‹ Elements de medecine operatoireChapitre 69 sur 236 · AMPUTATION DE U CUISSE · texte numérisé non relu

AMPUTATION DE U CUISSE

Velpeau et Malgaigne recommaQdaient de disséquer et de renverser la peau dans l'étendue de cinq à six cenlimëtres.

On peut aussi, au besoin, détacher avec un bistouri les muscles de l'os dans une certaine hauteur ; mais, en somme, le procédé que j'ai indique donne, lorsqu'il est bien exécuté, un moignon où le rémur est très-su rSsammcnt recouvert par les chtirs.

On a d'autant plus d'artères à lier que l'on opère plus pn^s de la racine du membre.

Méthode elliptique. — UarcelUii Duval a applique à la cuisse sa méthode oblique elliptique, plaçant l'extrémité inférieure de l'ellipse à la partie postérieure, si l'amputation est pratiquée au tiers inrérieur, et à la partie posté ro-intcrne , quand il opère au-dessus du tiers inférieur.

Méthode à lambeau. — Va seul lamfwmt. — On peut le prendre sur les parties antérieure (fig.

91], postérieure ou latérales. Il est cependant plus rationnel de le tailler à la partie antérieure, comme le recommandenl Bell, llello, Sédillot, etc.

Il s'applique alors par son pro- „ ., .....,.■ pre poids. On peut le foriner par luiiwiu uwritur. transBxioR, ou bien le dessiner

avec la pointe du couteau et le disséquer ensuite. Quand on ampute à la partie supérieure ou à la partie inférieure de la cuisse, la base du lambeau doit correspondre par ses extrémités aux deux extrëmilés du diamètre traosvene du membre.

Si l'on opère à la partie moyenne, on évite de comprendre l'ai-

PROCÉDÉ DE BAUDENS. 240

tère dans le lambeau et de la blesser en taillant ce dernier dont on place la base un peu en dehors.

On divise circulairement les muscles et les téguments de la partie postérieure.

Je dirai une fois pour toutes qu'à la cuisse il vaut mieux former les lambeaux de dehors en dedans, car, en les taillant de dedans en dehors, on s'expose à voir les muscles dépasser la peau et à être forcé d'en réséquer une certaine étendue.

Deux lambeaux, — Ces lambeaux peuvent être antérieur et postérieur ou bien latéraux ; on peut les tailler de dedans en dehors l'Vermale), ou bi^ de dehoi*s en dedans, avec le tranchant du couteau (LAngenbeck). On peut enfin sur une incision circulaire faire tomber deux incisions verticales (Ravaton).

Quand on prend un lambeau en avant et un en arrière, en raison de la position du fémur plus rapproché de la partie antérieure que de la partie postérieure de la cuisse, il faut, si l'on taille le lambeau postérieur par ponction, diriger de suite le couteau obliquement vers la peau et ne pas le faire descendre parallèlement à l'os.

Lorsqu'on fait deux lambeaux latéraux, on doit commencer par l'externe pour diviser l'artère en dernier lieu, et avoir soin, si l'on procède par transfixion, de tracer préalablement la voie du couteau.

Benjamin Bell formait deux lambeaux rectangulaires^ l'antérieur plus étendu, ayant tant en largeur qu'en longueur la moitié de la circonférence de la cuisse mesurée au point où doit être scié l'os, et le postérieur n'ayant que le quart de la longueur du précédent.

Teale a également appliqué ici son procédé à lambeaux quadrilatères inégaux. Le grand lambeau antérieur ne devant pas renfermer l'artère principale, Teale l'incline en dehors dans le cas où il opère à la partie supérieure de la cuisse.

Méthode mixte. — Baudens taillait par ponction deux petits lambeaux latéraux et amputait ensuite circulairement.

La méthode de Ravaton n'est presque Jamais employée en France.

Legouest rapporte que les chirurgiens de l'armée russe y ont encore recours, et, chose singulière, deux opérateurs contribuent en même temps à la pratiquer. L'un rétracte les chairs et l'autre

RÉSECTIONS.

nent^ outre ceux que Ton emploie pour les amputations, une série d'instruments destinés, les uns à protéger les parties molles, les autres à dénuder les os, d'autres à les diviser. Certains enfin, tels que le davier (fig. 92), servent à les extraire.

Pour protéger les parties molles contre l'action de la scie, on emploie des plaques de bois, de carton, etc., des écarteurs, la spatule, la sonde cannelée et mieux encore la sonde à résection de Rlandîn (fig. 93).

On se sert de cette dernière dans les résections des os longs des

Fig. 93. — Soade à résection de Blaodin.

membres, et on l'engage entre l'os et les parties molles, de façon que l'os soit embrassé dans la concavité de la courbure qui la termine. Lorsqu'elle est ressortie du côté opposé, on la retourne sur son axe, et le cOté concave, celui sur lequel se trouve creusée Ja gouttière, est ainsi dirigé vers l'os. Cette gouttière est destinée h arrêter la scie, quand la section est opérée et à l'empOcber de léser les parties molles sous-jacentes.

Les instruments employés pour isoler les os sont, en dehors des

Fig. 94. — Rugine.

bistouris et des ciseaux, les spatules les rugines (fig. 94), les détache-tendon.

SCIES À RESECTION.

Pour sectionner les os, on emploie les scies ordinaires, les scies

Fig. 95. <— Scies eu crête de coq.

Fig. 96. — Scie de Larrey.

Fig. 97. — Scie à dos mobile.

Fig. 98. — Scie à feuillet mobile.

en crête de coq (fig. 95), celles de Larrey(fig. 96),deLangcnbcck, de

2S4 RÉSECTIONS.

Marlin (llg. 90), de Siromeyer, de Bulcher, de Chanière (flg. 100), de

Fig. »t. — Scie de Mi

Tl^'!

Fi(. 100. — Sdc de Clitrricrc.

Page 1