GASTRITE
L'inflammation de l'eslomac accompagne un grand nombre de maladies ; c'est un symptôme de presque tous les empoisonnements ; il se montre fréquemment dans le cours des fièvres et en particulier de la fièvre typhoïde. L'histoire bien connue de la gastrite symptomatique, vérifiée par des autopsies nombreuses, nous permettra de donner la description de la gastrite essentielle, dont l'histoire est aujourd'hui plus obscure que jamais.
La gastrite essentielle présente à étudier trois formes bien distinctes : informe bénigne, la forme chronique et la forme maligne. Quant à la forme grave de certains auteurs, elle doit être rattachée à Y ulcère simple de l'estomac. l\ faut considérer comme un résultat de l'esprit de système les divisions organiciennes de la gastrite en gastrite phlegmoneuse, gastrite érythémateuse, du tissu cellulaire, de la muqueuse, du péritoine, etc.
t. Forme bénigne. — Maladie fréquente, suite ordinaire d'un mauvais régime, d'une surchage habituelle de l'estomac, de l'usage d'aliments indigestes, de défaut d'exercice, elle est généralement décrite sous le nom d'embarras gastrique. Elle est caractérisée par de l'anorexie, un goût pâteux, amer, une langue blanche; des nausées, de la constipation, un malaise général avec courbature; la céphalalgie et la douleur épigastrique spontanée existent presque constamment.
Cet ensemble de symptômes dure à peine un septénaire et se dissipe spontanément, si le malade observe une diète convenable; si, au contraire, ce qui arrive souvent, il se force pour manger, s'il prend des excitanls, son état persiste et s'aggrave. Il survient des vomissements alimentaires et bilieux, une douleur épio-astrique intense et un mouvement fébrile modéré. Le malade est alors contraint de se soigner, et la guérison arrive constamment après deux et trois semaines de maladie.
Dans une variété plus aiguë, la maladie débute d emblée par