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Fig. 186.—a Feuille composée pennée ; b feuille composée pal- 4 mée (fraisier).
rdécompouatre sys-
rangées le est pennée ; © LA , bipennée
paires à la
au même droite et étiole pri-
mée, autre- |
DiIsPOSITION DES FEUILLES .SUR LEUR AXE.—Dans les plantes herbacées, les feuilles se rencontrent d’un
| bout à l’autre de la tige. Celles qui naissent du collet
portent le nom de feuilles radicales, les autres sont les feuilles caulinaires. Dans les plantes ligneuses les feuilles ne se trouvent que sur de jeunes rameaux et, pour les arbres à feuilles caduques, exclusivement sur les rameaux qui se forment par le dévelop-
pement des nouveaux bourgeons.
Dans tous les cas, les feuilles sont toujours dispo-
sées avec ordre. Ou bien elles naissent seule à seule | en un même point du rameau : feuilles alternes (orme, | tilleul), ou bien deux, trois, quatre feuilles ou plus | sont insérées à la même hauteur : feuilles opposées ou | verticillées (érable, lilas, laurier-rose).
Feuilles alternes.—Les feuilles alternes offrent tou-
| jours une disposition fort remarquable qu’il est im- | portant de bien connaître vu qu’on peut en tirer un
bon caractère spécifique.
L’angle de divergence de deux feuilles voisines est invariable pour une même espèce, et cet angle est toujours rationel à la circonférence. Dans l’orme par exemple, cet angle est de 180°, de sorte que la
| troisième feuille est immédiatement superposée à la
avoir deux %
omposée pal-
186. Elle | première, la cinquième à la troisième et ainsi de * . : À suite.
Dans le bouleau c'est la quatrième qui est | superposée à la première, la septième à la quatrième, etc. Dans le peuplier, la sixième est superposée à la
| première, dans le bui c’est la neuvième.
Si on fixe un fil au PEUR de la feuiile qui sert | de point de dénart et qu’on le fasse passer par les
points d'insertion de toutes les feuilles, on décrira une spirale régulière d’un bout à l’autre du‘rameau. Or cette spirale fera toujours le même nombre de toursentre deux feuilles immédiatementsuperposées, Dans l’orme et le bouleau, elle en fera un, dans le peuplier, deux, dans le buis, trois, dans le sumac, cinq. Ces deux données relatives à la diposition des feuilles alternes sont à peu près invariables dans chaque espèce végétale et leur ensemble a été appelé cycle de feuilles.
On est convenu d'exprimer le cycle par une fraction dont le numérateur est le nombre de tours de spires et le dénominateur le nombre de feuilles comprises entre deux feuilles superposées. Ainsi les cycles dont nous venons de parler auront pour expression : |
1 1 2 3 5 de 7? GO qu
Cette série est indéfinie et pour trouver un terme À de rang quelconque, il suffit d’ajouter les dénomi- & nateurs et numérateurs des deux cycles qui le précè- # dent immédiatement pour avoir les quantités cor- À respondantes du cycle cherché.
On remarque que les cycles à petits dénominateurs à se trouvent sur les branches à longs entre-nœuds, tandisque les cycles à grands dénominateurs s’ap- # pl'iquent aux feuilles rapprochées en rosettes (involucres, cônes). |
On rencontre encure, mais plus rarement les séries
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Ï1 est évident que l'expression du cycle est en même temps celle de l’angle de divergence de deux feuilles voisines. |
Feuilles opposées et verticillées.—Pour les feuilles opposées, le cas le plus fréquent est celui où les feuilles de deux verticilles voisins font un angle de 90°. Elles se croisent denc à angle droit. Les fouilles sont alors dites décussées. Cette loi s'applique encore aux feuilles verticillées, et l’on trouve presque toujours que les feuilles d’un verticille sont placées visà-vis les espaces qui séparent les feuilles des deux verticilles voisins, de sorte que pour. les feuilles opposées et verticilkées, il y a superposition exacte de deux en deux verticilles.
Variations des cycles.— La valeur des cycles n’est pas tellement fixe qu’on ne puisse pas y trouver de temps en temps des variations assez remarquables. On lui voit quelquefois subir des changements profonds non seulement d’une branche à une autre, mais encore sur une même branche. C’est ainsi que des feuilles opposées à la base, s’espacent peu à peu et deviennent alternes, qu’un cycle passe momentanément-ou définitivement d’une valeur à une autre. Les causes de ces changements ne sont guères connues. Une légère torsion du rameau peut à elle seule rendre la détermination du cycle impossible, surtout s’il a une expression élevée.
Durée des feuilles. —Les feuilles, en général, tombent chaque autom: e. Les feuilles articulées tombent :es premières. Leur chute est souvent causée par une lame de liège qu se forme au point de jonction du