FIÈVRE TYPHOÏDE
C'est la troisième des fièvres continues ; elle est caractérisée pnr une éruption de taches dites lenticulaires, par sa durée, qui varie de deux à neuf septénaires, et anatomiquement par une lésion spéciale des plaques de Peyer et des ganglions mesen-
tériques.
Jousset, 3e édit. **
Les divisions proposées par les auteurs sont toutes hypothétiques ; nous les remplacerons par la suivante, qui ne contient que des formes naturelles et complètement irréductibles.
1° Forme bénigne, latente des auteurs.
2° Forme commune, comprenant trois variétés : a. commune proprement dite, b. commune prolongée, c. putride.
3° Forme maligne, dont les variétés différent, suivant le génie épidémique, et peuvent être rattachées à trois types : a. foudroyante, ataxique de plusieurs auteurs ; b. hémoiTkagique, pétéchiale des auteurs; c. lente nerveuse.
I. Forme commune. — !ro variété. Forme commune proprement dite. — Elle est caractérisée par la coexistence des trois affections : abdominale, thoracique et cérébrale ; par l'évolution régulière delà maladie; par une durée ordinaire «de vingt à vingt-quatre jours. C'est cette forme qui a servi de type pour la description de la maladie.
Prodromes. — Ils sont constants. Ce sont des lassitudes avec perte d'appétit ; la pesanteur de tête aveé des vertiges ; de l'insomnie ou un sommeil troublé ; de la tristesse, du découragement, mais principalement des épistaxis et de la diarrhée." La durée des prodromes varie d'un à deux septénaires; par exception, elle peut avoir une durée de six semaines.
Début. — Le plus souvent un frisson ou au moins des horripilations avec ou sans vomissement, marquent le début de la maladie. La céphalalgie, la fréquence du pouls, une chaleur acre et désagréable, de la courbature, annoncent l'établissement du mouvement fébrile. Quelquefois le début est marqué par des accès intermittents; d'abord tierce, puis quotidien, le mouvement fébrile finit par devenir continu. Ces accès intermittents, contre lesquels le sulfate de quinine est impuissant, se distinguent par ce caractère que les périodes d'apyrexie vont chaque jour en diminuant, ce qui est le contraire de ce qui se passe dans la fièvre intermittente. Ces accès, quand ils existent, prolongent beaucoup la période de début.
Période (Taugment. — La fièvre ne cesse plus; elle s'accroît tous