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PNEUMONIE. TRAITEMENT

lement de la méningite.) J'ai vu de très-bons résultats des affusions froides dans cette grave complication. Si la pneumonie a une tendance à passer à l'état chronique, sulfur et iodium sont les deux médicaments principaux. On variera les dilutions suivant les effets obtenus.

Dans-la terminaison par abcès, on trouve l'indication à'hepar sulfuris (3e trituration); puis de silicea, dont on variera les doses de la 6° à la 30° et même a la 200°.

La terminaison par gangrène demande arsenicum, lachesis, et surtout carbo vegetabilis.

Traitement de la forme bénigne.— Bryonia (12e) suffit à remplir toutes les indications.

Traitement de la forme purulente. — Bryonia et même phosphorus sont souvent impuissants dans cette forme de la pneumonie. Les cliniciens n'ont pas suffisamment distingué les formes purulentes pour qu'on puisse utiliser leurs observations. Tout à fait au début aconitum, (3e trituration), toutesles deux heures, diminue quelquefois l'intensité du mouvement fébrile. J'administre ensuite arsenicum alterné avec bryonia ou avec phosphorus.

Nous trouvons les renseignements suivant dans Richard Hughes :

Chelidonium. Hughes dit que ce médicament est d'une trèsimportante ressource dans le traitement de la pneumonie, surtout quand le poumon droit est affecté et le foie entrepris, Teste pense qu'il est préférable à Bryone dans le cas survenant chez des sujets blonds et d'un tempérament placide. Nous ne garantissons en aucune façon celte indication.

Sanguinaria. Le Dr Haie la préconise dans la troisième période delà pneumonie (hépatisation grise), et la compare avec phosphorus et lycopodium. Le Dr Drysdale la recommande contre les abcès pulmonaires.

Senega pourra quelquefois être indiqué, surtout quand la toux est irritative et ébranlante.

Veratrum viride est très-préconisé à haute dose en Amérique, contre la pneumonie.

Dans ces derniers temps, on a préconisé le traitement par Y alcool. Le Dr Jaccoud a restreint son emploi et a fixé les indications suivantes : état véritablement adynamique, faiblesse el fréquence extrême du pouls, absence de la récurrence palmaire battement cardiaque faible et sourd, dyspnée. L'asphyxie commençante est une contre-indication formelle. On prescrit de 50 à 60 grammes d'eau-de-vie, dans autant d'eau sucrée, une cuillerée toutes les heures ou toutes les deux heures ; on peut augmenter les jours suivants et atteindre 80, 100 et 120 grammes d'eau-de^vie ; quand le malade va mieux il faut diminuer gra~ duellement la dose d'eau-de-vie. Le vin rouge peut remplacer l'eau-de-vie on en prends de 200 à 400 grammes par jour pur ou étendu d'eau.

Les médecins se sont engoués de cette méthode comme de tout ce qui est nouveau. Ils en ont beaucoup abusé. Depuis quelques années nous avons appliqué avec une extrême réserve le vin et l'alcool au traitement de la pneumonie quand ce traitement était indiqué et nous n'avons qu'à nous en applaudir.

Régime, soins hygiéniques. — Boissons chaudes, fleurs de mauve, eau de gomme, avec une petite quantité de lait, la diète absolue pendant la période d'augment. Quand le pouls baisse, bouillon de bœuf, qu'on remplace rapidement par des potages. Séjour au lit jusqu'à la chute du mouvement fébrile ; il ne faut même pas lever les malades pour faire leur lit avant ce moment.

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