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CHAPITRE DEUXIEME

Epoque paléozoique.

L'étude des terrains paléozoïques a pour nous un intérêt particulier, surtout celle des étages inférieurs, car à ces étages appartiennent la plupart des terrains de notre province.

ETAGE SILURIEN.— Les terrains siluriens présentent entre eux une très grande différence suivant qu’on les étudie dans la partie orientale du Canada ou dans la partie occidentale. “ Dès le début de la période silurienne, a commencé un grand mouvenent de la croûte terrestre, ayant pour résultat une série d’ondulations, avec plusieurs ruptures et soulè-

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vements.” Ce mouvement a séparé la superficie paléozoïque du Canada et de l'Amérique du Nord en deux bassins. L’un oriental, comprenant les formations les plus anciennes, pliées, bouleversées et plus ou moins altérées, sur lesquelles reposent en stratification discordante, des étendues de couches appartenant au silurien supérieur, au dévonien et au souscarbonifère ; l’autre occidental où, se trouvent les formations supérieures, siluriennes et dévoniennes, beaucoup moins tourmentées et peu altérées.

La province de Québec se trouve presque tout entière dans le bassin oriental. Cependant elle renferme quelques autres terrains, vu que la ligne qui sépare ces deux bassins (carte géologique) part du Lac Champlain, tombe sur le fleuve St-Laurent entre St-Nicolas et St-Antoine, passe au sud de la citadelle d’après M. S2lwyn, longe le côté nord de l'Ile d'Orléans et se prolonge sous le fleuve jusque dans le golfe St-Laurent. Les terrains placés à l'ouest et au nord de cette ligne appartiennent au bassin

ccidental.

Divisions DU SILURIEN.—La première division du Silurien est le Cambrien ; il forme avec le Siluro- Cambrien qui lui est superposé ce qu’on désigne quelquefois sous le nom de Silurien inférieur.

CAMBRIEN.—Peu développé dans la partie orientale de notre province. $e rencontre en ilots sur la rive sud du St-Laurent, depuis Québec jusqu'au Golfe. Les grès de Potsdam sont de cette époque. On les rencontre en assez grande étendue dans le bassin occidental.

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Fig. 140.—KFossiles du Groupe de Québec.—a, Graptolithus bryoncides ; b, Phyllograptus typus; ©, Graptolithus Logani ; d, dans le G. Headii ; e, graptolite grossi ; f, larve de graptolite ; g, Bathyurus Saffordi.

Ja première est constituée par le Groupe de Québec, série de sédiments qui dépasse 10,000 pieds d’épaisseur. Il forme les monts Notre-Dame et les montagnes Vertes du Vermont.

Sir W. Logan le partageait en trois formations, Lévis, Lauzon et Sillery. Cette opinion a été légèrement modifiée depuis. Une de ces divisions, le Sillery, est maintenant rapportée au Huronien.

Les pierres qui le composent sont surtout des argilites, des grès, des calcaires et des conglomérats.

Les principaux fossiles sont des graptolites et quelques tribolites, fig. 140,

Trenton.—Calcaires éminemment fossilifères, développés sur la rive nord du fleuve depuis la Malbaie jusqu’à Montréal. Ces lits sont souvent imprégnés de pétrole.

On a découvert dernièrement au Saguenay deux autres grands bassins trentoniens, presque complètement dénudés par l'érosion du glacier quaternaire.

Fossiles.—Invertébrés très nombreux; fig. 141 et 142.

Rivière Hudson.—Cette série comprend aussi celle d’Utica. Elle est composée en général d’argilites

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Fig. 141.

Fig. 141.—Fossiles de Trenton.--a, Calymene senaria ; b, Petraia profunda.

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friables, interstratifiées de lits de grès utilisés éonimé pierre à bâtir. Se trouve au lac St-Jean, sur la rive

nord du fleuve, depuis la Malbaie jusqu’à Montréal. La lèvre occidentale de la grande rupture qui partage le Canada géologique en deux bassins est bordée à l’ouest par les terrains de la Rivière Hudson.

Révolutions à la fin du silurocambrien.—C’est surtout à la fin de cette époque que s’opère définitivement la séparation entre'le bassin orientale et le bassin occidental du Canada. Sous l'influence d’une pression latérale venant de l'Atlantique, les couches siluriennes ont été pliées et cassées. Ce phénomène s’est

Fig. 142,

produit tout spécialement le long d’une grande ligne de rupture qu’on peut tracer depuis le Golfe jusqu’au Cap Tourmente, et de là, en passant par St-Augustin, jusqu’au lac Champlain et même

jusque dans les

tats du Sud de la République

américaine. Cette faille a eu pour effet d’amener à la surface les roches du Groupe de Québec et de les faire reposer apparemment sur les lits plus récents

d'Utica et de la rivière Hudson.

Dans la figure 143

Fig. 142.—Fossiles de Trenton et Riv. Hudson, a, Orthoceras ;

b, Murchisonia gracilis ; e, Graptolithus bicornis.

qui est une section faite à la chute Montmorency, T'est le calcaire de Trenton, U'est l’Utica, Q est le

Fig. 143.

Groupe de Québec, L est le Laurentien, f est la ligne de rupture. Cette section court depuis les hauteurs de Beauport, jusque sur le côté sud de l’Ile d'Orléans. Ba figure 144est un autre coupe qui part de Lévis en L, rencontre le rocher de Québec Q, traverse la rivière “St-Charles R, et finit sur les hauteurs de

; ( Charlesbourg C. On peut y voir la disposition géné- ticc rale des roches du Groupe de Québec en même temps On: que des traces de la grande rupture citée plus haut. }

SILURIEN PROPREMENT DIT.—Ces terrains existent téri

surtout dans le sud de la région apalachienne où ils lusc

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