CHAPITRE TROISIÈME
GÉOLOGIE DYNAMIQUE Rain | La Géologie dynamique, dit Dana, traite“ des cœuses des événements qui : sont. passés durant l’histoire … géologique de la terre, roches,. des bouleversements que celles-ci ont subis, a l'otigine: des montagnes, eté, Pour mener à bonne fin ses recherches, elle étudie surtout :les agents qui contribuent encore de nos jours, soit à former des lits géologiques, soit à les modifier ; elle suppose que les mêmes causes ont agi durant les diverses périodes | géologiques, ets voit ainsi en mesure d'en apprécier "les effets, : ie On peut grouper Îes agents, qui sont entrés en jeu -dans la formation ou la modification des lits, sous cinq chefs principaux : 1° La vie. 2° L'atmosphère, 3° L'eau. 4° La chaleur, 5° Les oscillations de la croûte terrestre,
ARTICLE PREMIER
La vie
La vie à contribué èt contribue encore pour une
Elle s'occupe de l'origine des
Le
nne part à la formation de plusieurs lits géologiques! { a — 10 ee Re re Ut
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Parmi céux-ci nous èiterons presque tous les calcaires, les lits de houille, plusieurs lits siliceux, la tourbe, etc.
“Nous commencerons par étudier | l'origine de cette |
dernière.
ORIGINE DES LITS DE oran. —— LA à est une
‘accumulation .de matières végétales, à ‘demi décompo- .
sées, dans les marais ou les terrains humides. A nos latitudes, les tourbes ne se composent guère que de sphaignes, classe de mousses qui peuvent végéter indé-
. finiment; car à mesure que la partie inférieure meurt et se décompose, la païtie supérieure ‘s'accroît sans
cesse. Les débris des végétaux qui poussent € dans les environs, les carcasses d'animaux, se mêlent à ces sphaignes et sont englobés dans le lit tourbeux.
Ces métidfes organiques subissent comme un come
. mencement de distillation, qui en fait uue matière
brune, spongieuse, assez friable.. La matière vépétals y perd beaucoup de gaz; toutefois elle garde jusqu'à
26% d'oxygène. «Dans certains cas, la tourbe res-.
semble tout” à ‘fait à la ‘houille. Les tourbières étaient préalablemerft des. lacs qui se sont remplis peu à peu et changés en marais, En effet, on trouve presque toujours sous la tourbe un lit de marne coquillière blanche. | Fa
Nous àvons de vastes tourbières au
en avons parlé en minéralogie.
On a trouvé, dans une tourbière d'Irlande, un ‘corps
humain parfaitement conéervé,. qui était-recouvert de
da; nous
11 pieds de tourbe. La tourbe jouit donc de remar-
quables propriétés antiseptiques. Ceci est peut-être dû
àl présence de l'acide (CE ou d’une espèce « de !
calcaires, U rbe, etc. à
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recouverte d’un. lit mente tous les jours, uche de craie en voie de forma-
tion. '
CORAUX.-—Les coraux ne pement que dans les mers t Parties qui ne sont Pas sillonnées par des coutant: froids, Ils vivent depuis une profondeur qui ne dérésse pas 100 pieds jusqu'au niveau de la marée basse, à
Ces coraux, n'étant souvent que des branches siliceuses plüs ou moins ramifiées, no sauraient former à eux seuls des lits compacts, ‘Mais sous l’action des vagues, ces ramesux pierreux se brisent, se réduisent. en frag. ments qui viennent se loger dans les interstices des,
prennent un grand dévelopropicales et surtout dans les’
__Coraux non brisés. Li s'accumulent -encors-165 coquile
| = — 148 — lages de toute espèce, lesquels s'agglomèrent ensemble par l’action chimique de l'eau et, à la longue, forment un banc compact, : Il sera pur, s’il est composé uniquement | de débris de coraux ou de coquilles ; il sera impur, si des sables et des argiles sont, en même temps, charriés par l’eau et ajoutés aux premiers débris.—Ce lit ne pourra pas s’élever plus haut que le niveau de la marée basse, car les coraux ne sauraient vivre exposés hors
de l’eau aüx rayons d’un soleil tropical. Donc jamais
les lits de coraux ne dépasseront l'épaisseur maximum de 100 pieds, à moins que le fond sur lequel ils reposent ne s'enfonce lentement. Si, dans ce dernier cas, la vitesse d’enfoncement égale celle de la formation du lit de corail, ce dernier pourra augmenter indéfiniment, tout en restant à la même hauteur par rapport à B surface de l'océan qui l'entoure. et | Dans les périodes géologiques anciennes, .on. trouvé des lits de coraux qui ont des milliers de milles de : superficie et plusieurs centaines de pieds d'épaisseur. Il faut donc admettre qu'ils se sont formés dans des mers relativement chaudes et à eau limpide (les coraux
. ne vivant pas dans l'eau boueuse), peu profondes et dont le fond s’enfonçait graduellement sous les
eaux.
De nos jours, les coraux prennent un grand dévelop-
pement dans le Pacifique, Ils y entourent un grand
nombre d'tles sous forme d’une ceinture de récifs, placée à une certaine distance du rivage, fig. 93. Le mouvement d’enfoncement qu’on attribue, non sans raison, aux terres de cette partie du monde, fait peu à
he
__peu disparaître l'ile elle-même, et il ne reste plus qu'une
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couronne de récifs enveloppant une lagune intérieure, fig. 94, Ces îles oùt.
reçu le nom d’atolls.
Les lits de cal. .
caires ont donc une !
double origine : les :
organismes micros copiques et les coraux.
chimique; comme le
Travertin; nous les
ébudierons plus loin
en parlant de l’action chimique de
l'eau. [2
rs
Quelques-uns ont une origine s |
‘ARTICLE DEUXIÈME
Sent,
Latmosphère
L'action de l'atmosphère relativement à la formation des lits et à le
ur modification est double Mchimique et Mécanique, La première se manifeste surtout par la composition des roches’ exposées à l’air, Quelquefois on peut expliquer chimiquement ces décompositions, * mais le plus souvent l'action désagrégeante de l'air reste un mystère, Il semble que les gaz qui agissent surtout
plus qu’une
pour provoquer ces décompositions soient l'acide carbonique et la vapeur d'eau, On sait, par exemple, que sous cette influence, plusieurs feldspaths se décomposent, les eaux enlèvent le silicate alcalin et le silicate d’alumine reste sous forme d'argile. L'oxygène agit aussi comme oxydant, particulièrement sur les bitumeset les ; carbures d'hydrogène en général. | La plupart des roches cèdent à l’action chimique de l'air; elles changent de couleur, de tenacité. Cette météorisation des roches se fait avec plus ou . moins d'énergie, suivant la nature dela roche et l’énergie des agents atmosphériques.
L'action mécanique de l'air est peut-être plus i tante, . Les vents transportent beaucoup de sal lorsque, dans un pays sablonneux, ils souffent. temps dans la même direction, les roches sont] pôles par le frottement des pérticules siliceuses. Au Cäp- Cod, les vitres des fenêtfes sont quelquefeis percées par : le choc des grains de sable, ce qui montre l'action assez 2 L’e énergique de ces particules sableuses, peut : Dunes.=Les dunes sont des collines de sable, qui » 188. - déplacent constamment sous l'impulsion du vent. agent 4 Îles < se forment de.préférence sur les rivages à sable M sidéré | et là où les vents de mer soufflent, pendant souter \$ev Sous l'influence de ces courants d'air, les . succes éécumulent en collines qui peu à peu s’avancent, de } comme des bancs de neige, vers l'intérieur des terres et l'actior finissent par envahir de vastes espaces. Les rivages l'eau 8; ..de la Gascogne, en France, sont recouverts par des dunès qui, pendant longtemps, ont menacé sérieusement toute cette pese du de On est re à lesfixer | ” L'ac
ET RE a
EE ——
e carbo- . à l’aide de sémis et de plantations de pins, Sur les côtes @ ple, que 1. du Rhode-Island, du New-Jersey, les mêmes dunes / © , mposent, existent, En Canada, les dunes proprement dites sont en e d'alu- très rares; cependant, dans les champs sablonneux de
git aussi Lanoraie, on peut voir, durant. un été très sec, de petits :
esret les ; monticules de sables, ressemb]
ant à nos bancs de neige, et qui sont des ComiMencements de dunes,
rique de Mais le meilleur exemple se voit sur la rive nord-est : du lac Saint-Jean; les dunes y atteignent.une centaine
de pieds de hauteur, et leur Structure caractéristique est parfaite, + |
> plus ou .
ét l'éner-
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Au Cäp- L'eau | rcées par : j ; à ion pa ‘L'eau exerce son action de diverses manières, Elle . si peut agir à l'état liquide ou à l’état solide, elle peut ble na M encore être étudiée comme. agent chimique ou. comme à eh agent mécanique, et cette, double action peut être con. ï bte sidéréé dans les eaux superficielles et dans les eaux ” dant souterraines. Dans les pages qui suivent, nous VeITOns # Lu successivement l'action de l’eau à l’état liquide, et celle d'air, un Ed Wiace. Relativement à la première nons étudierons mi ue F1 BB l'action chimique et mécanique de l'eau douce et de a l’eau salée, re 8 À ÿ « par des I. —Action chimique de l'eau “ eusement à ii ee PES Re à up \ les fixer L'action chimique de l'eau consiste surtout, à dis-
RARE is FOR Es 7 .
ones Comme Îles calcaires, pour aller
. | < 16 les déposer aftiours. L'eœu ne peut dissotiire le calcaire
au contact de cette eau et des lits calcaires, il se forme
un bicarbonate de chaux soluble. : Cet'acide carbonique,
l'eau le trouve dans l'atmosphère . elle-même et surtout
dans l’humus du sol.
1 fait sentir avec une assez grande énergie. Quelques géologues ont eru pouvoir, Jui attribuer la formation
."< des cavernes, fig. 95, qui ! se. voignt dans différents pays.
terrains calcaires.
Fig. 95. ,
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Les courants souterrains produisent aussi des effets @'érosions, creusent des vides qui peuvent quelquefois provoquér des effrondrements ou le” glissement des copchés les unes sur les autres. Les exemples de ces
v - phénomènes ne manquent pas.
ASE L'action chimique de l’eau chaude est beaucoup plus marquée, L'eau surchauffée dissout une foule de
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qu’à la condition d'être chargée d’acide carbonique ;
L'action dissolvante de l'eau se
En effet ces câävernes se trouvént” généralement dans les
Fig. 95.—Cayerne FE par l'eau dans une formation
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