ANGINE DE POITRINE. ANATOMIE PATHOLOGIQUE
trine, sont pris chaque jour à l'occasion tic la marche, d'un effort, d'une émotion, d'une digestion difficile, d'accès très-mullipliés mais peu intenses, ces accès sont caractérisés par une douleur sous-sternale, constrictive et angoissante et qui oblige le malade à s'arrêter.
Cette douleur s'irradie dans le cou, dans f 'épaule, clans l'un des bras, le gauche surtout, quelquefois clans les deux.
La forme habituelle se prolonge pendant plusieurs années, mais elle n'a que l'apparence de la bénignité, car elle se termine souvent par la mort subite. J'ai observé cinq ou six fois cette terminaison.
IV. Forme anomale. — L'anomalie se rapporte principalement au siège de la douleur, certains malades présentent une irradiation de la douleur dans le bras droit au lieu du bras gauche; d'autres ont des irradiations dans le nerf iléo-scrotal. Chez quelques-uns, enfin, la douleur au lieu de se propager du cœur vers les extrémités, débute, dans la main, dans un doigt et remonte à la région sous-sternale où elle produit l'accès de douleur angoissante et constrictive, caractéristique de l'angine de poitrine. Trousseau a comparé cette douleur d'origine périphérique à un aura.
Dans Yangine de poitrine la mort arrive pendant un accès et par syncope. La guérison peut être obtenue dans un certain nombre de cas. On a observé quelques cas dans lesquels une névralgie iléo-scrotale, ou une tuméfaction du testicule gauche est venue remplacer l'angine de poitrine.
Étiologie. — Les causes de l'accès sont principalement la marche contrôle vent ou sur un terrain qui monte, un effort, I" coït, une impression morale, un trouble de la digestion.
Cette maladie est rare avant 40 ans.
Anatomie pathologique. - La lésion du nerf pneumogastrique exphque les irrégularités et les arrêts du cœur; celle du phrénique est en rapport avec le symptôme douleur et les anastomoses avec les plexus cervical et brachial explique les irradiions douloureuses.; la lésion des filets ei des ganglions du
yvand sympathique est en rapport avec l'anxiété, la lypolhimie et la mort imminente.
Traitement. — Les médicaments principaux sont: sambucus, tabacum, arsenicum, nux vomica, cuprum, bryonia cl spigelia.
L'analyse physiologique, telle qu'elle est exposée dans la matière médicale de Hahnemann, ne donne pas une image exacte de l'angine de poitrine. Les médicaments que nous citons, et qui sont des médicaments du cœur, donnent des symptômes de douleurs dans le thorax, dans les omoplates, dans le dos, dans les bras; des symptômes d'anxiété et de lipothymie ; mais aucun d'eux n'offre l'ensemble des symptômes qui constituent un accès d'angine de poitrine.
Aussi nous adresserons-nous surtout à l'expérience clinique déjà riche sur ce terrain.
La Spigelia est le médicament principal de l'angine de poitrine, il correspond à la douleur angoissante sous-sternale avec irradiation dans le cou et dans les bras ; l'irrégularité du pouls, la tendance à la syncope ; les palpitations, l'aggravation par le moindre mouvement expriment le choix de spigelia. Je débute habituellement par la 3° dilution trois ou quatres doses par jour, je descends à trois gouttes de teinture-mère ou je monte à la 6e, à la 12e et à la 30e suivant la susceptibilité du sujet. Je compte de nombreux cas dans lesquels ce médicament m'a donné une guérison durable ou des améliorations de longue durée.
Nuxvomica est le médicament qui m'a donné le plus de succès après spigeha.
Je lui dois des guérisons complètes dans l'angine de poitrine sans lésion, mais l'existence d'une cardo-aorlile n'empêche pas toujours son action bienfaisante. Ce médicamem est surtout indiqué- chez les hémorrhoïdaircs. Si les accès sont à la fois diurnes et nocturnes, s'ils se terminent par dos renvois e des vomissements, nuxvomica est plus pàrticùiâifèmehl indiqué. La 12* dilution m'a souvent réussi, j'ai égaïemehl employé la 3« et la 3o*
1 Bryonia nous a donné des améliorations très-considérables