HYPERTROPHIE
ATROPHIE, DÉGÉNÉRESCENCE GRAISSEUSE, CANCER, TUBERCULES, PARASITES, ANÉVRYSMES ET RUPTURES DU COEUR.
Nous ne dirons qu'un mot de ces lésions, dont l'histoire appartient à l'anatomie pathologique, et qui présentent un intérêt pratique très-restreint.
Les hypertrophies se rattachent principalement à l'existence d'obstacles à la circulation; nous en avons parlé à propos des lésions valvulaires, nous y reviendrons en parlant des maladies de l'aorte. La dilatation du cœur se lie constamment à une endocardite ou à une péricardite, et il n'y a pas lieu d'écrire un chapitre pour cette lésion.
L'atrophie du cœur est une lésion concomitante des cachexies, ou déterminée par une compression, un épanchement, un amas de tissu adipeux, peut-être même par le simple progrès de l'âge. Ses signes principaux sont : la petitesse du pouls, la faiblesse et l'obscurité des bruits normaux, la pléthore veineuse et quelquefois l'hydropisie et la cyanose.
La dégénérescence graisseuse est la transformation du tissu musculaire en graisse. Cette transformation s'observe dans les mêmes conditions que l'atrophie, et, en plus, dans l'alcoolisme chronique. Cette lésion se révèle par les mêmes signes que l'atrophie du cœur. Les localisations cancéreuses, tuberculeuses et parasitaires n'offrent qu'un intérêt d'anatomie patholologique.
Vanévrgsme du cœur, c'est-à-dire la dilatation partielle de ce viscère, est une affection encore assez fréquente, pour que John Thurnam ait pu en réunir 80 cas. La lésion est tantôl bornée à une cavité creusée dans les parois de l'organe, tantôl olle lait dans 1, péricarde une saillie comparable au volume d un œuf ou du cœur lui même. Les signes de cette affection sont ceux qu'on a signalés dans toutes les affections organiques du cœur; et aujourd'hui il est encore impossible de faire le diagnostic de l'anévrysme vrai du cœur. Quelquefois cette
affection est tout à fait latente; elle se termine assez souvent par rupture et compte parmi les affections qui peuvent entraîner la mort subite.
La rupture du cœur est un accident qui ne s'observe que sur un cœur dégénéré et dont le tissu est malade. La mort est subite ou au moins très-rapide. Dans ce dernier cas, elle est quelquefois précédée d'une douleur énorme sous le sternum , s'irradiant dans l'épaule et le bras gauche. La mort a lieu par syncope.
Traitement. — Je n'ai rien de particulier à dire sur le traitement de ces lésions ; ici tout est encore à faire, expériences physiologiques et observations cliniques : le médecin choisira, parmi les médicaments déjà signalés, ceux qui sont le plus indiqués par les symptômes et par la lésion.