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CHAPITRE PREMIER

MÉTRITE

La métrite n'est probablement jamais une maladie essentielle. Cependant ses relations avec les autres maladies : goutte, hémorrhoïdes, dartres, scrofule, ne sont pas encore suffisamment délerminés pour que nous puissions décrire les caractères propres à chacune des inflammations symptomatiques de l'utérus. La métrite puerpérale seule a une histoire assez avancée pour que nous faisions une description particulière de cette affection ; en dehors donc de la métrite puerpérale, l'inflammation de l'utérus revêt trois formes dictinctes : forme bénigne, forme commune, forme hémorrhagique.

I. Forme bénigne. — C'est celle qui a reçu des auteurs le nom de métrite aiguë simple, c'est une maladie qui a une durée relativement courte et qui se termine habituellement par la nuérison. Elle débute, le plus souvent, pendant les règles qui sont brusquement interrompues, ou immédiatement après; elle est caractérisée par une douleur sourde avec sentiment de pesanteur occupant l'hypogastre. Cette douleur qui occupe toute

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la région est quelquefois prédominante à droite ou à gauche, elle est sujette à des exacerbalions qui la rendent très-aiguë pendant quelques heures, elle augmente considérablement par la pression et par le mouvement et n'a aucune ressemblance avec les coliques utérines.

Cet état s'accompagne souvent d'un mouvement fébrile trèsmodéré, d'inappétence et même cle nausée, quelquefois de lénesme urinaire et de constipation ; il n'y a habituellement aucun écoulement les premiers jours, mais bientôt apparaît une leucorrhée très-liquide et roussâtre.

Le mouvement fébrile diminue puis disparaît, la douleur diminue et, dans les cas heureux, la maladie guérit complètement à l'apparition cle la période menstruelle qui alors est plus abondante qu'à l'ordinaire; mais le plus souvent cetie période est l'occasion d'une aggravation et la maladie peut ainsi se prolonger pendant plusieurs mois.

Signes •physiques. — La palpation permet le plus souvent de constater une augmentation cle volume cle l'utérus ; cet organe est perçu clans l'hypogastre sous forme de tumeur dure, lisse, égale et arrondie. La percussion limite une matité proportionnelle au développement de l'utérus. Le loucher permet de constater une grande élévation de la température du col. Cet organe est tuméfié et souvent un pou abaissé. Cet examen est douloureux et ne doit pas être prodigué. La muqueuse est rouge et souvent excoriée.

II. Forme commune. —Elle est caractérisée par une durée très-longue ; par une marche habituellement chronique ; par un engorgement plus ou moins considérable de l'utérus.

Cette forme de métrite est avec le catarrhe utérin l'affection de matrice que l'on rencontre le plus souvent. 11 faut se rappeler ce que nous avons dit aux généralités, à savoir: epic les diathèses cl. les maladies constitutionnelles se localisent souvent sur l'utérus, tantôt sous forme de méirile, tantôt sous forme de catarrhe, et que ces maladies impriment aux affections utérines une marche et des symptômes particuliers. Si

les gynécologistes (c'est ainsi que se dénomment les médecins qui s'occupent spécialement des affections utérines) n'étaient pas aveuglés par un organicisme étroit, il y a longtemps qu'ils auraient tracé la nosographie des affections utérines; mais leurs travaux sont nuls sur ce point, et nous engageons les médecins à étudier eux-mêmes ces affections et à ne plus abandonner à une spécialité illégitime l'étude et le traitement de cette partie de la pathologie.

La métrite de forme commune peut se localiser exclusivement sur le col, d'où une variété dont on a beaucoup exagéré l'importance, métrite du col, et qui ne diffère guère de la métrite du corps que par les signes physiques.

La métrite de forme commune commence sourdement, ou bien elle éclate plus brusquement à la suite d'une des causes occasionnelles de la maladie : accouchement, excès de coït, en même temps refroidissement. Elle marche lentement et présente de temps à autre des exacerbations, pendant lesquelles tous les symptômes prennent une plus grande intensité; enfin, elle finit toujours par amener la cachexie utérine.

Pendant sa période d'état, la métrite présente deux symptômes principaux: la douleur et l'augmentation du volume de l'utérus. La douleur siège habituellement dans l'hypogastre el dans les reins, et elle s'irradie dans les aines et dans le haut des cuisses. Souvent cette douleur retentit dans l'un des ovaires et spécialement dans l'ovaire gauche; et là elle acquiert une intensité plus considérable qu'à l'hypogastre. Bennel fait de cette douleur ovarienne le signe de l'inflammation du col de l'utérus.

La douleur augmente par la pression et par tous les mouvements ; et, pendant les périodes d'exacerbation, elle se calme à peine par le clécubitus et contraint les malades à rester constamment étendues.

L'augmentation du volume de l'utérus peut êlre facilement constatée par le toucher et la palpalion; cette augmentation peut être assez considérable pour qu'on puisse atteindre le fond de l'utérus dans l'hypogastre. Les versions et les flexions naturelles de l'utérus se trouvent exagérées par cette augmentation

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de volume qui est toujours liée à un poids plus considérable. On trouve donc habituellement l'utérus dans la rétro ou dans Vantéversion, en même temps qu'il est un peu abaissé.

Le col est habituellement dur et peu douloureux au toucher ; l'élévation de température n'existe que pendant les périodes d'aggravation.

La membrane muqueuse peut être pâle ; d'autres fois elle est d'un rouge violacé, souvent elle présente des exulcèrations. Les ulcérations du col de l'utérus dont on a fait tant de bruit et auxquelles on a prodigué le traitement par les cautérisations, sont habituellement liées à la métrite ; elles augmentent pendant les périodes d'exacerbation ; elles diminuent et même disparaissent complètement, comme je m'en suis assuré bien des fois, pendant les rémissions; enfin, elles exigent rarement un traitement local.

Les ulcérations siègent habituellement au pourtour de l'ouverture du col, principalement sur la lèvre inférieure ; elles sont extrêmement rouges, d'autres fois violacées, souvent granuleuses. Ce sont là ces fameuses granulations du col utérin, qui ont fait condamner tant de femmes à des cautérisations bihebdomadaires, cautérisations dont on peut le plus souvent se passer.

A ces deux symptômes principaux de la métrite il fau t ajouter une leucorrhée variable, due soit aux ulcérations, soit à un catarrhe concomitant delà muqueuse utérine. Nous reviendrons sur ce signe dans le chapitre suivant.

La métrite s'accompagne en outre du ténesme vésical et rectal, d'un état nauséeux, analogue à celui des femmes enceintes, de constipation et quelquefois de diarrhée. Les règles sont habituellement retardées et diminuent de quantité ; elles s'accompagnent de coliques et sont une occasion fréquente de l'exacerbation des symptômes. 11 ne faut pas oublier qu'on observe de véritables métrorrhagies dans le cours de la métrite, principalement quand cette affection se complique de pelvi-péritonite.

La maladie marche ainsi constituée pendant des années, avec ses périodes d'exacerbation et de rémission; les unes régulières venant à propos des règles; les autres irrégulières et

développées par une fatigue, un refroidissement, un changement de saison et le plus souvent en dehors de toute cause saisissable. Puis la période de cachexie s'établit., elle s'annonce par de 1 anémie qui ici revêt tous ses signes habituels. 11 faut y ajouter des névralgies diurnes, des gastralgies et un étal nerveux plus ou moins prononcé. A ce moment, la femme est pâle tres-amaigne, essoufflée, en proie à des douleurs continuelles,' condamnée à un repos plus ou moins absolu.

Cependant la vie se traîne ainsi pendant des années, et, si la malade ne succombe pas à une affection intercurrente, elle arrive à l'âge critique, époque à laquelle se produit un mieux relatif.

III. Forme hémorrhagique. — Elle est caractérisée anatomiquement par un état fongueux, habituellement limité au col; pouvant envahir tout l'utérus, mais limité habituellement au segment inférieur et à la face postérieure, elles'accompagne d'un écoulement sanguin très-facile, et de règles beaucoup trop fortes qui prennent souvent la forme d'hémorrhagie.

C'est dans cette variété que nous faisons rentrer les ulcérations fongueuses du col. C'est aussi à la mélrite hémorrhagique que nous rattachons les fongosités saignantes de la muqueuse utérine, fongosités pour lesquelles Récamier avait institué le pernicieux traitement de Yabranon. Cette lésion est encore niée par beaucoup d'auteurs, cependant elle est démontrée par des autopsies. Richet en rapporte sept exemples; Nelaton, Robert et Perrier l'ont aussi rencontrée sur les cadavres, elle consiste dans des granulations atteignant quelquefois la grosseur d'un grain de chénevis, faisant saillie sur la muqueuse. Quelquesunes plus volumineuses sont pédiculées et ressemblent pour la forme, le volume et la couleur à des grains de groseille. Ces granulations sont constituées par les éléments propres de la muqueuse utérine et de plus par du tissu fîbro-plastiquc.

Signes. — La douleur est quelquefois nulle, d'autres fois c'est un sentiment de pesanteur douloureuse. Pendant les règles elle prend le caractère de douleurs expulsives.

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Les règles avancent, sont très-fortes et revêtent souvent les caractères de véritables pertes. Indépeiulammentdel'hémorrhag-îe mensuelle, ces malades perdent du sang à propos de ta moindre fatigue, l'examen au spéculum et le coït déterminent un écoulement sanguin plus ou moins abondant.

Le toucher donne la sensation d'une sorte de crépitation, le col est très-mou.

Au spéculum on aperçoit un col tuméfié, boursouflé, avec des ulcérations saignantes et des granulations plus ou moins volumineuses.

L'augmentation de volume ds l'utérus est plus grand que clans les autres formes de la mélrite.

La leucorrhée est abondante, souvent sanguinolente et amène rapidement l'anémie et l'état cachectique; sa marche est plus rapide et elle présente des rémissions moins longues et moins complètes que la métrile ordinaire.

Etiologie et influence des autres maladies sur la production de la métrite. — Nous rappelons d'abord ce que nous avons dit, dans nos considérations générales, sur l'influence des déviations de l'utérus et sur l'absence de l'allaitement, comme cause de développement dès affections utérines.

Quant aux caractères imprimés à ces affections par les maladies dont elles ne sont qu'un symptôme, nos études sont encore fort incomplètes. Cependant nous pouvons déjà poser quelques jalons.

C'est surloulchez les femmes à la fois scrofuleuseset hémorrhoïdaires que l'on observe le plus d'affections utérines. L'en- -Mi gement persistant du col de l'utérus, les écoulements mucopurulents et les ulcérations profondes appartiennent surtout à la scrofule; les variétés hémorrhagiques se rattachent à la maladie hèmorrhoïdaire. La dartre donne des affections utérines caractérisées par un prurit excessif, et par l'écoulement d'un liquide séreux transparent; souvent par une éruption herpétiforme sur le col utérin. La chlorose détermine principalement une affection catarrhale de la muqueuse utérine.

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IV. forme grave. — Elle succède à une opération pratiquée sur l'utérus ou à un accouchement; elle s'accompagne d'un état général excessivement grave, marche trèsrapidement, et se termine souvent par la mort. C'est habituellement une affection de la diathèse purulente; le mouvement fébrile est intense; vomissements et, frissons au début ; chaleur sèche et brûlante ; grande prostration; douleur quelquefois violente au début, bientôt nulle. Après l'accouchement, les lochies acquièrent une fétidité excessive. Quand la maladie fait des progrès, la prostration augmente, il s'y joint du délire et du coma, des tendances à la lipothymie, des sueurs froides, et les malades succombent à la fin du premier septénaire.

Traitement. — Traitement de lafwmn bénigne. — Aconitum, bellado?ia, chamomilla et puisa tilla. Aconitum tout à fait au début s'il y a un mouvement fébrile bien marqué. Belladona convient ensuite, ou de prime abord s'il n'y a pas beaucoup de fièvre ; ce médicament est indiqué par une douleur intense dans l'h'y'pogastre, avec le sentiment de quelque chose de gros qui tend à tomber par la vulve; douleur de reinsextrème;j'ai souventréussi avec ce médicament tout seul. Chamomilla convient davantage si les douleurs sont plus vives, et sous forme de coliques. Pulsatilla correspond tout à fait aux coliques utérines. J'emploie tous ces médicaments à la 3° dilution et à la 3e trituration.

Les bains tièdes, les cataplasmes, les lavements émollicnts, favorisent l'action des médicaments.

Traitement de la forme commune. — Le* gynécologistes sérieux regardent cette forme comme à peu près incurable, si ce n'est par le progrès de l'âge ou par une grossesse bien difficile à obtenir dans de semblables circonstances. « Lorsque l'affection est invétérée, et que l'organisation des matières épanchées dans le parenchyme est déjà très-avancée, d Tout renoncer à L'espoir d'obtenir une guérison complète. » (Scanzoni, lYatté pratique des maladies de la femme, p. 143.) Nous avons cru utile de rapporter ce passage d'un médecin aussi autorise dans la matière pour empêcher le médecin homœopathe de se decoura-

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ger devant le succès si lenl et quelquefois si incomplet que lui donnera l'emploi des médicaments; et aussi pour le soustraire à la tentation d'employer les moyens de traitement souvent dangereux, toujours inutiles, mis en pratique par de prétendus spécialistes.

Les médicaments principaux réclamés par cette l'orme de la métrite sont : caiislicum, nux vomica, aurum. iodium, plumbum, sepia, et arsenicum.

Causticum est surtout indiqué quand les douleurs sont vives et pendant les périodes d'exacerbation ; il faut l'alterner avec belladona. Je me suis bien trouvé d'administrer ce médicament quelques grammes de la 3e dilution clans un bain tiède.

Nux vomica dans les mêmes circonstances que causticum, mais chez les hémorrhoïdaires.

Aurum a guéri un certain nombre de métrites chroniques avec induration du col et descente de la matrice. Je le prescris de la 3e à la 30e dilution.

Iodium est indiqué par un engorgement considérable et par une leucorrhée abondante; il convient aux scrofuleuses.

Sejria est indiqué par une douleur pressive avec chaleur ; par une leucorrhée très-liquide, quelquefois claire comme de l'eau, quelquefois opaque et louche comme du pus ; par des règles trop fortes ou trop faibles, toujours en avance.

Plumbum m'a donné quelques succès, mais je ne puis préciser ses indications.

Arsenicum convient surtout quand il y a de grandes démangeaisons, des ulcérations du col et un écoulement séreux. Ce médicament est indiqué chez les darl reuses.

Cantharis, lachesis et peut-être apis sont indiqués quand l'affection s'accompagne de douleurs vives, de lièvre, de métrorrhagie et surtout quand elle se complique de pelvi-péritonite.

Secole èomnium m'a rendu de vrais services clans le traitement de la métrite chronique. J'ai employé la teinture mère depuis cinq jusqu'à vingt gou 1.1 es dans une potion de 200 grammes, une cuillerée toutes les quatre heures1.

CaulopkyHkm expérimenté par le B' Burt, agit principalement sur l'utérus.

Il est aussi homœopalhique à la dysménorrhée, aux crampes utérines, aux douleurs fausses du travail, aux perles aprèe avortement, qu'à la métrite à proprement parler. Les peuplades du nord de l'Amérique l'emploient pour faciliter l'accouchement, à la dose de 1 à 2 grammes de poudre du rhizome. Du reste son nom « racine de squaw )> (femme) rappelle sa sphère d'action.

J'ai trouvé utile de joindre au traitement interne l'usage du même médicament appliqué sur le col utérin. Pour l'iode j'emploie la teintureordinaire, ou un mélange, parties égales, d'iode, d'iodure de potassium et de glycérine. Ce dernier mélange est très-caustique. Pour aurum, sepia et arsenicurn, j'ai fait confectionner de petits crayons avec la substance pour sepia avec la 3e trituration pour aurum. Ces médicaments sont mélangés au 1000e, et même au 10000° pour l'arsenic, avec la gomme adragante et la glycérine. Ces petits crayons, gros comme une plume d'oie, longs de 3 centimètres, sont introduits dans le col utérin; un tampon de ouate les maintient en place pendant vingt-quatre heures.

J'ai trouvé plus efficace, dans les derniers temps, de faire préparer ces substances, et aussi Y acétate de plomb et le muriale d'or, sous forme liquide, soit avec de l'eau, soit avec de la glycérine; le muriale d'or el l'acétate de plomb sont préparés au 100°. On verse une cuillerée à café de l'un de ces liquides dans un cataplasme vaginal au moment de l'introduire. Ce cataplasme doit être fait avec de la graine et non de la farine de lin, et renfermé dans une poche de mousseline. La femme l'introduit elle-même, ce qui est un grand avantage, et le garde toute la nuit.

Dans les cas où le col présente des ulcérations persistantes, la teinture d'iode en vient habituellement à bout; quelquefois je l'ai remplacée avantageusement par un mélange au 1000° d'arsenic et d'amidon. Cette poudre doit être maintenue sur le col à l'aide d'un tampon de ouate. Dans certains cas difficiles à préciser, une solution concentrée de nitrate d'argent est préférable. Quant au fer rouge, dans une pratique de plus de vingtcinq ans, je n'ai jamais été obligé d'y avoir recours.

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Les bains de siège frais de 24 à 26 degrés centigrades, prolongés pendant dix et vingt minutes, rendent quelquefois d'incontestables services. Pour certaines femmes, il faut élever la température à 26 et 28 degrés; mais, péndant les périodes d'aggravation, les bains chauds soulagent beaucoup plus les malades. Le bain de siège se prend le matin ; le soir je fais étendre sur le bas-ventre une serviette pliée en quatre et mouillée dans de l'eau à la température de la chambre. Une feuille de ouate et une serviette sèche sont placées sur la serviette mouillée. La femme garde cet appareil au moins une demi-heure, souvent elle s'endort avec.

J'ai obtenu mes plus beaux succès avec cette méthode et depuis j'ai considérablement restreint le traitement local. Ce moyen ne m'a pas donné d'aussi bons résultats dans le catarrhe utérin.

Les injections froides en temps ordinaire, les injections chaudes pendant les douleurs, constituent encore un adjuvant utile.

Les eaux minérales jouent un rôle important dans le traitement de la métrite chronique. Ems et Ussat dans les premières périodes, quand l'affection est très-douloureuse, et qu'elle s'accompagne de phénomènes nerveux; Saint-Gervais m'a procuré des guérisons dans des cas plus avancés ; enfin, Kissingen, Salins, Kreusnach et le Croisic dans les cas invétérés.

Traitement de la forme hémorrhagique. — Elle demande l'emploi de phosphorus, ledum palustre, thlaspi et secale cornulum. Nous renvoyons pour les indications particulières de ces médicaments au traitement de la métrorrhagie.

L'usage de l'arsenic (2e Irit.) 5 à 10 centigrammes par jour donné pendant tout le temps qui sépare les époques est d'une grande efficacité dans le traitement de la forme hémorrhegique.

Gomme traitement local, il faut ajouter les applications de perchlorure de fer et de tannin.

Traitement delà forme grave.— Aconitum au début, puis rapidement secale comutum et arsenicum. Des injectiotis avec parties

égales d'eau et d'alcool rendent quelquefois de grands services. Si ces injections sont douloureuses, il faut diminuer la quantité d'alcool.

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