‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 61 sur 124 · POSITION ORIGINELLE DES LITS SÉDIMENTAIRES · texte numérisé non relu

POSITION ORIGINELLE DES LITS SÉDIMENTAIRES

\ Ces lits ont été d’abord des amas de sable, de glaise

ôäutres détritus rocheux. On peut di.e qu’ils se sont presque tous formés horizontalement. Cela se conclut de leur mode de formation même et de la comparaison avec ce qui se passe encore de nos je” . En effet, dans les eaux, profondes ou non, les dépôts mécaniques se disposent toujours régulièrement. Les deltas qui se trouvent à l’embouchure de piusieurs fleuves ont souvent des centaines, des milliers de milles en superficie. Or les lits qui les composent sont horizontaux. Quelques lits géologiques étaient autrefois des marécages semblables aux marais de notre époque, mais beaucoup plus étendus. Or le fond des marais est généralement horizontal, et les dépôts qui s’y forment sont nécessairement horizontaux,

CORRE ENS CEE SE Li:

Plusieurs lits de houille contiennent d’ailleurs des troncs d’arbres perpendiculaires à leur surface, fig. .89, qui témoignent de leur position PROTEIN horizontale. :

Il n’y a d'exception à cette loi générale que pour les lits qui se forment au lieu de déversement d’une

Fig. 59. Fig 90.

rivière dans un lac ou dans la mer, fig. 90. Ces lits sont inclinés coinme le fond du lac ou de la mer. Mais ce n’est là, en réalité, qu’une exception, et on peut dire que tous les lit géologiques ont été primitivement horizontaux.

PLISSEMENTS, SYNCLINALES, ANTICLINALES.—Les lits ’ont pas gardé leur position première. Ils out été presque toujours pliés, plissés, cassés, de telle façon qu'on les rencontre dans une multitude de positions diverses. Ces plissements offrent différents caractères suivant qu’on les étudie dans des roches plus

Fig. 89.—Troncs d'arbres perpendiculaires à des lits maintenant inclinés mais primitivement horizontaux. Fig. 90.—Dépôts incliné: formés à l'embouchure des rivières.

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ou moins anciennes. Dans des roches irès anciennes

Fix. 91.

les lits sont plutot plissés que pliés, et les plissements sont très nombreux fix. 91. Dans les roches

plus récentes les plissements sont plus réguliers fig. 92. Dans la fig. 93, on saisit à première vue le con-

Fig, 93.

traste qui existe entre les plissements de deux formation d’âge différent. Les terrains inférieurs, plus

Fig. 91.—Plissements des terrains laurentieux, (Logan).

Fig. 92.—Courbure des terrains paléozoïques, (Dana).

Fig. 93.—Superposition des terrains paléozoïques aux terrains éozoïques (Logan). :

anciens, sont beaucoup plus tourmertés que les terrains supérieurs.

Dans le cas de plissements multiples, on appelle anticlinale cette ligne de chaque côté de laquell: les lits descendent, et synclinale cette ligne de chaque vôté de laquelle les lits remontent. Ainsi dans la fig. 94,$S est une synclinale et | A une anticlinale, Il

Fig. 94. n’est pas nécessaire

que les couches pliées

restent entières pour qu’on puisse localiser une syn-

clinale ou une anticlinale, Ainsi dans là figure 92 best une synclinale et a une anticlinale

DIsLOCATIONS, FAILLES.—Non seulement les lits ont pliés, mais encore ils se sont quelquefois rompus, et l’une des lèvres de la fente s'est déplacée par rap-

Fig. 95.

port à l’autre. fig. 95. La valeur de ce déplacement varie depuis une fraction de pouce jusqu’à plusieurs

Fig. 94.—Anticlinales et synclinales.

Fig, 95,—Difrérents types de failles,

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appelle uell? les

chaque 1ielle les nt. Aing. 94,5 linale et inale. Il scessaire es pliées une synfigure 92

g lits ont rompUs, par rap-

hcement lusieurs

milliers de pieds. Ce mouvement a pu se faire scit verticalement, soit horizontalement, soit obliquement par rapport à l'horizontale ou la verticale. Le mouvernent d’un côté de la rupture à généralement pour effet de courber la tranche des lits en contact, fig. 95 a. Quelquefois la rupture s’élargit et l’espace se remplit des fragments des lits rompus, fig. 95 c. Ces failles en général, ne se produisent que très lentemeni: la courbure régulière des lits, au point de rupture en est une preuve évidente.

DÉNuDATION.—Les lits, une fois pliés ne sont pas restés entiers, l’eau et les divers agents atmosphériques en ont fait disparaître à la longue une partie.

Fig. 96. .

À ce phénomène on a donné le nom de dénudation. Cette dénudation rend quelquefois l'étude d’une for-

Fig. 97.

Fig. 96.—-Dénudation.

Fig. 97.—Plissements entiers,

mation géologique assez diflicile, et peut donner lieu à de graves erreurs. Ainsi la figure 96 nous donne une suite de lits, sans aucune apparence de plissements, tandis qu’il est fort possible que cette série soit le résultat de plissements analogues à ceux de la figure 97, dont la partie supérieure aurait été enlevée. La

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