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PHLÉBITE

La phlébite est caractérisée analomiquement par l'inflammation des veines. Cette inflammation est très-souvent symptomatique; on l'observe surtout dans la diathèse purulente, mais elle est fréquente aussi dans la diathèse cancéreuse, dans les srmfules, dans le cours et à la fin des fièvres, elle complique fréquemment les varices; enfin, elle peut se développer comme affection de voisinage, quand une veine se trouve englobée dans une atmosphère inflammatoire.

On a bâti sur la phlébite une théorie célèbre pour l'explication des abcès métastatiques. Nous ne ferons ni l'exposition, ni la critique de cette théorie; nous constaterons seulement les deux faits suivants, parce qu'ils ont une très-grande importance : 1° la suppuration des veines est un symptôme fréquent de la diathèse .purulente; 2" cette lésion a, au même titre que les autres suppurations, mais à un degré plus élevé, un rapport êtiologique évident avec cette maladie, c'est-à-dire qu'elle sert <\'i>ccasion à son développement.

En dehors des théories et des systèmes. L'histoire de la phlé-

bile est excessivement simple; elle présente deux formes : la phlébite adhésive et la phlébite suppicrée.

I. Phlébite adhésive. — C'est souvent une affection fcrès-èé? nigne et qui ne s'accompagne même pas de fièvre ; mais le plus souvent un mouvement fébrile accentué, à marche rémittente et quelquefois intermittente, accompagne l'inflammation veineuse. Les symptômes locaux sont fort importants. La veine se présente sous la forme d'un cordon plein, dur et douloureux. Cette douleur est sourde; elle augmente par la pression et par le mouvement, et de plus présente des redoublements spontanés. La peau rougit sur le trajet des veines quand celles-ci sont superficielles. Au bout de quelques jours, un septénaire au plus, dans les cas bénins, trois semaines et plus dans les cas graves, le mouvement fébrile tombe, la douleur cesse et le malade est. guéri ; seulement il conserve une oblitération des veines pendant plusieurs mois. Quand c'est une veine principale qui esl aLtcintc, il y a toujours un certain degré d'œdème.

On peut observer deux accidents pendant le cours de la phlébite adhésive, Y embolie et Y endocardite.

L'embolie est un accident très-rare, mais incontestable dans l'histoire de la phlébite. Une portion du caillot extra-veineux esl détaché, entraîné dans la circulation générale et arrive au cœur droit, puis dans l'artère pulmonaire; il peut déterminer, suivant son volume et le lieu où il s'arrête., soit une syncope mortelle, soit une asphyxie foudroyante, soit plus simplement des troubles de la circulation et de la respiration.

L 'endocardite peut coïncider avec une phlébite et il y a certains troubles cardiaques qui ont été rapportés à des embolies bien à tort, car l'analyse des observations prouve qu'il s'agissait dans ces cas d'une endocardite concomittante.

Celte maladie peut survenir spontanément; elle se développe souvent à la suite de la pblébolomie. Quand elle survient dans le cours d'une dialhèse cancéreuse ou de la scrofule, les symptômes fébriles sont habituellement nuls et la douleur peu marquée. L'œdème est alors te symptôme dominant.

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