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ROUGEOLE. TRAITEMENT

continué pendant toute la deuxième période quand il n'y a pas de complication. Pulsatilla convient contre la toux grasse et la période de desquamation, et sulfur sera administré ensuite pendant quelques semaines, une dose tous les huit jours, pourprévenir les accidents scrofuleux.

Les convulsions qui peuvent survenir dans la première période, réclament surtout belladona et œtkusa; l'otite, belladona etpulsatillà; la diarrhée, dulcamara, mais surtout veratrum. (Voy. le traitement de ces différentes affections.) Uépistaxis constitue quelquefois une véritable complication; je l'ai vu nécessiter le tamponnement. Il faut se hâter de remplacer aconit par ipéca (lr0 dilution au 10°). Ce médicament administré une goutte toutes les heures réussit le plus souvent à arrêter l'hémorrhagie; il est aussi indiqué parla diarrhée.

Traitement de la variété broncho-pneumonique. — C'est le traitement de la bronchite grave. Ipéca et bryonia, alternés toutes les deux heures, forment la base de ce traitement. Bryonia a été indiqué pour rappeler une éruption répercutée. Or, une éruption répercutée n'est autre chose qu'une rougeole dans laquelle la gravité de la broncho-pneumonie fait pâlir l'éruption.

Phosphorus, tartarus, kermès, arsenicum, pulsatilla, sulfur, sont après ipéca et bryonia les médicaments principaux. Je renvoie, pour plus de détail, au chapitre de la bronchite, mais je tiens à faire remarquerque le traitement homœopathique delà bronchopneumonie de la rougeole est efficace; qu'il faut insister longtemps sur ipéca et bryonia; qu'il vaut mieux augmenter la dose et descendre jusqu'aux teintures mères que de changer de médicament; qu'enfin pulsatilla m'a paru plus indiqué que les autres médicaments dans le traitement de la bronchite grave de la rougeole, quand ipéca et bryonia étaient décidément insuffisants.

Traitement de la forme maligne. — Arsenicum est le médicament principal de la forme maligne. Les accidents hémorrhagiques, gangreneux ou diphthéritiques créent des indicalions particulières de china ztlachesis pour la gangrène; phosphorus et mercu-

rius pour les hémorrhagies ; kepar sulfuris, iodium et bromum contre la diphthérie. (Voir Gangrène, Hémorrhagie, Diphthérie) : mais arsenicum répond à tous les accidents, il doit être employé en première ligne. J'ai obtenu avec ce médicament des guérisons remarquables.

Dans les épistaxis graves il ne faut pas hésiter à employer le perchlorurede fer et le tamponnement.

Hygiène, — Séjour au lit jusqu'à ce que l'éruption soit entièrement effacée ; séjour à la chambre jusqu'après le vingt et unième jour; diète absolue les premiers jour$. Puis, à mesure que la fièvre diminue, donner des bouillons et même des potages. S'il' n'existe pas de diarrhée, l'alimentation doit être poussée rapidement. Dans la forme maligne il faut alimenter les malades le plus possible ; dès les premiers jours il faut donner des bouillons et essayer un peu d'eau rougie et sucrée pour tisane. On augmentera les doses devin si les malades s'en trouvent bien.

Dans la forme commune, la meilleure tisane est la fleur de mauve avec un peu de lait; l'eau d'orge, l'eau de gomme peuvent encore être prescrites.

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