SYNCOPE
La syncope est une névrose du cœur, caractérisée par la faiblesse extrême et le ralentissement des battements de cet organe; d'où résulte : la perte de connaissance, la diminution des mouvements respiratoires, le refroidissement et la mort apparente. — A un degré moins élevé, le pouls est encore perceptible, la connaissance à demi conservée : c'est la lypothimic. La syncope peut se produire indépendamment de toute autre maladie, sous l'influence de causes occasionnelles diverses ; elle constitue alors une maladie essentielle; mais, le plus souvent, la syncope est un symptôme des maladies du cœur, de la pleurésie, des hémorrhagies, de la chlorose, des maladies dans Lesquelles on observe l'anémie ou l'albuminurie, de l'hystérie el de l'hypochondrie.
L'absence du pouls, la pâleur de la face, la perte de «.-«m naissance, l'insensibilité de la respiration, suffisenl pour faire dia-
PÉRICARDITE. 353
gnostiquer la syncope. Une auscultation attentive permet de percevoir de loin en loin de faibles bruits cardiaques.
Les causes occasionnelles les plus fréquentes sont : les impressions morales, la douleur, la vue ou le toucher d'un objet de dégoût, la vue du sang, etc.
Il est utile de savoir, pour le traitement, que la prolongation de la syncope est due à l'anémie cérébrale.
Une syncope prolongée et complète peut être mortelle en quelques minutes. Cette terminaison est très-rare clans la syncope essentielle.
Traitement. - Coucher le malade dans une position horizontale pour favoriser le retour du sang au cerveau; projeter violemment des gouttes d'eau sur le visage dans le même but ; telle est la base du traitement de la syncope.
Dans les cas graves et quand ces moyens ne suffisent pas il
faut appliquer rapidement le marteau de Mayor ou la cire à
cacheter enflammée sur la région du cœur. On aide à ces
moyens en desserrant les malades et en leur donnant beaucoup d'air. 1
Quand les syncopes se succèdent et qu'il y a un état lipolbymique, 1 opium à haute dose, le vin ou Veau-de-vie, sont d'un ^apd secours parce qu'ils congestionnent le cerveau Si la syncope était due à une hé.norrhagie, la compression des gros troncs artériels, celle de l'aorte abdominale en particulier" est un moyen très-puissant.
La disposition à la syncope sera combattue, suivant les circonstances, par nux motchala, aconitum, arsenicum, lachesis vipera, curare. '