‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 60 sur 124 · RENE (I · texte numérisé non relu

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les composent. La figure 77 représente la structure des rivages, structure qui se produit surtout sous

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Fig. 80

l'influence du flux et du reflux. La structure des

Fig. 77.—$Structure des rivages. ride Fig. 78.—Ondulations laissées par les vagues sur le sable, nd

Fig. 79.—Fissures causées par le desséchement des lits. Fig. 80.—Empreintes des gouttes de pluie,

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énaire dunes, masses de sables qui se déplacent sans cesse 3 qui sous l’action du vent, se rapproche de la précédente,

mais elle se trouve dans des assises rocheuses plus développées.

L'examen de la structure intérieure des lits nous

tructure Fig. 81. Fig. 82.

ut SOUS RT donne donc une idée des circonstances dans lesquelles ils se sont formés. Il en est de même de l’apparence de leurs surfaces. On y voit quelquefois ces | qi |) ( )

Fig. 84.

rides si jolies, si régulières, que laisse sur le sable

Fig. 81, 82, 83, 84.—Concrétions de diverses natures (Dana).

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ou l'argile, l’eau qui se retire des rivages ou qui coule doucement sur un fond plastique, fig. 78. Ailleurs les lits, une fois formés, se sont desséchés et fendillés par leur exposition à l'air. Puis ces fentes, remplies plus tard par des matières étrangères, restent en saillie lorsque la roche primitive disparait, fig. 79, Enfin on trouve à la surface des lits d’argilites, les empreintes laissées par de grosses gouttes de pluie, tombées au moment où l’argilite était encore très molle, fig. 80. Ces empreintes sont tellement semblables à celles qu’on a produites artificiellement de nos jours, que tout doute sur leur origine est impossible.

I! n’est pas rare non plus de rencortrer dans les lits de sédinient, des concrétions, des rognons de diverses formes, fig. 81 et 82. Ces concrétions ont à leur tour une structure qui varie, fig. 83 et 84. Assez souvent 1l y ä au centre un corps étranger, fig. 85.

L::8 nodules argileux qui sonÿsi abondants le long de l’Ottawa cat cette structur

JOINTS, LEUR CAUSE, LEUR IMPORTANCE EN GÉOLO- GIE.—On appelle joints des fissures très étroites, mais régulières et droites, qui se voient dans la plupart des lits et qui pénètrent souvent à une très grande profondeur. Si un même lit est traversé par plusieurs systèmes de joints ayant chacun une direction déterminée, les roches qui le composent se sépareront facilement en blocs réguliers, et on sera porté à y voir l'effet d’une grossière cristallisation. Les joints sont quelquefois tellement rapprochés, tellement nombreux, dans une même roche, que celle-ci

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prend l'apparence schisteuse des ardoises, figure 85. Et de fait il est probable que la schistosité des ardoi- ses ainsi que les joints sont produits par les mêmes causes, agissant d’une manière un peu différente. Ces joints peuventtrès-facilement être confondus avec

Fig. 85. | Fig. 86.

les plans de stratification : on en voit un exemple frappant dans le ro. de Québec, fig. 86, criblé en tous sens par une to.. de fissures, qui font de l'étude de la stratification un vrai problème pout l'observateur novice.

Quelle est la cause des joints ?—Les joints existent surtout dans les terrains très tourmentés, qui ont été pliés, plissés de diverses manières, et soumis par conséquent à de fortes pressions. Leur direction n’a aucune relation avec l'orientation des lits,mais clleenaure bien marquée avec le sens des fractures ou des plissements qui se sont opérés sur une plus grande échelle. Nous citerons comme exemple, les

Fig. 87.

Fig. 85, 86,—Direction relative des lis et des joints, Fig, 87.—Gneiss laurentien traversé par des joints,

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joints qui existent dans les roches laurentiennes de la Côte Beaupré, le long de la rupture que l’on peut suivre depuis le Sault Montmorency jusqu’au Cap- Tourmente. Ils sont tous parallèles à cette rupture. On peut le constater tout particulièrement dans les

falaises de la chûte Ste-Anne, fig. 87, et à l'extrémité

du Cap-Tourmente.

M. Daubrée a montré par des expériences remarbles que les joints pouvaient être causés non

Fig. 88.

‘seulement par de puissantes pressions,

mais encore par une faible torsion à laquelle auraient été soumises les couches géologiques. La figure 88 représente une lame de glace fendillée par une torsion de ce genre. M. Daubrée fait remarquer à ce propos, que les joints sont sensiblement parallèles, quelquefois légèrement divergents, qu'ils peuvent apparaître tous au même instant, et que la force qui les produit n’agit pas toujours rectangulairement à un système quelconque d’entre eux.

De tout ce qui précède on conclut que l'étude et la détermination du sens des joints dans un endroit en particulier sont importantes à faire, à cause des déduc-

tions qu’on en peut tirer relativement à la direction des forces qui y ont modifié la position originelle des lits géologiques.

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Fig. 88 —Fissures causées par torsion dans une lame de glace,

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Nous avons vu plus haut que la structure schisteuse des ardoïses avait quelques relations avec les joints. Cette structure en effet est également le résultat de pressions qui se sont fait sentir perpendiculairement à la surface de clivage des schistes. Ce fait est prouvé amplement par les belles expériences de M. Daubrée sur le fer, la fonte et largile rendus schisteux par la seule compression. M. Tyndall croit que dans cette compression énergique les particules anguleuses qui composent la roche sont comme écrasées, deviennent de véritables petites lamelles qui donnent à toute la masse la structure schisteuse, Le sens de clivage des ardoises est

toujours pblique par rapport à la surface des lits,

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