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PÉR ICA R DITE. FORME COMMUNE

est facile à éviter; parce que La fixité du poumon empêche la matité de varier pendant l'inspiration et pendant l'expiration ; mais principalement parce que la palpation et l'auscultation permettent de constater que le cœur ne s'est pas éloigné de la paroi thoracique. Dans d'autres cas, les adhérences empêchent l'épanchement de prendre une extension en avant : le cœur est repoussé profondément vers la colonne vertébrale, et la matité est bien moindre que l'épanchement. Quand l'épanchement est abondant, il existe une voussure notable.

Signes physiques quand Vépanchernent est résorbé. — Diminution et disparition de la matité, retour des bruits do frottement qui peuvent persister pendant toute la vie des malades. Dans le cas où il existe une adhérence générale du péricarde et du cœur, et que des adhérences pleuro-péricardiques unissent le cœur avec les parois thoraciques et le diaphragme, ces parois suivent les mouvements du cœur, et, à chaque systole, elles subissent un mouvement de retrait proportionnel avec l'étendue de l'adhérence. Quand ces adhérences sont générales, symphyse cardiaque, les régions épigastrique, précordiale et même hypocondriaque, sont agitées d'un mouvement ondulatoire caractéristique. Si les adhérences existent seulement entre la pointe ellaparoi thoracique, à chaque mouvement systolique celte paroi subit un mouvement de retrait. La diastole du cœur s'accompagne alors d'un mouvement de propulsion, dû à l'élasticité des parois du thorax qui reprennent brusquement leur place, après avoir été entraînées par la systole cardiaque. Quand il n'y a pas d'adhérences entre la surface externe du péricarde et les parois du thorax, ces signes manquent complètement.

Lapéricardite peut se terminer par la guérison complète ou par la mort; mais souvent elle se prolonge indéfinemcnl à I état chronique. La mort peut encore survenir soit par syncope son par un retour à l'elalaigu, soit à la suite des lésions qui se développent dans le cœur. La lésion la plus fréquente clans ce cas est la dilatation du cœur avec amincissement de ses parois et souvent dégénérescence de son tissu musculaire. Cet état quand 'I e.l prononcé, entraîne la pléthore veineuse, les hydropi*ies

et les autres symptômes des maladies organiques du cœur. Telles sont les terminaisons et les suites habituelles delapéricardite, auxquelles il faut ajouter la complication fréquente du l'endocardite avec ses suites particulières.

Nous serons très-court sur l'anatomie pathologique do cette maladie. Un épanchement séreux et des fausses membranes en proportions diverses ; le mélange d'une petite quanlilé de sang et de pus à l'épanchement; dans certains cas, un épanchement entièrement purulent. Les fausses membranes, continuellement battues par les mouvements du cœur, présentent souvent un aspect -réticulé qu'on a comparé à la figure présentée par deux tartines cle beurre qu'on séparerait violemment l'une de l'autre. Plus lard, l'épanchement se résout, des adhérences plus ou moins complètes s'établissent et gênent plus ou moins les mouvements du cœur.

Traitement. — Aconilum est encore ici le médicament du début; il devra être donné à la 2° trituration ou même en teinture-mère à doses répétées, une goutte foutes les heures.

D'après Hartmann, Cannabis 11V et 2e dilution est indiquée aussitôt que la lièvre a diminué par l'action d'aconit, surtout lorsqu'il existe une douleur tensive cl pressive au milieu du sternum, dyspnée et secousses (?) fréquentes dans les deux côtés cle la poitrine.

Apis est un médicament qui convient à l'inflammation do toutes les séreuses, il est, particulièrement indiqué ici par les douleurs lancinantes dans la région du cœur; la respiration pénible, accélérée, qui force le malade à s'asseoir; l'état lipothymique avec froid et vomissement.

Cantharis. — Quoique la pathogénésie homœopathique donne peu de choses pour l'application de cantharis au traitement de la përicardite, il faut se rappeler que colle substance est le principal médicament de la pleurésie.

Arsmicum es1 le médicament principal après apis e1 cantharis; il est indiqué par l'orthôpnée et la tendance aux syncopes, ( .es médicaments seront proscrits à la 3e dilution et à doses

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répétées. S'il n'y a point d'effet produit, on descendra à la 2e, à la lre et à la substance elle-même.

La ponction du péricarde a été pratiquée dans quelques cas de suffocation imminente et a été suivie de succès.

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