‹ Éléments de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme]Chapitre 48 sur 92 · SE ME · texte numérisé non relu

SE ME

et

ment mm,

Celui du. Nil 8 100

Fig. 103. 7

es dù fléuve

dans la mer en:se créant à ,

e la mer là où le courant

vières ou les fleuves se dé argent dans une mer où il y à marée, assez

de marée empêche les deltas de se fo

souvent le courant rmer, Ces rivières

se terminent par des embouchures très larges, appelées A ri

estuaires, dans lesquelles la marée, montant à une grande pe

hauteur, cause un courant très puissant. Dans la baie | … tai

— de Fundy, le flot de marée atteint une hauteur de 90 - rer

| pieds. Lé courant cesse là où le flot rencontre les eaux sef

profondes de l'océan, et c’est là que se déposent les ‘rec

3 matières charriées par les rivières. Elles y produisent pér

des espèces de levées en forme de croissant, qu’on appelle pro

a ER des

con

vag

côte

pare

de (

tran:

Fig. 105, FT

barres, fig. 105. Ces barrés existent à l'embouchure form

de plusieurs rivières de la Gaspésie. On leur donne là Ce

le nom de barachois (barre-à-choir ?). direc

Eau de l'océan.—L'action mécanique des vagues est par 1

| très puissante. On peut l’assimiler à celle d’une chute systè

. ‘qui affrait même hauteur que les vagues. Aussi, sous deux

. leur choc répété, les rochers sont-ils brisés, réduits en ment

poussière, surtout là où la mer est très agitée. Ona l'éque

remarqué que le niveau de la plus grande érosion est sont € sensiblement mitoyen entre la haute et la basse mer. vés.

« L'effet de cette érosion sur les côtes estide les régula- ils vo:

riser. Peu à peu les caps tendent à disparaître et les Une

| | vers |

| L | Elle e

Fig. 105.—Estuaire avec barre.

“ ES: F Re DRE |

, appelées ne grande

ns la baie é

‘ur de 90 e les eaux posent les produisent on appelle

mbouchure 1r donne là

vagues est ’une chute Aussi, SOUS , réduits en sitée. Ona érosion est asse mer, 1 e les régularaître et les

ae)

“rente dans les pays m

vés, A l'équateur ges, c

me fl ue

rivages ne sont plus qu’une 8 peu profondes, . Voilà ce * tain point, pourquoi la forme des rivages :est si diffé-

seplentrionaux, Chez

| recouverfs pendant longtemps, durant les dernières

périodes géologiques, tont en creusant dés baïes très

profondes et irrégulières (fjords), a empêché action

des vagues de s'exercer sur leurs rivages, Au sud, au contraire, l'absence d

de Cuba ou de la Colombie, | : ie

Les débris ainsi formés par l’action des vagues sont transportés ensuite par les courants, soit sur lés rivages, soit au fond de l'océan, où ils peuvent, À ‘la longue, former des lits d’un grande épaisseur, : -

Courants océanit 68, —La disposition générale et la

. direction de ces ch profondément modifiées

par la situation relative

système de circulation est le même dans st

s“continents. Cependant le

deux hémisphères. La figure 106 représente théoriqiié} ment la circulation dans chaque hémisphère » E O est, l'équateur, E l’est et O lo

sont décrites par les courants équatoriaux et leurs déri.

uest. Deux ellipsès immenses

éGgourants vont de l’est à l’ouest

Mans les latitudes plus élevées,

Une partie du courant équatorial est encore dérivée

vers les pôles et constitue un véritable extra-courant, Elle en revient ave

ce les‘eaux des mers polairés sous

ph

‘forme d’ün courant froid qui longe de préférence ali ; FRS “veôtes orientales des continents.

Ce système général de cireulation océanique se déplace dans son- ensemble, de quelques degrés, vers le sud ou vers/le nord, : avec le changement des saisons, Lorsqu'un courant froid rencontre un courant chaud, il continue sa marche mais en gagnant les profondeurs de l'océan, le D courant chaud, étant plus léger, Fig 106. reste à la surface. | | La carte des courants de l'Atlantique, fig. 107, sérvira -J ‘d'application aux lois‘igénérales qui viennent d’être énoncées. E est le courant équatorial. Il se partage en deuxpatties. L'une se dirige t les côtes de J’Amérique du Sud, ante pour nous, entre dans le Aguit les contours et vient en .

âgée entre les îles Bahamas

% sur à côtes dû Brésil F è pe

74 vers#%@"sud en longefin | © L'autre, la plus imf

Golfe du Mexique, e sortir par l'ouverture

. etla iéride. A partir de e#moment, ce courant est Fe connu sous le nom de Couran Golfe (Gulf stream). À Après avoir traversé l'océan obliquement, il se partage

en deux sur les côtes de l'Europe : une partie se dirige

æ vers le sud pour se joindre au courant E et complétér des

Ps 00 Télivge équatoriale ; le reste longe les côtes d'Irlande et fac ne 'Egpsse et pénètre dans les mers polaires pour en les grâ

y-. ‘ reVénir sous forme de courants polaires P P. Un de.

ami

nu

Fig. 106.—Tracé théorique des dèurants marins (Dana). |

HE

continents.

| de circulaléplace dans quelques devers/le nord, des saisons.

. froid ren-

haud, il conis en gagnant e l'océan, le nt plus léger,

. 107, séPvira nnent d’être Il se partage une se dirige rique du Sud, entre dans le et vient en îles Bahamas ce courant est Gulf stream).

il se partage artie se dirige , et complétér 38 d'Irlande et aires pour en

PP. Unde.

rins (Dana). |

référence les .

des limites, bien défini

ces derniers, P, côtoie ]

; e Groënland, pui pénètre en partie dans le Golfe RU ta me ren-

Terreneu ve,

Fig, 107.

Ces courants auxquel

: $ NOUS supposons sur la carte

eu : ee x ne sont pas en réalité aussi

Éte part le Courant du Golfe dont parfaitement reconnai

naissables

rence marquée dans la couleur et la

Fig. 107.— Courants-de-tatiantique-—

We) :

1 de fure de l’eau, les autres, surtout les courants L'a polaires, ont des limites très vagues. ‘ ef:

Le centre 8 de l'ellipse équatoriale est occupé par la en Mer des Sargasses, qui doit son nom à la quantité gel - éiorme de plantes marines qui végètent en paix à la qui surface de ses eaux tranquilles; D. éro,

On reconnaît dans l’Atlantique-sud une circulation ens analogue à celle de V’Atlantique-nord. Cependant le ri: peu d'observations'qui ont été faites dans ces parages | —ne permet pas de déterminer, avec autant d’exactitude de g

é la direction des courants. ose ter

Dans le Pacifique, le Æuwro-Siwo, qui part du Japon s’ac ‘pour aller frapperiles côtes occidentales de l'Amérique cette du Nord, est tout à fait analogue au Courant du Golfe. men

attei 111.— Action de la glace fusio À # joint he Fes - glaci | Ge£e.— On sait que l'eau augmente de volume au te moment où elle gèle. Cette äilatation se fait avec une | . force extraordinaire, On: conçoit donc que l'eau qui Ôr pénètre dans les fentes des roches, l'automne, soit, en he gelant, une cause très puissante de désagrégation. élevé Assez souvent cette force brisante de l'eau détache du age

flanc des montagnes des quartiers de rocher très consi- pe +

dérables. Ces pierres ne tombent qu'au printemps, | po lorsque le dégel fait fondre la lame de glace qui les Le es

soudait aux autres roches de la montagne. Les talus " .

que l'on voit au bas des falaises abrupt n’ont pas me : d’autre origine. A | La +.

___ Certaines pierres poreuses sont pénétréék pér l'eau, ets :

courants

pé par là quantité paix à la reulation endant le ; parages xactitude

du Japon Amérique du Golfe,

volume au tavec une l'eau qui Le, soit, en agrégation.

détache du

très consiprintemps, |

Les talus à n'ont pas.

-de fusions et de regé]

mets de leur

AWérise littéralement.

Wr'elles, elles tombent . €n poudre ets’en vont avec lui, Le même effet de la. gelée se fait encore sentir sur les terres un peu dures, qui, d’elles-mêmes, seraient capables de résister à l’action érosive des pluies. La gelée les broie et elles sont % ensuite transportées par les eaux superficielles, dans les rivières et finalement dans l'océan.

GLACIERS, Les glaciers sont de véritables fleuves de glace qui coulent sur le fla éternelle, Sur leg sommets s’'accumule sans cesse, et co cette hauteur, la masse de

rieur où elle peut entrer en fusion. Cette cause existe : c'est le poids’ de la glace ‘:

joint à sd plasticité ; c’est elle qui donûe naissance aux glaciers, à l’aide desquels la neige des sommets glisse et vient fondre dans les régions inférieures, Fe Origine et cause des glaciers. —Nous venons d'indiquer cette origine.

élevés, entassée souve centaines de pieds, se

La neige des sommets les plus.

nt sur une épaisseur de plusieurs Change à sa partie inférieure èn une neige, compacte, plastique, appelée névée. Cette

mévée est le commencement du glacier. Par une série

ations successives; elle se changera bientôt en une glace compacte et transparente, Quant à la cause qui Produit cette névée, c'est à peu près uniquement le poids des couches supérieures de neige,

-La marche des glaciers tend donc à dépouiller les som

" plus lént.

& Fig. 108.

Fig. 108.— Direction du plus fobt and s'qn glacier.

y apportent constamment de Droles lueiges. qui , alimentent indéfiniment le glacier. Daris les contrées où il y a peu d'humidité, les glaciers seront donc très peu développés. Dans les Montagries Rocheuses, il-ne manque ‘ pas de piés élevés qui n’ont pas de glacters, uniquement parce que l'air qui les entoure est trop sec. oi Marche.- —Le courant du fleuve de glace peut s'ässimiler complètement %üux courants des fleuves ordinaires, , saüfrau point de vue de la rapidité : il est beaucoup Lx vitesge d'écoulement vârie d’un glacier à l’autre, elle varie aussi avec la pente du lit et avec les diverses saisons de l’année; c’est durant l'été qu’elle est la lus considémable. Elle ne dépassé pas en moyenne 10- 18 pouces par Jen d'est dire, un mille en 18 ou 20 ans.

Comme dans les rivières, a vitesse est plus grande ; au céntre quagur Jes rivages, à-la surface qu'au fond.

M ée que Agassiz, Forbes et Tyndall

ont constaté: direetement par l'expérience: Sifle glacier suit des méandres,

la ligne de, ph rapide déplacement est, :

. comme d4 Les cours d’eau, plus sinense

. que le Hit ‘dy icier. lui-même, fig. 108.

Crevasses! “'xitesse plus grande des parties centrales ‘cause une traction sur

la, glace des rivages qui est ‘retardée dans sa mafche par le/frottemenñt sur les rochers; cette traction peut êtré suffisante pour fendre la glace LL

Ce a

we Ve \

neiges. qui

les contrées

it donc très heuses, il-ne de glacters, est trop sec.

peut s'ässi- 38 ordinaires, st beaucoup d’un glacier 1 lit et avec , l'été qu’elle en moyenne mille en 18

LS

per.

protubérance causera parallèles À son arête

plus grande

qu'au fond.

s ‘et Tynddll

par l'expé- »s méandres,

acement est, plus sineynse me, fig. 108.

18 grande des traction sur

qui arrive sans. ce ide, le poids de la glace basses, les éc

la pa me du glacier | | kes glaciers ne s'arrêtent pas | | éternelles. ‘fls descendent souv

pieds plis bas. La Mer de Gla

à la limite des neiges ÿ ent de 3000 À 4000 : . À

Monix, et elle a sa 8 |

see ss F e du Mont-Blanc. :Sous la glace pus les, gor- *.] cette 0 qui e tou) |

à ne Fa lé je qi apparaît À l'extrémité inféeuré 1 di |

a g ; et, en grande partie, de 1a! ho . Il est nm |

ms, | glace.. Les ‘ |

Fig. 109. Crevasses laté produlsert—

elles s Wérales d'an glaofèr my ment y —

} # in glaoie r,

Le vas È o | Rs | ess

re

eaux en sont rarement limpidés: Elles. sont le plus.

NenT

souvent ‘blanchâtres,' grâce aux substances terreuses : qu'elles. transportent, substances qi proviennent des roches chatriées et.broyées par la glacé. |

+ - Erosion et transport. par les glacier 8.—Ces' masses

de glace font gur les roëheg sur lesquelles elles passent

une action érosivé très puissante. ‘Elles lés usent,

adoucisseñt &t polissent Jeur surfüce ; et si elles renferment, elles-mênies dès fragments de rocher qu'elles

entraînent aVec elles, les À chés du fond sdht non seu-

lement polies, #iais couvertes de rainures pu de stries,

ces‘fainures indiquéut le sens de la marche du glacier.

. Souvent les lits rocheux sûr lesquels le flot de glace/a

coulé, sont arrondis: en une sui e de dômes quiñvus de loin, rappellent, jusqu'à, un certain point, des dos de moutons, et qu’on nomme pour cela roches moutonnées. On trouve ces rainures et, rés rocties moutonnées là où ilrya plus l'ombre’ de glacier. Il y a, dans le canton de Ware, le plus bel échantitlorf de roches moutonnées qu'on puisse, voir. L'éévation de ces roches est d'à peu près 1500 pieds au-dessus du fleuve. La direction des rainures est’nôrd et sud. Les roches striées sont des argilites rouges et noires appartenant au silurien. Ce fait proavé l'existence de glaciers dans cette partie du pays à une époque plüsou moins reculée.

Là force érosive des glaciers est énorme, et c’est'là, sans contredit, dans les continents septentrionaux, une des causes qui a contribué autrefois le plus efticabement

à modifier les reliefs terrestres.

Les glaciers ont quelquefois des dimensions colos-

sales. Au Spitzberg, un des glaciers côtiers à 11 milles |,

d'u véÿ mai mot de ( :

bler glac péri

cout

nt le plus.

s terreuses :

nnent des

es’ masses les passent lés usent, Iles renferér qu'elles ht non seuu de stries, du glacier.

; de glace/a quiñvus de des dos de noutonnées.

nnées là où ns le canton moutonnées s est d’à peu direction des

ées sont des :

ilurien. Ce :

te partie du e, et c’est’là, rionaux, une

| eflicabement

nsions colos-

sall milles

couvrait tout le Canada. La plupart'des

| ne 169 eme de large sur une épaisseur de 100 à 400 pieds en dehors

‘de l’eau ; le volume qui plonge dans l’eau est beaucoup. .*

plus considérable. our, Moraines, — Les matériaux, arrachés par les glaciers à leurs rivages, s'accumulent sur les bords du courant: et se disposent en un cordon:plus ‘ou moins volumineux, composé de roches, de terre, etc. C’est ce qu'on appelle une moraine latérale, Dans lé cas du confluent de deux . ou de plusieurs glaciers, les mofaines latérales qui viennent en contact s’unissent: énsemble et forment ‘ne : moraine médiane, fig. 110. Enfin tous ces débris, miiné-. aux OU organiques sont entassés pêle-.. !

mêle à l'extrémité du courant et lef::

recouvfent en partie : c’est la moraine frontale. Quelques - unes” des masses transportées par les glaciers ont des dimensions . énormes, On cite de ces pierres dont le volume équivaut à celui d'un édific# de 100 pieds de long, de 50 de large et de 40 de haut. * On peut vôjr très souvent des moraines là où mäintedant il n'y a plus dé moraïhes bien caractérisée de Québec. ep . Tout’ le sol arable que nous cultivons est très probablembpt le résultat de la trituration des glaces et les glaciers de la période gé période glaciaire, alors qu'une immense c

Fig. 10.

glacier ; cependant les s sont rares dans la province

roches par les ologique dite ouche de glace Cailloux perdüs

L'or,

der glaciers. L

des champs viènnent des SEE et ont été trans- qu’ portés çà et là par les glaciers ou des banq uises. . sau Banquises. Quand un glacier atteint le rivage de. | été l'océan sans se fondre, il se sépare au contact de l’eau en, + déb immenses bloes, qui flottent et se dispersent en diverses cair directions, ce sont les banquises. La fig. 111 montre com- que : ment le glatier, arrivé à l'océan, se casse en fragments riva plus où moins volumineux, sous l’action de la poussée :.Æ- L de l’eau. Les banquises transportent avec elles des : Ÿ anci millions de pieds cubes de substances terrerses, restes. les des moraines qui recouvraient les glaciers. Ces monta- débr -gnes de glace sont pous- diffé sées. par les courants ‘ dépo

océaniques et elles attei-gnent bientôt des latitudes inférieures. Là,-elles “Fig M foudent, laissant tomber

sur le fond de l'océan les.

h rliée qu’elles transportaient. Le Grand Banc de Terre- Neuve est placé à peu près au conflient du Courant dû Golfe et di courant froid polaire, qui longe les côtes du Labrador et transporté beaucoup de banquises. Ces

. dgruières, rencontrant à la hauteur du Grand Banc, le Courant chaud du Golfe, se fondent, et on croit que

c'est à cette cause qu'est due l'existence d’un bas-fond,

La

d’un banc, à cet endroit dau ÿ Le]

Résumé.— D'après ce que nous venons de voir, nous cabiône pouvons, relativement aux terrains de sédiment, dire disons oo à la sù

Le rt

Fig. 111.Banquises se formant au pied d’un glacier par __la poussée de l'eau.

gk be, {

+ + à , ä È ; « . : * <æ 4 ks LL ° nee 171 LA È , : s. Es

v été trans- + qu'ils sont formés des débris a

oches. préexistantes,

es... sauf le calcaire, Ajoutons même que, si ce dernier à. (2 e rivage de. " été en grande ‘partie le résultat de Talaraultion de .%,

de l’eau en, + débris organiques, - où êtres vivants ont trouvé er à |

en diverses caire de leurs:.carapaces dans les eauk de lo ed ie: . nontre Com- quelles ‘l'avait enlevé par dissolution aux “roches des D : fragments | rivages. : ue «

la-poussée ‘D - Les causes qui ont amené cette destruction des roches celles des ‘M anciennes, ont été les eaux, la glace, la gelée, Jes plantes, “ses, restes les décompositions: et combinaisons. chimj ds Q . p : . k . , : nyq Ces monta M débris, après âvoir été.remaniés par les eaux, ont formé sont pous- différents lits, absolument analogues à ceux qui se s courants : déposent de nos-jours. HE - elles attei- ne run La: eN ; ; des latitu- # re | | | sr 4 FA \ 8. Là,-elles de :

ps ter = ARTICLE QUATRIÈME à l'océan les. de 6 Di 1 de Terre- x L — LR : * Courant du } TR les côtes du | Ce -— Distribution de la diileur à la surface

Banc, le F.

nd 1 a dé la terre mn croit que in bas-fond, La chaleur est un agent si puissant qu’un simple de hangement Gi es clirogte peut amener des modif. ations géologiques très étendues. Voilà pourquoi nous

"ons un mot de la distribution actuelle de la chaleur

6 VOIr, nous liment, dire

à la surface de la terre. 2 Le refroidissement de l'atmosphère à la é@

n glacier par : - | globe, qui devrait se faire réguliè

pôles, est loin de présenter l’uniformité qu'on pourrait attendre: L'inégale distribution des masses continentales et les courants océaniques sont les prhéipales causes qui détruisent cette régularité. Le Courant du Golfe, À lui seul, verse tous les ans dans les mers arctiques

autant de chaleur qu’une surface de 1, 60,000 milles .:

carrées, placéé à l'équateur, en feçoit annuellement du : soleil, Cette quantité de’chaleur, changée en travail,

produirait 77,479,650,000,000,000,000 pieds-livres par jour. C'est plus que ne peuvent faire tous les courants âériens qui soufflent de l'équateur vers les pôles. La chaleur transportée ainsi par ce courant, serait suffisante

pour faire couler un fleuve de plomb fondu dont le :

débit égalerait celui du Mississipi. Les lignes isothermes

sou donc très irrégulières, surtout dans l'hémisphère

nord, où elles s’infléchissent vers le pôle en approchant des, côtes occidentales des continents, pour revenir vers le sud sur les côtes orientales. 4

VARIATION DANS LES CLIMATS.—Le soleil, en réchduf.

fant plus ou moins les différentes parties du globe, est un des principaux facteurs de la température d’un pays. Les quatre saisons n’ont pas toutes la même loïgueur. Actuellement la moitié de l’année qui correspond à Y'été pour l'hémisphère nord est de huit jours plus longue que l'autre, Mais, grâce à la précession des équinoxes, au déplacement du grand axe de. l'orbite terrestre, cette différence de longueur, maintenant en

diâte vert:

entoi

banq

l'on pourrait continentales ipales causes int du Golfe, ers arctiques

50,000 milles :

uellement du :

een travail, ds-livres par s les courants es. pôles. La rait suffisante

ondu dont le :

es isothermes

l'hémisphère n approchant r revenir vers

ARENA il, en réchauf-

du globe, est ure d’un pays.

me loñgueur.

correspond à it jours plus précession des xe de- l'orbite naintenant en

trouve trans- :

Les variations ent aussi des

Il n'est donc

deviendraient de plus en plus froides, int glace augmenterait à leur surface, la barrière de ban-

banquises qui s’échappent des glaciers couvrent l'océan

pas impossible que, grâce à l'accumulation de ces effets, :

faibles en eux-mêmes, dürant une longue suite de siècles, il se soit rencontré dans l’histoire géologique du globe, certaines circonstances astronomiques, qui aient

. amené une distribution de la température À la surface de la terre bien différente‘de celle qui existe aujourd’hui,

Les changements qui pourraient arriver dans la dis.

. . s.." ses û n A tribution relative. dés Continents et des mers, auraient:

encore une-influence considérable sur les climats des ‘

différents pays. Si l’on supposait, par exemple, que le plateau qui réunit l'Islande à l'Angleterre, et qui est à une faible profondeur sous les. eaux, s’élevât d’uno

manière sensible, ce mouvenient aurait pour effet d'arré…

ter le, Courant du Golfe dans'sa marche vers les mèrs

polaires. Celles-ci ne recevant plus de chaleur du dehors, La quantité de quises, qui limite la mer libre au nord, se déplacerait vers Je sud, et il n’est pas 1mpossible que le climat de toute l’Europe septentrionale fût notablement refroidi,

Or, si. un nouvement aüssi faible que celui-là est capable de produire de tels effets, que serait-ce donc si

quelques. masses continentales disparaissaient À l'équa-

teur pour émerger au pôle nord ? Supposons, par exemple, un instant, que le Brésil, le nord de l'Afrique, les Monts Himalaya, disparaissent sous l'opéan et que des surfaces équivalentes surgissent au pôle, Immé. diâtement. ces continents polaires, constamment. couverts de neige et de glaciers, refroidissent l'air qui les

entoure, . Les vents du nord deviennent glacés: leg

À È > ou ro ne = US een ns 7" "Re TRES

toute la masse de l’atmosphère est refroidie ; le ciel des tropiques habituellement. limpide est chargé de nuages, résultat nécessaire du refroidissement général et le soleil *

ne peut plus éclairer et réchauffer de ses ra tons les,

quelques îles placées sous l'équateur.

Dans ces conditions, le climat des régions équatoriales ressemblerait à celui de notre latitude, et le géoloue d’alors s'étonnerait de trouver, parmi les débris transportés par les banquises, des restes d'animaux arrachés à nos contrées, indiquant une vie très développée là où il n’y aurait plus que d'immenses champs glacés.

“Fig 112.

- Enfin, si l’on transpottait au pôle. oi le reste des continents tropicaux, le climat de Ja terre serait tellement refroidi que Lyell doûte ap ‘elle fût encore habitable.

Fig. 112.—Disposition des continents produisant le maximum de froid à la surface de la terre (Lyell).:

maxin un ma

Pou produi

mentic

mum: de

; le ciel des é de nuages»

al et le soleil

ions équatode, et le géomi les débris s d'animaux ie très déve- :nses champs

A le reste des e serait telle- , encore habi-

aisant le maxi-

ait voir la dispositi

maximum de fr un maximum de chaleur.

produire des variations dan mentionnons-les pér

mum de chaleur (Lyell),

Les changements se feraient

“oscillations de la surface terresre avaient pour. effet de

faire surgir des continents à l'équateur et de placer aux pôles des imers libres d’une grande étendue,

De tout cela nous. concluons qu'il est facile de se

. figurer que, dans le cours des époques géologiques, les

oscillations superficielles aient fort bien pu déterminer des périodes froides ou chaud

les expliquer, recour + La figure 112, q

en sens inverses, si les

ir à des causes extraordinaires,

on des continents qui aménerait un

oid, et la figure 113, celle qui causerait

Pour finir l'énumération des causes capables de

s les climats terrestres, iodes de minimum et de maximum

—— age ST = qe

Ki. 113.— Disposition des continents produisant le maxi-

68, Sans qu’il faille pour

ue, nous empruntons À Lyell, nous .

PCR ET DM SU Sen PAC

a IL

le dans les taches du soleil, un changement possible dans | l'état de la surface decef astre ou uné modification | ses à 1deom position de l'atmosphère terrestre: D'après N Marecherches des physiciens, la présence d’un excès, k | même relativement faible, de vapeur d’eau et d'acide à carbonique dans l'air, aurait pour effet de modifief considérablement sa diathermanéité pour la chaleur obscure et par suite sa tein pérature.

“IL. —Chaleur interne du globe.

on |

SON EXISTENCE.—Quelle que soit la température à la surface du globr, il est certain qu’elle s'élève lorsqu'on s'enfonce vers le centre. L'existence d’une température très élevée dahs les parties intérieures de la terre est prouvée par plusieurs faits incontestables, En premier lieu notre planète est-aplatie aux pôles, précisément comme l'aurait été un globe primitivement © fondu, ayant même densité que notre terre et tournant autour de l'axe des pôles avec la même vitesse. Les puits artésiens donnent une ean d'autant plus chaude qu'ils jaillisse t de couches plus profondes. Dans les mines, on state-encore une élévation de température proportionnelle à la profondeur. On croit qu'en moyenne la température ‘s'élève de 1°C. par 100 pieds. Cette proportion varie nécessairement avec la conductibilité des roches que l’on traverse. . | Lés couches les plus anciennes, celles qui ont été par conséquent enfouies à une grande profondeur grâce aux dépôts plus récents, sont toutes cristallisées, phénomèue qui est encore ‘une conséquence de la chaleur à

ee laquelle elles ont été soumises. :

parois de la devier a coroll:

ossible dans | modification re. D'après d'un excès, u et d'acide de modifie?

Ja chaleut à

pérature à la ve lorsqu'on température e la terre est

ie aux pôles, rimitivement e et tournant tesse.

d'autant plus us profondes.

> élévation de ur, On croit de 1° C! par sairement avec erse.. es qui ont été ofondeur grâce illisées, phénole. la chaleur à

Les sources thermales prouvent encore qu'ilexiste sous la croûte superficielle, des couches plus chaudes qui chanffent les eaux de ces profondeurs à!de hautes températures, quelquefois au delà de 100°C. 4°

Enfin les volcans sont sans contredit des preuves évidentes de l'existence de masses en ignitipn dans l'intérieur du globe, >

ETAT PROBABLE DE L'INTÉRIEUR DU*GLOBE.— Dire si l'intérieur de notre globe est ou n’est pas liquide est un aroblème très compliqué, très difficile ; la géologie, dit « Conte, n’est pas encdre en mesure de le résoudre d’une manière complète:

Deux théories sont ici en présence, : L'une suppose l'intérieurliq uide, l'autre le croit solide. Nous donnerous le pour et le contre de chacune de ces théories,

La première s'appuie surtout sur le fait de laugmentation de la température avec la profondeur, Alors, en suivant cette progression croissante de 1° C, par 100 pieds, on trouve à 25 ou 30 milles une température capable de fondre toutes les substances connues, Il faut donc conclure que notre globe est une masse. de lave, enveloppée par une croûte mince, très mince, épaisse tout au plüs d’une vingtaine de lieues, Les vol. cans, les tremblements de terre ne sont que les effets des commotions de cette masse ignée. L’écorce de notre globe s'agite sous la pression intérieure comme les Parois d’une bouilloire frémissent sous la pression interne de la vapeur : elle cède et

devient trop grand Voilà la premig éorie, avec ses Preuyes et ses corollaires, La réfuter sera établir l'opinion d’un contre

8e brise, si la pression

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