NÉCROSE. TRAITEMENT
plate apparaît sur l'os et devient lentement fluctuante. C'est ce qu'on observe dans la nécrose du maxillaire inférieur ; mais dans la nécrose d'une portion considérable du fémur ou du tibia, le membre entier augmente de volume et présente une tuméfaction dure. Au bout de quelque temps, certains points rougissent, s'élèvent en pointe, s'ouvrent et laissent écouler une quantité de pus considérable et hors de proportion avec l'apparence du foyer sous-cutané. Plusieurs fistules s'établissent successivement sur la longueur du membre, et la maladie peut persister ainsi des années avec un membre tuméfié, dur, empâté, percé de fistules, qui laissent écouler un pus plus ou moins séreux, plus ou moins sanguinolent et mélangé de débris osseux. Un stylet introduit par une des fistules arrive sur le séquestre, qui rend un son sec quand on le frappe. A l'aide de deux stylets introduits dans des points éloignés, on s'assure du degré de mobilité et de la grandeur du séquestre. A ce moment, le malade maigrit et s'épuise ; la fièvre hectique s'établit, et la mort peut survenir si l'art n'intervient pas. Quelquefois le séquestre s'engage dans une des ouvertures que' présente l'os nouveau, il apparaît au dehors et peut être extrait facilement ; mais, le plus souvent, il faut pénétrer jusqu'à lui à l'aide d'une opération chirurgicale. Quand le séquestre est éliminé, la suppuration diminue et se tarit les fis- Iules se cicatrisent , la fièvre disparaît, l'os nouveau sè consolide et se régularise, et la guérison est bientôt complète.
Traitement. - Mercurius et phosphorus produisent l'ostéite et la nécrose. Ce sont donc les deux médicaments avec lesquels on aura le plus de chance d'arrêter et de limiter la maladie à son début. Aurum et iodium, indiqués par certains auteurs conviennent surtout à la nécrose syphilitique. Mais, une fois que la nécrose est faite, les indications changent : il faut dimi nuer la quantité de la suppuration, empêcher l'établissement de la fièvre hectique et favoriser l'élimination du séquestre Sdicea est le médicament principal cle cette période: on l'admi' mstre de la 6« à la 30' dilution. Des injections iodées au tiers ou par parties égales diminuent la suppuration, favorisent la sor Jousset, 2« cclit. , TT UI~
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tic des débris osseux et luttent contre le développement de la fièvre hectique. Mais, si le séquestre est très-volumineux, si le malade est épuisé, il ne faut pas trop tarder à réclamer l'assistance d'un chirurgien.
Les eaux chlorurées sodiques avec addition d' eaux-mères du Croisic, de Salins, de Salies, les eaux chlorurées arsenicales de la Bourboule, constituent encore le meilleur traitement des nécroses scrofuleuses à la période de chronicité.