II. L'hémoptysie abondante présente deux sous-varié les
a. ) l'e sous-variété. — Le sang est rutilant et écumeux. Il est expulsé par la toux et par une sorte de vomissement ; en quelques minutes le malade perd 200, 300, 500 grammes de san^'; et, après un repos variant d'un quart d'heure à quelques heures, l'hémorrhagie recommence. La mort peut survenir par syncope après quelques heures ; mais le plus souvent les malades résistent et l'hémorrhagie s'arrête. Cette variété est presque toujours symptomatiquedela phthisie pulmonaire, tantôt comme symptôme initial, tantôt comme symptôme de la période d'état.
Cette même variété d'hémoptysie se retrouve encore dans les cas d'hémorrhagie supplémentaire.
Enfin on observe ecttte forme d'hémoptysie comme maladie essentielle. Dans ce cas, elle se produit habituellement plusieurs fois pendant la vie des malades et reste rarement à l'état d'accès isolé
b. ) 2e sous-variété. — Le sang est toujours abondant, mais il est beaucoup plus foncé que dans le cas précédent et à peine écumeux, c'est le signe habituel d'une affection de la \alvule mi- Lralcct aussi, d'après Niemcycr, de la rupture d'une artère dans une caverne tuberculeuse. C'est aussi le caractère des hémoptysies des fièvres graves, à forme hémorrhagique : variole ou scarlatina, et purpura.
III. Hémoptysie petite. — Cette variété présente aussi une sous-division.
a.) lre sous-variété. —
Le sang est rutilant, écumeux, mais
expectore par crachats isolés. C'est l'hémoptysie de la phthisic pulmonaire à sa période d'état.
i *') 2° sous-variété. — Le sang est expectoré par crachats isolés, mais il est foncé et non écumeux. C'est le signe d'une affection du cœur ; nous avons encore rencontré cette variété dans le catarrhe chronique avec bronchcctasiechez les hémorrhoid a j re s .