‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 105 sur 124 · CHAPITRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME

Androcé ou verticille staminal,

Les étamines forment le premier verticille des organes essentiels des fleurs. Ils renferment la poussière fécondante, On y distingue trois parties.

1° Le filet.—C’est le support de l’étamine. Il a la forme d’un cône, d’une colonnette, d’un fil plus ou moins ténu. Il a de plus une grande analogie avec les pétales et prend facilement la forme de ces organes. C’est ainsi que se dédoublent un bon nombre de fleurs cultivées dans les jardins. Les centaines de pétales des roses doubles ne sont que des étamines modifiées. La fleur du rosier ne renferme que cinq pétales. En général, toutes les fleurs doubles sont le résultat du changement de quelques-uns des verticilles en pétales.

2° L'anthère. — Elle à généralement l'apparence d’un sac membraneux. Si elle a plusieurs loges, elles sont réunies ensemble par un corps spécial appelé connectif.

Quelquefois elles sont simplement adossées sans que le connectif existe. A sa surface se trouve un sillon ou une espèce de cicatrice. C’est par là que s'ouvre l’anthère pour laisser sortir le pollen, fig.

Fig. 200.

Fig. 200.—Etamine entrauverte avec grains de pollen. Filet, anthères et connectif.

3° Le pollen.—C'est la partie essentielle des étamines. Il se compose d’une masse de petits grains microscopiques, dont la forme, invariable pour une inême espèce de plante, change cependant d’une espèce à l’autre.

Chacun de ces grains a deux membranes. L’extérieure est dure, coriace, à surface généralement ruguecuse, et présente un certain nombre de solutions de continuité sous forme de plis eu de pores, b, fig. 201.

La membrané intérieure est très mince, élastique et susceptible de se dilater Leaucoup. Elle peut faire hernie par les ouvertures de la membrane extérieure sous forme de tubes extrêmement petits appelés boyaux polliniques, a fig. 42. En dedans, se trouve un liquide mucilagineux, la ‘ovila, contenant une masse de petits granules que l’on voit constamment se mouvoir à l’intérieur des boyaux polliniques. Ce liquide joue un rôle essentiel dans la fécondation des plantes.

Quelques végétaux, comme les orchis, ont un pollen solide; c’est-à-dire, que les grains de pollen ne sont pas séparés les uns des autres maïs forment une seule masse solide.

Nombre et soudure des étamines.—Lorsqu’il y a dix

Fig. 201,

! Fig. 201.—Deux forres de grains de pollen, le grain a émet les boyaux volliniqu‘ ar deux des pos de sa surface.

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ou moins de dix étamines dans une fleur, leur nombre ne varie pas ; les étamines sont alors définies. S'il y en a plus de dix, leur nombre est variable, ciles sont indéfinies.

Si une-fleur renferme quatre étivitries dont deux plus longues que les autres, les étamines sont didynames, a fig. 202. Elles sont tétradynames, si la fleur

en renferme six, dont quatre longues et deux courtes, b fig. 202.

Les étamines soudées par les filets en un, deux ou plusieurs faisceaux sont dites monadelphes, diadelphes ou polyadelphes, c, d fig. 202. Elles sont synanthérées si la soudure se fait par les anthères. Enfin une soudure directe des étamines avec le pistil détermine ce que l’on appelle des étamines gynandres.

Fig. 202.—a, étamines didynames ; db, étamines tétradynames ;

| «, étsmines monadelphes ; d, étamines diadelphes,

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