‹ Éléments de médecine pratique [electronic resource]Chapitre 58 sur 350 · AFFECTIONS SYPHILITIQUES ET CANCÉREUSES · texte numérisé non relu

AFFECTIONS SYPHILITIQUES ET CANCÉREUSES

Le chancre 'primitif et les plaques muqueuses se montrent fréquemment aux lèvres et à leurs commissures. Celte localisation ne présente rien de spécial pour le traitement, aussi nous nous bornerons à la mentionner.

Le cancer qui se localise à la peau des lèvres est habituellement un noli me tangere, un cancer de forme bénigne qui est susceptible de guérison et qu'on doit opérer à l'aide de la pâle arsenicale. Mais il n'en est pas de même du cancer de la bouche et surtout du cancer de la langue. Celte localisalion du cancer, bien qu'elle soit, comme la précédente, classée, par les micrographes, au rang des tumeurs épilhéliales, constitue une des formes les plus dangereuses du cancer. Une tumeur dure, nosselée, douloureuse, promptement adhérente à la muqueuse caractérise le début du cancer de la langue ; la tumeur s'accroît rapidement, s'étend vers la racine de la langue, s'ulcère et devient le siège d'hémorrhagies formidables ; les ganglions du cou s'engorgent et deviennent cancéreux. Si on tente l'ablation de l'organe malade, la reproduction rapide de la maladie est de règle ; les malades épuisés par les souffrances, la difficulté delà défflutition, le dégoût d'une semblable affection tombent dans la cachexie. Ils périssent épuisés, ou subitement par des hémorrhagies, ou encore par des accidents asphyxiques.

Traitement. — Le cancer de la langue est habituellement incurable, cependant Pétroz a obtenu la guérison d'un cancer Ulcéré de la langue avec le cyanure de potassium à la dose de 10 milligrammes, le cyanure de mercure à liasse trituration à aussi donné quelques améliorations. On devra encore essayer kali chloricum et arsenicunt.

Page 1