‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 106 sur 124 · D IE · texte numérisé non relu

D IE

ARTICLE VI

Verticille carpellaire ou pistil.

Le pistil est le verticille central de le fleur, c’est lui qui renferme les graines embryonnaires.

Il se compose d’un nombre variable d'organes appelés carpels qui ne sont que des feuilles modifiées. Dans cette modification, la feuille se replie longitudinalement sur elle-même, ses deux bords se soudent de manière à former une cavité centrale, et les ovules ou ieunes graines se trouvent toujours sur les bords À de la feuille, La feuille carpellaire garde | généralement sa couleur.

Dans chaque carpel il y a cinq parties.

L'ovaire , cavité placée à la base : le style, Fig. 203. colonnette placée au-dessus de l'ovaire ;

le stigmate, glande qui couronne le style ; le trophosperme ou placentaire, masse celluleuse qui à sert de point d’attache ux graines et enfin les ovules qui sont les graines exxbryonnaies, fig. 203. Le ! style est souvent absent.

Un pistil est quelquefois formé d’un seul carpel, & mais il se compose généralement de plusieurs car- b pels soudés ou libres en tout ou en partie. Lorsqu'il B y a soudure par la base, l'ovaire résultant est sou- à vent divisé en autant de loges qu'il y a de carpels à dans le pistil, c'est l'ovaire pluriloculaire. Cepen- à dent il arrive que les feuilles carpellaires se soudent à

Fig. 203.—Section longitudinale d’un pistil,

eur, c’est zanes apnodifiées.

e Jongitueux bords Tr une Caju jeunes les bords ire garde

q parties.

1 le style, l'ovaire ; : le style ; leuse qui les ovules 203. Le

al carpel, eurs Car- Lorsqu'il est sou-

e carpels Cepen- à

> soudent à | le parfait non fécondé.

par leurs bords sans se replier vers l’axe de la fleur et le pistil, tout en étant composé, reste cependant uniloculaire. Le nombre des trophospermes indique alors s’il y a réunion de plusieurs carpels ou non.

Le style renferme toujours à son centre un tissu cellulaire très lâche destiné à laisser passer et à nourrir les boyaux polliniques. On l'appelle pour cette raison : tissu conducteur.

La forme et la consistance des stigmates sont très variables. En général, leur nombre indique le nom-

| bre des carpels qui se sont soudés pour former le

| pistil.

Ovule, mode de développement.—L'ovul: apparaît | d'abord à la surface du trophosperme sous ia forme d’un petit mamelon celluleux qui plus tard sera ?e

| nucelle. Ce globule s’entoure bientôt d’une double

Fig. 204. Fig. 205.

| | membrane, b fig. 204, qui finit par l’envelopper com-

| plètement, sauf à son sommet où existe toujours

Fig 204.—Développement de l’ovule ; à phase initiale ; a ovu-

Fig. 205.—a Ovule orthotrope ; b RTS e anatrope ÿ L hile ; e chalaze ; m micropyle.

une solution de continuité qui, dans la graine mûre, est appelée micropyle. Le nucelle est fixé à l’enveloppe par un seul point opposé au micropyle et qu’on appelle la chalaze, d’un autre côté le point d'attache de l’ensemble de l'ovule sur le trophosperme est le ile.

Quelquefois les différents côtés du nucelle et des enveloppes s’accroissent régulièrement, alors le micropyle, le hile et la chalaze restent sur une mème ligne droite ; c’est l’ovule orthotrope, a fig. 205. Dans certains cas, un côté se développe plus qu’un autre, alors le hile et la chalaze restent rapprochés mais le

micropyle est déjeté de côté et le sommet du nu- À

celle tourne de 90° : ovule campylitrope, b fig. 205.

Ces graines, lorsqu'elles sont mûres, ont la forme l d’un rein. Enfin, il arrive des cas de développe-

ments tout à fait irréguliers. Le nucelle tourne d’une demie circonférence et la chalaze vient se mettre en

un point diamétralement opposé au hile. Un fais- à ceau vasculaire part de ce dernier, court entre les À

deux enveloppes et pénètre dans le nüvelle par la chalaze ; la saillie qu’il produit à l'extérieur de la graine porte le nom de raphée Le micropyle se trouve ainsi placé tout près du hile. L’ovule est alors dit anatrope, c fig. 205.

Pendant que cette évolution se produit, le nucelle se creuse. La cavité intérieure, quelle que

soit sa forme, sphérique ou cylindrique, large on &

étroite, constitue le sac embryonnaire, A son som-

met se forme un chapelet de cellules terminé par À

üne cellule plus grosse qui est la vésicule embryon-

md ES SE A ro radh M VE ugi ”

ne mûre, | naire, a fig. 204. C’est elle qui, en se développant 14

éà l’enve- | forme l’embryon. k

ropyle et

é le point ARTIOLE VII. |

le tropho- |

Insertion des verticilles fluraux.

vs à 2 L’extrémité supérieur du pédoncule est presque ji * toujours dilatée en une surface plane ou légèrement j

ps 2 courbe, sur laquelle sont insérés les différents verti- |

cilles de la fleur. Cette surface porte le nom de récepta:le ou de torus. Dans quelques plantes le ré- | ceptacle prend un grand dévelopement, ainsi dans la fraise et la figue il constitue à lui seul la partie comestible,

un autre, és mais le et du nub fig. 205.

; la forme développeurne d’une mettre en Un faisentre les par la chae la graine ?

se trouve À alors dit #

lit, le nu- à Fig. 206.

uelle que &

large où M La proximité réciproque des verticilles de la fleur son som- © mens ie miné par È Fig. 206.—Insertion des verticilies floraux ; « étamines hypoembryon- 1 gynes ovaire supère; b étamines périgynes ; « étamines épigynes | ovaire infère,

SARA ANSE ARAMN G

fait que souvent ils se soudent les uns aux autres en tout ou en partie. On regarde alors comme leur | point d'insertion celui où ils deviennent libres. : De tous les verticilles floraux les étaraines 3 le pistil sont ceux dont l'insertion est la plus importante à déterminer. . Les étamines sont hypogynes si elles naissent sous l'ovaire, elles sont périgynes si elles | naissent des parois d’un calice tubnleux, épigynes si elles naïssent du sommet de l’ovaire. Dans le cas de corolles monopétales, les filets des étariines sont toujours soudés avec les pétales et ont même insertion.

L’ovaire occupe lui aussi des positions remarquables par rapport aux autres verticilles de la fleur. Il est infère s’il se soude avec les parois d’un calice tubuleux ; supère, s’il est libre de toute adhérence avec les envelopes florales. |

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