CORPS FIBREUX. — TRAITEMENT
bieme&t redoutable des corps fibreux* Indépendamment de ces grandes hémorrhagics, il existe souvent une sorte de suintement habituel. Les douleurs sont déterminées par une métrite ou un catarrhe concomitant et par le déplacement de l'utérus, déplacement produit par le poids et le volume des tumeurs.
Les phénomènes de compression se traduisent par la gêne de la défécation et de la miction, et même par un certain degré de dyspnée quand les corps fibreux sont très-volumineux. Le toucher et la palpation permettent de reconnaître le nombre, le volume et la situation des- corps fibreux.
Les corps fibreux ont une marche très-chronique, et il est bien rare qu'ils finissent par disparaître. On a cependant observé cette terminaison après une grossesse. Dans des cas très- rares, ils suppurent en partie ; mais, le plus souvent, après avoir fait souffrir la femme pendant toute la période de la vie menstruelle, après l'avoir épuisée par des hémorrhagies abondantes et continues, ils finissent par s'atrophier un peu, deviennent des corps inertes auxquels l'organisme s'habitue et qui ne gênent plus que par leur poids; quelquefois ils se sont ossifiésen tout ou en partie.
Les corps fibreux de l'utérus peuvent entraîner la mort par hémorrhagie; les perles de sang se rapprochent, deviennent continuelles, avec des aggravations qui conservent souvent une certaine régularité; l'anémie devient extrême, l'œdème et l'anasarque s'établissent, la cachexie est complète, et les malades périssent habituellement dans une syncope.
Traitement. — Il y a ici une indication qui prime toutes les autres: il faut lutter contre les hémorrhagies jusqu'à ce que le retour d'âge, toujours fort tardif dans ces circonstances, vienne amener une guérison naturelle. Nous renvoyons donc au chapitre de la métrorrhagie pour ce qui concerne le traitement des corps fibreux.
Quant à lutter à l'aide de médicament contre le corps fibreux lui-même, nous croyons que c'est entreprendre une œuvre impossible. Les médicaments dilués, les fortes doses d'iode, les eaux énergiques de Salins el de Kivusnach échouent habituel-
lement; cependant je viens de constater la disparition complète d'un corps fibreux qui avait eu la grosseur d'une tête de fœtus à terme.la malade avait été traitée principalementpar pteJmo 30, administré contre les métrorrhagies symptoma tiques de sa maladie.
Les Américains ont tenté d'enlever les corps fibreux sousmuqueux et interstitiels par une opération. Nous rejetons complètement ce mode de traitement, par la raison qu'il expose la femme à de grands dangers, et qu'avec les moyens que l'homœopathie nous fournit pour combattre les hémorrhagies, nous n'avons jamais eu à déplorer la mort d'aucun malade parle l'ail d'un corps fibreux.