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CHAPITRE V

HÊMORRHAGIE BUCCALE

L'hémorraghie buccale, quand elle n'est pas de cause traumatique, est toujours symptomatique : le scorbut, le purpura hœmorrhagica, l'hémophilie, le déplacement des règles, sont les maladies dans lesquelles on peut observer l'hémorrhagie buccale. Nous avons observé chez des goutteux et chez des hystériques un suintement sanguinolent de la muqueuse buccale, suintement qui se faisait surtout la nuit, s'échappait pendant le sommeil et maculait l'oreiller. P. Franck a beaucoup insisté sur les hémorrhagies buccales survenues à la suite de la rupture de tumeurs variqueuses ; nous n'avons jamais rencontré celte variété.

La seule hémorrhagie buccale qui doive nous arrêter un instant est celle qui succède à Vavulsion d'une dent. Cette hémorrhagie, quelquefois très-rebelle, pourrait, si on ne l'arrêtait pas, déterminer des accidents très-inquiétants. On prescrit d'abord l'arnica 1 gramme de teinture mère dans 200 grammes d'eau, une cuillerée toutes les demi-heures ; l'arnica en teinture en gargarisme. Si l'hémorrhagie résiste à ces moyens il faut appliquer de l'amadou ou de la charpie imbibée de perchlorure de fer liquide et enfin recourir à l'oblitération de l'alvéole, soit à l'aide de la cire, soit à l'aide de la gutta-percha ramollie.

S1ALORHÉE.

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