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TREMBLEMENT ET PARALYSIE AGITANS

Le tremblement est une agitation convulsive des muscles produite par des contractions involontaires, petites, rapides et rhythmiques.

Le tremblement existe à titre de symptômes dans un grand nombre d'empoisonnements : tremblementmercuriel, saturnin, alcoolique, etc., et aussi dans quelques maladies fébriles : méningites, fièvre typhoïde, fièvre éruptive, etc. Mais il existe aussi indépendamment de tout autre état morbide et constitue le tremblement essentiel qui présente deux formes : tremblement et paralysie agitans.

I. Tremblement. — Il a été appelé sentie parce qu'il survient le plus souvent dans un âge avancé; cependant on peut le rencontrer dans la jeunesse, surtout lorsqu'il est héréditaire. Les émotions morales, les excès vénériens, les causes dedébilitation sont les circonstances qui favorisent habituellement son développement.

A un premier degré, le tremblement consiste dans un léger mouvement latéral de la tête. Ce mouvement est d'autant plus marqué que les malades sont sous l'influence d'une impression morale ou d'une préoccupation quelconque ; pendant le repos de corps et d'esprit, le tremblement est habituellement insensible et disparaît complètement pendant le sommeil.

La maladie augmente insensiblement ; les mouvementsde la tête sont plus étendus et le tremblement gagne les mains, en sorte que le malade écrit et mange difficilement.

Cette forme est incurable, mais elle ne se complique ni de paralysie, ni de rétraction musculaire.

II. Paralysie agitans. — Dans cette forme, le tremblement commence d'abord par un membre, un bras par exemple, puis il envahit successivement les autres membres et jamais la tête. Les mouvements convulsifs augmentent d'étendue et les malades deviennent incapables de se servir de leurs mains ; la démarche est précipitée, irrégulière, sans équilibre et bientôt impossible.

Au commencement et pendant longtemps, il n'y a pas de paralysie véritable; seulement la contractilité est épuisée par les mouvements convulsifs et il n'en reste pas une quantité suffisante pour des mouvements volontaires un peu prolongés; ainsi, après quelques pas le malade, complètement épuisé, est obligé de s'arrêter. A la fin de la maladie, il existe une paralysie incomplète de la contractilité, des rétractions musculaires des extrémités, les doigts sont à demi contractés, réunis et le pouce opposé comme pour écrire, plus tard infléchi dans la main avec extension des dernières phalanges (comme une tabatière). Les membres sont de plus en plus ramenés dans l'adduction; la tête et le tronc se courbent de plus en plus en avant, en sorte que le menton se rapproche des genoux ; quelquefois il survient une paralysie des sphincters et un affaiblissement notable des facultés intellectuelles.

Cette forme, comme la précédente, dure très-longtemps. Elle paraît incurable et la mort survient souvent par une complication de pneumonie (Trousseau). Le siège de cette névrose serait dans le mésocéphale.

Traitement. — Le traitement a jusqu'ici été inefficace. J'ai essayé inutilement mercurtus,plumbum, lâche sis, sepia et tarent a la. D'après les expériences de Charcot, la nicotine produirait une véritable paralysie agitans ; ce médicament est donc à essayer.

Conium a aussi été conseillé.

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