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DE LA MÉNINGITE

Décrite sous le nom de phrénitis, puis d'hydrocéphalie aiguë, cette maladie n'a été bien connue que depuis l'époque où Parent du Ghâtelet et Martinet distinguèrent nettement la ménint »ite de la convexité de la méningite de la base : c'est-à-dire la méningite essentielle de la méningite tuberculeuse.

La méningite essentielle est une maladie extrêmement rare ; elle est caractérisée anatomiquement par l'inflammation de l'arachnoïde, de la pie-mère et de la couche .superficielle du cerveau ; le siège principal de l'inflammation est à la convexité des hémisphères. Cette même inflammation survient plus fréquemment comme affection symplomatique dans le cours et à la fin d'un certain nombre de maladies. La méningite symplomatique se subdivise elle-même en symptomalique proprement dite et en métastatique. Cette dernière a pour caractère de survenir dans le cours de la maladie et de remplacer tout à coup une autre affection moins grave. On l'observe dans le rhumatisme, dans la goutte, dans la dartre et pendant 1- cours d'une phlegmasic; elle remplace alors soit l'affection articulaire, soit l'affection de la peau, soit l'hépatisation pulmonaire ou telle autre inflammation viscérale.

La méningite est purement symptomaiique quand, dans lca mêmes maladies, elle se développe concurremment avec les affections locales; elle est surtout fréquente dans le cours des fièvres et de la diathèse purulente. C'est à J -P Tessier que nous devons la connaissance de la méningite symptoma Uque des fièvres. Dès 1844, j'ai déposé un ménLe sL c' sujel

pour le concours des prix des hôpitaux. Aujourd'hui des Iravaux récents d'anatomie pathologique viennent de toutes paris confirmer cette vérité, que le délire fébrile est presque toujours lié à une méningite symptomatique.

La méningite symptomatique de la scrofule occupe toujours la base du cerveau ; elle est tellement fréquente que nous lui consacrerons un chapitre spécial. C'est encore une méningite scrofuleuse que celle qui se développe par suite d'une carie du rocher.

Nous avons dit que la méningite était caractérisée analomiquement par l'inflammation de l'arachnoïde, de la pie-mère et de la couche superficielle du cerveau. C'estqu'en effet, dans les autopsies de malades qui succombent à la méningite, on trouve des signes évidents d'inflammation dans les deux méninges et dans la couche superficielle du cerveau, et que l'école organicienne enseignait une erreur quand elle décrivait une arachnitis, une piemériie et une encéphalite diffuse superficielle.

La nature ne nous offre pas d'exemples d'inflammation ainsi isolée. Mais en dehors delà méningo-encéphalite on rencontre, surfout dans l'aliénation et l'alcoolisme, une inflammation de la dure-mère qu'on a appelé pachyméningite . Cette lésion est trèsfréquente et présente un grand intérêt parce que les vaisseaux de nouvelle formation qui rampent dans la néo-membrane caractéristique de l'inflammation de la dure-mère se rompent facilement et deviennent ainsi la cause d'hémorrhagies méningées intra-arachnoïdiennes qui se traduisent habituellement par des symptômes de somnolence, de coma etdeparalysie diffuse. Nous reviendrons sur la pachyméningite à propos des hémorrhagies méningées.

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