles qu'on les pratique aujourd'hui, je dirai un mot des phases par lesquelles a passé cette méthode.
11 faut en venir au xvin* siècle pourvoir les chirurgiens^ oublieux jusque-là du précepte de Celsc, se préoccuper sérieusement de tailler les parties molles de façon que les os soient recouverts.
J.-L. Petit recommande de commencer l'incision circulaire uu pouce plus bas que l'endroit où l'on veut scier les os; on ne coupe, par cette première incision, que la peau et la graisse jusqu'à l'aponévrose; on fait rétracter les téguments vers la partie supérieure, de sorte ^ue les chairs se trouvent découvertes de plus d'un pouce^ et alors on les coupe circulairement au niveau de la peau.
Louis prescrit, pour éviter la saillie de l'os dans les amputations de cuisse, d'ôter, aussitôt que la section des parties molles est pratiquée, la bande serrée que l'on plaçait habituellement juste au-dessus de l'endroit où devait se faire l'incision circulaire, et de profiter de là rétraction que subissent les muscles et que l'on favorise en les faisant relever à l'aide d'une compresse fendue, pour détacher dans une certaine étendue les adhérences dcs'musclcs profonds à Tos. (i'est à peu près ce que conseillait Celsc.
ALinson faisait rétracter les chairs par un aide, incisait circulairement la peau et détachait ses adhérences avec l'aponévrose Jusqu'à ce qu'il eût une manchette suffisante pour recouvrir aisément toute la surface de la plaie. Il portait ensuite, du côté opposé à celui où il se trouvait, le tranchant du couteau obliquement sur les