CHAPITRE TROISIÈME
Groupements des cristaux,
« Il est très rare de rencontrer dans la nature les
Cristaux isolés et complètement libres. Le plus sou-
ent ils sont implantés dans une gangue qui en masue une extrémité, ou bien encore, plusieurs sont oupés *nsemble. Ces groupements sont de plu-
\ eurs espèces ; nous en verrons successivement les rincipales,
GROUPEMENTS RÉGULIERS.—On donne ce nom aux groupements qui se font suivant certaines lois définies. On dit qu’ils sont directs lorsque les côtés homologues des cristaux groupés restent parallèles. C’est de cette manière que les petits cristaux peuvent en se réunissant, donner naissance à des individus plus gros. Et de fait, pour peu qu’un cristal soit développé, on peut presque toujours voir sur ses faces latérales ou basiques des indices de groupements de cette nature. Les gros cristaux de Calcite, de Fluorine, de Quarts, en donnent de très beaux exemples.
Fig. 27.
Les groupements réguliers sont inverses si les faces homologues ne sont pas parallèles, ce qui ne les empêche pas de présenter souvent une symétrie fort
Fig. 27.—Exemples de macles, hémitropies, transpositions, etc.
nom aux ; lois défiles côtés parallèles.
x peuvent individus ristal soit Ir sur $es e groupede Calcite, rès beaux
4 remarquable,
sitions, etc.
A ces groupements on donne plus # particulièrement le nom de macles.
1 Lorsqu'on étudie le cas le plus fréquent des macles, c’est-à-dire, le groupement de deux cristaux, il arrive souvent que les deux individus sont dans une & position telle que l’un semble avoir tourné d’un cer- Atain angle (360°, 60°, 90°) autour d’un axe perpen- #diculaire au plan d'assemblage, fig. 27 a, e. Quelques £fois encore, l’apparence est celle que présenterait un €cristal unique, coupé suivant un certain plan et dont Sune portion aurait tourné sur l’autre de la manière findiquée ci-dessus, fig. 27 f. Haüy a donné le nom l'héritropies aux macles formées de cristaux qui ont ftourné de 180° l’un par rapport à l’autre. Il appelait transpositions les macles à rotation de 60° ou 90°. # Le plan d'assemblage est, dans la plupart des cas, fune face existants du cristal, ou pouvant exister par “suite d’une modification fassez simple. Il n’y à “l'exception que pour “quelques macles de cris- “taux anorthiques,comme d'Albite.
“ Quelques macles semblent être le résultat de Meux cristaux ayant méme centre de figure, mais “ont l’un aurait tourné d'un certain angle, fig. 28.
+ Nous donnons ci-dessus
Fig. 28.
un certain nombre d’ex-
Fig. 28.—Groupement observé dans le Pyrite de fer.
sh CE ce
emples de macles ; l’élève pourra s’exercer à trouver la forme cristalline des cristaux groupés, la position du plan d'assemblage et l’angle de rotation.
Dans la figure 27 b, les deux plans d’assemblage font un angle de 90°. Dans les cristaux de neige, dont les formes sont souvent si belles et si régulières, l’angle de ces plans est de 60°, aussi ces macles ontelles la forme d’étoiles à six branches.
Quelques fois on voit une masse de petits cristaux aciculaires groupés autour d’un point ou le long d’une ligne, ce qui produit des formes sphéroïdales ou cylindriques. Ces derniers groupements se rencontrent assez souvent dans la Pyrite de fer.
On reconnait ordinairement une macle à l'existence d’angles rentrants, caractère que ne présentent jamais les cristaux simples. Lorsqu'il n’y a point d’angles rentrants, dit M. Pisani, un groupement régulier de cristaux sera indiqué par un système de stries ou une suture au point de jonction des deux individus ; ou bien par un défaut de symétrie dans les différentes parties du cristal composé, ou encore, par le changement de direction des clivages au point # de jonction des deux cristaux. Dans certains cris- # taux de quartz le groupement est une véritable compénétration mutuelle qui ne peut être révélée que par la lumière polarisée ou l'attaque à l'acide fluorhydrique. M. DesCloizeaux a trouvé ainsi que des cristaux de quarts en apparence très homogènes étaient formés de lames successivement dextrogyres et lévogyres superposées.
Les dendrites sont de véritables groupements irréguliers. On donne ce nom à des espèces d’arborisa-
Fu DRAC ET AU ES VERT LP D RE A M A ART RTE à RONA SA CR ATET
Le
SN r à trouver la position n.
{ tions qui ge voient assez souvent entre les feuillets d’une substance schisteuse ou encore dans l’épais- 4 seur même de ces feuillets. Dans le premier cas les
PER dendrites sont superficielles, dans le second, elles E ; M sont profondes. Quant à leur origine, elles sont TéBUHETES, Æ ques à la solidification de dissolutions salines qui nacles ont-
# imprégnaient la pierre où on les trouve. Si cette solidification a été lente la dendrite est cristalline,
its cristaux #Æ .
HA GNS sinon elle est amorphe. Les agates mousse doivent
he le long 4 leur nom à des arborisations de cette nature qui se phéroïdales #4uvent à leur intérieur.
ons 8e Fen- | Enfin on appelle druse, une masse de petits crisfer ‘nn … @taux, pressés les uns contre les autres et recouvrant le à l'exis- ne surface quelconque. Ce n’est pas un groupear pret proprement dit, bien que l’on puisse dans cer- Utains cas reconnaître entre les axes ou les faces des rroupement
à édifférents cristaux un parallélisme remarquable, système de
des deux nétrie dans :
ou encore, :
esaupoint # tains cris- #