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RUPTURE DE L'ŒSOPHAGE

C'est une lésion qui survient brusquement, bien qu'elle soil probablement préparée par une altération, encore indéterminée des parois de l'œsophage. Elle se termine rapidement par la mort.

La rupture de l'œsophage ne s'est jamais produite qu'au milieu d'efforts do vomissements provoqués. Une douleur violente suinte, accompagnée d'un sentiment de rupture, caractérise celle lésion. Le malade, anxieux, immobilisé par la douleur habituellement incliné en avant, est couvert d'une sueur f^ïdev; le pouls est petit, misérable, la respiration accélérée et difficile, La douleur se propage des deux côtés, quelquefois d un seul. Les boissons prises par le malade aggravent la douleur, l'oppression et l'anxiété. Le refroidissement augmente le pouls diminue, et le malade succombe après dix-huit où trente-six heures.

A l'autopsie, on trouve l'œsophage rompu pi'ès du cardia, 1rs deux extrémités rétractées; les parois saines, ou bien présenlant une sorte de ramollissement gèlatiniforme.

Traitement. — Quand on a diagnostiqué la rupture de l'œsophage, la première chose à faire est de pratiquer le cathétérisme; et si on parvenait à introduire la sonde dans l'estomac, il faut laisser cette sonde à demeure et s'en servir pour introduire les médicaments et. les aliments. L'arnica est le principal médicament.

Si on ne pouvait faire parvenir une sonde dans l'estomac, il faudrait plonger le malade dans un narcotisme profond, afin d'immobiliser les viscères et de donner aux adhérences le temps de s'organiser ; il est évident que les médicaments seraient administrés par le rectum.

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