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CHAPITRE IV

ARTÉRITE

De nombreuses objections ont été faites à l'existence de arterite. L'étude histologique des vaisseaux a démontré que a membrane interne n'était point une séreuse, mais une membrane privée de vaisseaux et ayant quelque analogie avec le tissu cartilagineux. On a conclu de ce fait anatomique que 1 inflammation de la membrane interne était une chimère • que la coagulation du sang dans les vaisseaux était due, soÛ

9 dT emb0lm W' soit à u™ modification inconnue du sang qui le rendait beaucoup plus coagulable

Mais, comme l'observation démontre qu'au point où se fait obluerat.on, il existe toujours une inflammation artérielle es médecins qui rejettent l'artérite ont décrit cette altération comme une lésion consécutive à la présence de l'embolie. Une

ZTZ "Ti S'eSt f0mée; eUe rCCOnnaît ^ l'oblitération t9ntÔt ' Une ^ V™^e, tantôt à une ombohe, tantôt à une coagulation spontanée du sang. On a fait

(I) On appelle embolie un débri fibrineux on m*™

des études très-minutieuses pour distinguer les caillots autochtones, c'est-à-dire développés sur place, des caillots migrateurs. On a aussi cherché à distinguer la suppuration véritable qui termine quelquefois la phlébite et l'artérite, d'une transformation puriforme des caillots. Il nous suffira d'avoir exposé le résumé des travaux modernes sur ce point intéressant ; nous ne pouvons pas en entreprendre la discussion dans un traité pratique. Nous allons décrire maintenant, en lui conservant provisoirement son ancienne dénomination iïartérite, l'affection des artères qui a pour résultat la formation d'un caillot obturateur et d'une gangrène consécutive (1).

L'artérite est habituellement symptomatique de la goutte ou du diabète. Elle s'observe plus souvent dans un âge avancé, mais cependantilya des cas de gangrène, improprement appelée sènile, dans la jeunesse. La maladie débute habituellement par des douleurs qui suivent le trajet des vaisseaux et quelquefois par un mouvement fébrile mal caractérisé; la douleur, dans un grand nombre de cas, est excessive ; elle torture littéralement les malades. D'autres fois elle est nulle ou à peu près nulle; le membre où se distribue l'artère malade est le siège d'un sentiment de fourmillement et d'une sorte d'insensibilité au toucher ; il se refroidit, et en même temps on constate la disparition des pulsations artérielles. La gangrène se montre alors ouvertement par une teinte bleuâtre qui frappe habituellement l'extrémité du membre. La région qui se gangrène est souvent le siège d'une sensation de brûlure; des phlyetènes se développent, et une gangrène sèche manifeste s'empare de toute la région qui est privée de l'a circulation artérielle.

La gangrène se limite plus ou moins promptement, et a terminaison heureuse est en rapport avec le rétablissement de la circulation collatérale. Dans tous les cas, que la gangrène soit limitée à une phalange ou à tout un membre, une inflammation ulcérative circonscrit la gangrène ; un sillon de plus en Ci) A l'article Aoktit, on trouvera la description anatomûme de l'artérite chronique; au chapitre des Mictions d* a»aW ncm avons tenu grand compte de Y «Hérite chroni^ dans 1, pathogém de3 hêmorrhagies et des ramollissements.

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