CHAPITRE PREMIER
HÈMORRHAGIE MÉNINGÉE RACHIDIENNE
Cette affection est presque toujours symptomatique. On l'observe chez les nouveau-nés à la 'suite d'accouchements laborieux ; après des lésions traumatiques de la colonne vertébrale. Les symptômes qui l'accompagnent sont peu caractérisés dans le premier cas ; dans le second ils sont plus ou moins marques et mélangés à ceux de la compression et de la déchirure de la
moelle elle-même.
On observe encore l'hématorachis dans toutes les maladies ou on observe des hémorrhagies multiples, purpura hœmorrhagicq} lièvres continues et éruptives ; dans le tétanos, l'éclampsie et l'empoisonnement par la strychnine. Enfin, l'hématorachis esL encore un accident de la pachyméningite spinale.
L'hémorrhagie méningée rachidienne peut survenir e. dehors de ces circonstances et constituer alors une aflectio plus caractérisée. Le sang s'épanche dans l'espace sous-ar chnoïdien, s'accumuledebas enhaut.et produit des symptôme bien accusés. C'est d'abord une douleur plus ou moins viv dans la colonne vertébrale, douleur irradiant quelquefoj dans les membres; des contractures des extrémités puis de petites convulsions par secousses douloureuses, ressemblant a de gros frissons.
MÉNINGITE BACHIDIENNE. 53
La douleur et les convulsions sont bientôt remplacées par une paralysie plus ou moins complète, plus ou moins étendue.
La fièvre fait défaut ; tant que l'hémorrhagie n'atteint pas la partie supérieure de la moelle, la respiration et la circulation ne sont pas troublées, et la vie n'est pas immédiatement menacée; mais, si l'épanchement de sang continue à se faire, la compression dé la moelle allongée et du bulbe détermine l'inégalité de la respiration et du pouls; quelquefois des convulsions générales, et dans tous les cas une mort rapide.
Dans l'hématorachis essentielle, la marche de la maladie est très- rapide, et la mort a habituellement. lieu en quelques heures. Quand l'hémorrhagie reste limitée aux parties inférieures du canal vertébral, la marche de la maladie est plus lente, mais il se développe habituellement une méningite qui ge ' termine rapidement par la mort.
L'Étiologie de cette maladie est fort obscure.
Le Traitement demande principalement aconitum £t arnica. Lachesis, belladona, secale comuium, pourront être consultés.
L'Arnica est le médicament indiqué en première ligne; il correspond à l'hémorrhagie et aux symptômes convulsifs.
Nux vomica qui produit des convulsions spinales avec hémorrhagies méningées, est indiquée si arnica n'a pas produit d'améliorations après quelques heures.