‹ Elements de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme] (volume 2)Chapitre 80 sur 124 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

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voici les principaux étages. Le numéro 1 indique encore le plus ancien.

5 Chemung..…...……. .…. Schistes et grès.

4 Portage... Schistes et grès.

3 Hamilton... Schistes et marnes.

2 Cornifère...…......…. Calcaire. # L'OPISEANY, Grès.

PÉTROLE CANADIEN ET AMÉRICAIN. — Lits pétrolifères.—Les terrains dévoniens du bassin occidental présentent un grand intérêt en ce qu’ils contiennent une assez grande quantité.de pétrole. Il est possible cependant que le pétrole se rencontre dans les formations inférieures aux terrains dévoniens, 2. g., dans les calcaires de Trenton Certains puits à pétrole dans les îles Manitoulines et le Kentucky atteignent cet horizon.

Le fait est que les lits calcaires de Trenton sont presque partout imprégnés d’une quantité notable de pétrnle.

Dans Ontario les sources de pétrole ne se trouvent que dans les formations Eriennes. Les puits à pétrole traversent 100 à 140 pieds de drift puis atteignent les schistes de Hamilton et souvent même se rendent jusqu’au calcaire cornifère.

Il semble que dans tous les cas la source du pétrole est dans les calcaires, soit cornifères soit Trentoniens. Les schistes Hamilton, les sables quaternaires qui ont quelquefois donné des quantités considérables de pétroie n'étaient que des réservoirs où s’accumulaient le liquide provenant des lits inférieurs. 11 suit de là que les sources de pétrole se

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rencontrent Ge préférence le long des lignes de ruptures géologiques, car, en ces endroits, il y a plus de chance de rencontrer des fissures capables d’accumuler en quantité notable le pétrole des parties voisines.

Ces réservoirs renferment généralement avec le pétrole, des gaz, carbures d'hydrogène, azote, acide carbonique, et une quantité variable d’eau salée. De sorte qu'un méme puit pourra donner simultanément ou successivement ces trois produits.

La grande masse de calcaire qui forme la base des yrès dévoniens dans la Gaspésie est plus ou moins imprégnée de pétrole. De nombreuses petites sources s’y rencontrent sur les affleurements du calcaire et du grès. On a foré plus 7" “uits dans cette région qui, ceperdant, n’a fourni, Jus :u’à présent, que peu de pétrole.

Les pétroles de la Pensylvanie viennent des terrains dévoniens supérieurs, ceux de la Virginie occidentale et de l'Ohio sont extraits des terrains sous-carbonhifères.

Genèse du pétrole. —Ce carbure liquide est certainement contemporain des calcaires où on le trouve. D’après le Dr Hunt, le pétrole résulte d’une transformation particulière des matières animales ou végétales, qui sc serait opérée au fond des eaux où se faisaient les dépots calcaires.

Les relations entre le pétrole et les eaux salines ne sont qu’apparentes. Ces eaux ne sont que des restes de l’océan primitif, silurien ou dévonien. Le plus il y a dans les mêmes formation des lits salifères distincts des lits pétrolifères et qui peuvent par accident

mélanger leurs produits avec ceux des lits pétrolifères dans des réservoirs communs.

Vie dévonienne.—Caractérisée surtout par-un grand développement de poissons de la famille des requins. Il y en avait plusieurs recouverts de larges plaques osseuses qu’on retrouve souvent dans les lits dévoniens. Ajoutons | 7 beaucoup de mollus- Fig. 145 ques, de coraux, de

| trilobites. Les plantes terrestres qui font alors leur apparition sont presque

Fig. 145.— Plante dévoniennes. a, Asterophyllites parvua ; < et d, le même agrandi, d’après Dawson.

Fig. 146.—Animaux dévoniens. d, Cephalaspis Dawsonii ; à, carapace du même grossie ; c, Zaphrentis prolifica.

olifères

a grand des ren avait ouverts ues Osretrouve les lits joutons mollusux, de plantes presque

toutes cryptogames : fougères, lycopodes, équisétacés, fig. 145 et 146.

ETAGE CARBONIFÈRE.—(C’est l’âge durant lequel s’est formée la houille. Dans les terrains inférieurs, à cause du développement restreint de la végétation, la houïlle n’existe pas. Maïs les mines de houille peuvent se trouver dans les étages supérieurs, et de fait, quelques-unes sont exploitées qui appartiennent aux époques mésozoïques et mêmé cénozoïques.

* Durant l’époque carbonifère, la surface des continents était tantôt un peu au-dessus des océans, tan-

Fig. 147.

Fig. 148.

tôt un peu au-dessous. De vastes marais d’eau douce recouvraient des surfaces très grandes. Là, une végétation des plus vives se développait inces-

Fig. 147.—a, Aile de Blattina Bretonensis ; b, Archiulus xylobioides.

Fig. 148,—Fortion de tige de Calamite.

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samment, pendant qu’à l’ombre de ces forêts se multipliaient les scorpions, les araignées, les insectes et plusieurs reptiles. Les plantes, assez analogues aux plantes dévoniennes, appartenaient à la grande classe des cryptogames. Le feuillage était donc très riche, mais il n’y avait pas de fleurs. Les fougères de cette époque atteignent 30 pieds de hauteur, les lycopodes, 50 ou 60 pieds et les équisétacés, plus de 20 pieds. Toutes ces plantes, sauf certaines fougères tropicales, ne dépassent pas maintenant deux ou

Fig. 149,

trois pieds. Les figures 147, 148 et 149 représentent quelques types des fossiles CRPRORIORSS pe et animaux.

La formation carbonifère n’est représentée dans la Province de Québec que par une étroite lisière, de sous-carbonifère, à Bonaventure, Are ne renferme

Fig. 149.—a, Ecorce de oc personalum ; b, rameau

de Z. Pictoense ; c, feuille du même; d, Sigillarin eminens ; e, Sigillaria Brownii, d’après Dawson.

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se mulectes et les aux grande nc très ougères eur, les plus de ougères eux ou

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pas de mine de houille. C’est dire qu’on ne décou-

vrira pas de mine de houille au Canada. Les quelques matières charbonneuses qui se rencontrent souvent dans certaines parties du Groupe de Québec, sont loin de constituer des mines de houille, pas plus que les filons de neuf ou dix pouces d’épaisseur qu’on trouve ailleurs, et dont le rehdement ne couvrirait pas les frais d'exploitation.

La formation houillière est très développée dans la Nouvelle-Ecosse, les Etats Unis, PAngleterre, la France, etc.

L'âge àe la houïlle n’a pas été une âge de verdure perpétuelle, car les lits de houïlle, qui sont le résultat de la décomposition des végétaux, ne constituent pas le cinquantième de l'épaisseur totale des terrains houilliers. Il s’y est don: produit dans les surfaces continentales des dépressions assez fortes pour permettre le dépôt de lits nuissants de grès ou de calcaires. Un mouvement ascendant les reportait plus tard à la surface, de sorte qu’un autre lit de houille pouvait se former, et ainsi de suite.

Origine de la houille.--Il est hors de doute que la houïlle résulte de tissus végétaux décomposés. En voici les principales preuves. On y trouve en effet des troncs d’arbres ayant encore la structure du bois et cependant convertis en houille. Des lits de tourbes se changent insensiblement en une matière qui ressemble tout à fait à la houille. Les débris de plantes, feuilles, rameaux, tiges, abondent dans les lits houilliers. Enfin, l’anthracite, même la plus compacte, a Ja structure organique.

Les matières végétales, enfoncées dans l’eau et soumises à l’action d’une chaleur modérée, ne perdent qu’une petite partie de leur carbone, le reste demeure combiné avec une portion de l’hydrogène et de l’oxygène des tissus primitifs et constitue la houiïlle. Le bois, durant cette opération, perd les trois-cinquièmes ou les-trois-quarts de son poids, et de plus, grâce à la pression, son volume est de beaucoup diminué. On croit qu’un pied de houille correspond à un lit végétal de 5 pieds d'épaisseur et un pied d’anthracite à un lit végétal de 8 pieds.

L'existence des lits de houille, avec les mêmes plantes fossiles au pôle nord et à l’équateur, est une preuve que le climat de cette époque était à peu près uniforme sur toute la surface de la terre. L’atmosphère devait renfermer beaucoup d’acide carbonique et de vapeur d’eau, agents qui favorisent grandement la croissance des végétaux.

AGRANDISSEMENT DU CONTINENT AMÉRICAIN DU NORD ENDANT LE PALÉOZOÏQUE.—Nous avons vu qu’à la fin de l’époque archéenne, le continent américain était “eprésenté par ur noyau terrestre assez restreint, placé près de la baie d'Hudson. Les montagnes de cette première époque étaient les Laurentides, les Adirondacks et quelques autres sommets des Etats- Unis. Durant tout le paléozoïque, le continent américain. s'agrandit ; son rivage sud s'éloigne de plus en plus du noyau archéen. A la fin du siluro-cambrien, les rivages océaniques touchent presque les limites sudde notre province. Les monts Notre-Dame et les Montagnes Vertes surgissent, Une étroite bande

Let souperdent lemeure de l’oxyille. Le cinquièus, grâce diminué.

à un lit anthracite

s mêmes r, est une peu près L’atmosrbonique indement

DU NORD qu'à la fin bain était restreint, agnes de tides, les es Etatsent amé-

de plus

ro-Camsque les re-Dame te bande

de la Gaspésie se formera durant le dévonien et à la fin du. sous-carbonifère toute notre province contiendra les terrains qu’on y rencontre aujourd’hui. La ligne des rivages continue ensuitg son mouvement vers le sud durant:le Gr”

| PERTURBATIONS À: LA FINDU PALÉOZOÏQUE. —Durant toute l’époque paléozoïque, sauf le siluro-cambrien, les: lits étaient restés dans: un repos relatif. Mais à la tin de cette époque, les couches- ont été profondéments: modifiées, dans leur position par des plissements et des ruptures, dans leur composition et leur structure par le métamorphisme. (Ca été une époque de bouleversement par toute la surface de la terre, ét, par contre coup, l'extinction de toutes les espèces animales paléozoïques s’en est suivie. Ces grands mouvements, comme dit M. Le Conte, ont été comme la sentence de mort des êtres paléozoïques.

Leurs effets ont été de courber les lits en plis gigantesques, larges d’un mille et plus ; de les rompre

Fig. 150.

par des failles 10,000 à 20,000 pieds, fig. 150. Aillurs

| les roches on été durcies, métamorphisées, la houille

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Fig. 150.—Faille (Dana).

can EVE cun

changée en anthracite. Nous donnons ici deux coupes des couches telles que modifiées par ces révolutions, fig, 151.

Fig. 151.

Il semble que la force produisant ces mouvements

soit venue de l’Atlantique. Dans tous les cus, les L effets ont été considérables, surtout sur la côte est de pou l'Amérique, et le résultat définitif a été la formation {pro par

une

mail loi « améi | més des Monts Apalachss. La figure 152 représente une les cl section faite transversalement à ces montagnes. On #Grar chaî Fig. 151.—Bouleversemenis à la fin du paléozoïque (Dana). l'An Fig. 152,—Section des Apalaches (Dana). est }

Fig. 152.

deux cou- | peut y voir les plissements, les ondulations, les rupes révolu- | tures qui ont modifié la position primitive des lits. Ou verra en même temps que le relief des plis primitifs, qui avaient jusqu’à 20,000 pieds de hauteur, a été profondément modifié par l’érosion, et les Apalaches ne présentent nulle part des hauteurs qui approchent de celles là.

C’est à cette époque qu’on croit devoir placer la formation des monts Ourals, entre l’Europe et l’Asie

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