OREILLONS
Définition. — Maladie épidémique et contagieuse caractérisée par la fluxion aiguë des glandes salivaires et en particulier des parotides.
Les oreillons constituent ilne maladie essentielle, très-distincte de la parotite symptomalique. Cette dernière affection, commune à plusieurs maladies, est habituellement, mais non toujours, bornée à une seule parotide ; elle a une grande tendance à se terminer par la suppuration ou la gangrène.
Les oreillons débutent par des frissons avec vomissements, suivis d'un mouvement fébrile intense; le pouls est large et fréquent; en même temps il survient une fluxion douloureuse dans Tune dès régions parotidiennes. Dès le lendemain, le gonflement de la parotide est apparent ; il augmente les jours suivants; il est quelquefois très-douloureux. Le mouvement fébrile tombe le quatrième jour et la résolution commence; dans les cas bénins la maladie se termine ainsi, mais le plus souvent la fièvre reparaît, l'autre parotide se prend, et la maladie se prolonge jusqu'au septième ou neuvième jour. A ce moment survient assez souvent un phénomène bizarre et trèsdouloureux : c'est la disparition rapide de la fluxion parotidienne, qui est remplacée par une fluxion sur les testicules Jousset. 2e édit. 20
chez les hommes, sur les glandes mammaires, les grandes lèvres ou l'ovaire chez la femme. Quelquefois cette métastase est précédée pendant quelques heures de symptômes fort alarmants; mouvement fébrile intense, délire, état lipothymique, puis la fluxion se fait et tout rentre dans Tordre. Cependant *Hamilton a signalé une épidémie d'oreillons acccompagnée chez quelques sujets d'une méningite mortelle. Dans une variété plus bénigne la maladie ne s'accompagne même pas de fièvre. Quelquefois l'induration des glandes salivaires persiste huit et quinze jours après la disparition de la fièvre. Les oreillons s'indurent surtout chez les scrofuleux.
Etiologie. — Maladie épidémique, contagieuse, non inoculable et ne frappant ordinairement le même sujet qu'une seule fois dans sa vie, les oreillons sévissent dans les mêmes circonstances que la rougeole. La période d'incubation varie de huit à quinze jours.
Traitement. — Solubtlis est le jnédicament généralement recommandé dans le traitement des oreillons. Pulsatilla et hamamelis sont indiquées par la métastase sur les testicules. Apis inellifera nous a rendu service dans un cas où des symptômes de méningite s'étaient montrés après la disparition des oreillons. Dans ce cas il faudrait encore songer à belladona.
Dans cette maladie j'ai employé les médicaments à la troisième dilution.
Dans les formes bénignes toute médication est superflue.