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NÉCROSE

La nécrose est la terminaison de l'ostéite par mortification; l'os mortifié constitue un séquestre qui doit être éliminé et souvent réparé, ....

La nécrose présente deux formes : la nécrose aiguë et la n*

crose chronique :

I. Forme aiguë. - Boyer a décrit sous ce nom une inflammation aiguë qui peut occuper le périoste, le tissu osseux

NÉCROSE. TRAITEMENT. Oll

lui-même et le canal médullaire, d'où les noms de pêriostite phlegmoneuse, ostéite épiphysaire et médullite aiguë qui ont été donnés à cette maladie.

Etiologie. — C'est de 12 à 18 ans que l'on observe la nécrose aiguë. Elle est plus fréquente chez les garçons que chez les filles, et reconnaît pour cause occasionnelle : le froid, la fatigue et les contusions.

La maladie débute par une douleur violente fixe en un point du squelette ; en même temps éclate un mouvement fébrile intense qui peut faire croire à une fièvre typhoïde.

Un gonflement dur, faisant, pour ainsi dire, corps avec l'os, puis un œdème exactement localisé à l'os malade et, enfin, le plus souvent, la rougeur luisante de la peau.

Pendant ce temps, le mouvement fébrile se continue ; la peau est sèche et brûlante ; le pouls très-fréquent ; les lèvres et la langue sèches ne tardent pas à se couvrir de fuliginosités. •

Au bout de trois ou quatre jours, la suppuration est établie, et on sent nettement la fluctuation ; de larges débridements, l'évacuation du pus peuvent alors donner un nouvel aspect à la maladie. L'état général s'améliore, et les malades guérissent après l'élimination de la portion d'os nécrosée.

Mais le plus souvent le délire, une adynamie croissante, des vomissements bilieux, la diarrhée, la persistance des douleurs, la violence des mouvements fébriles amènent la mort au bout de quelques jours.

Anatomie pathologique. — On trouve le périoste épaissi, décollé de l'os par un pus verdâlre. Quelquefois Tos est malade dans toute son épaisseur et jusque dans la moelle centrale. Le pus est répandu aussi dans le tissu cellulaire et les muscles.

Quelquefois des phlébites, des abcès multiples, des suppurations des séreuses marquent le passage de l'ostéite à la diathèse purulente*

Traitement. — Aconitum à forte dose est indiqué par l'état

général. Il en est de même de china quand le mouvement fébrile est rémittent. Arsenic contre la grande prostration.

Phosphorus et mercurius sont indiqués par l'inflammation de l'os sans que la pathogénie et la clinique permettent encore de fixer le choix entre ces deux médicaments.

On devra inciser largement l'abcès sous-périostique et donner au pus un facile écoulement. L'amputation est indiquée quand le pus pénètre dans les articulations.

II. Forme chronique. — Elle survient dans la scrofule et dans la syphilis. Lapropagation de l'inflammation d'un organe voisin au périoste, le traumatisme, sont les causes les plus fréquentes de la nécrose.

Lorsque l'inflammation frappe un os en totalité, les vaisseaux capillaires du périoste et de la membrane médullaire sont oblitérés, et l'os privé de circulation est frappé de mort. Le périoste et la membrane médullaire et les parties de l'os qui ont échappé à la mortification deviennent le siège d'un travail d'élimination et de réparation. Les deux membranes se séparent de l'os mortifié, la partie vivante de l'os bourgeonne et s'isole lentement du séquestre, qui, après un temps assez long, se trouve complètement libre; et son élimination ne souffrirait pas de difficulté, si, le plus souvent, le périoste n'avait commencé trop tôt son œuvre réparatrice et constitué un os nouveau qui enveloppe, qui invagine le séquestre. La suppuration abondante qui accompagne ce travail se fait jour par plusieurs points, et entretient dans l'os nouveau des trous par lesquels le séquestre aminci finit par s'échapper et sortir au dehors.

L'os nouveau est toujours plus gros, souvent plus long que l'os ancien ; il est irrégulier.

La nécrose ou plutôt l'ostéite qui la précède s'annonce par une douleur sourde et continue dans l'os frappé. Cette douleur, sourde dans les ostéites scrofuleuscs, nocturne dans les ostéites syphilitiques, est le seul symptôme de la maladie à sa première période, et les malades continuent à travailler.

Si l'affection est très-limitée ou l'os petit, une tuméfaction

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