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ne |
‘solide. Voici donc quelques-unes des objections qu ’on peut lui opposer :
Cette élévation de température de 1° C. par 100 pieds est loin d’être régulière ; d’ailleurs les forages les plus profonds ne dépassent pas quelques milles, or le
« rayon terrestre est d'à peu près 3,960 milles; comment or donc affirmer que cette progression croissante de la cha- Ç leur ne varie aucunement de l'extérieur au centre ? l D'ailleurs, la terre est plus dense a centre qu’à la
surface, or cette augmentation de densité a pour effet " d'accroître la conductibilité et par suite de diminuer la ‘8 rapidité d’élévation de température. Alors à mesure si qu’on gagne l'intérieur, la température doit s'élever de ë
moins en jhoins pour un même espace parcouru. La température de fusion de la plupart des roches DPKG: | est élevée par la pression. On conçoit donc que les d assises de l’intérieur, bien que chauffées à une haute n * température, puissent rester solides à cause de la pres- l'a sion qu'elles supportent. ; da le qu ex Fig. 114. de ‘ ter Les volcans, qu'on amène comme preuve de l'exis- sen ; tence d’un centre liquide, prouvent plutôt le contraire. ex!
En effet, s'ils communiquaient avec une même mer. de feu, ils devraient être tous en activité en mêne temps. ;
* Les
Fig 114.—Profil du Mauna-Loa L et du Kilaua K.
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C. par 100 8 forages les milles, or le sg; comment nte de la cha- 1 centre ?
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ive de l'existle contraire.
même mer. de mêne temps.
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Les moins élevés. devraient déborder quand les plus hauts lancent des laves par leurs cratères. Or, dans “les îles Sandwich, une même montagne, fig, 114, renferme deux volcans, élevés, l’un de 4000 pieds, l’autre de 14,000, et qui sont parfaitement indépendants l’un de l’autre. Il arrive souvent que le Mauna-[oa, le pluë élevé, lance des laves, pendant que le Kilaua, 1 bas, reste parfaitement tranquille, Enfin, on pourrait ajouter qu’en supposant un globe primitivement liquide, les solides, formés d’abord. À la
e plus
‘surfage et, plus denses que le liquide sousjacent, ont dû se rendre au centre et s'y accumuler, de sorte que la
solidification a commencé en réalité par Le centre,
De l’ensemble de ces considérations, on peut conclure qu’il est encore impossible d'affirmer quoi que ce snit de positif relativement à l'état’ physique du centre de notre globe. Se prononcer carrément en un senÿ ou en l'autre est sortir du domaine de la dans le champ des hypothèses.
Parmi ces dernières, celle qui, tout en admettant que le noyau central est très chaud, affirmerait cependant
‘qu’il est solide, nous paraît la moins hasardée, Pour expliquer les phénomènes volcaniques, les tremblements de terre, les oscillations, les plissements dé la croûte terrestre, il suffit de supposer l'existence d’une zône
semifluide, placée entre ce centre compact et l'écorce, extérieure, |
science pour entrer
1 D D APE Pins
. LEUR STRUCTURE; Les PRODUITS QU'ILS REJETTENT, — “Les volcans sont des mo
ntagpes dont le som met est
occupé par une immense ouverture en forme d’entonnoir, par laquelle s’échappent diverses matières gazeuses, liquides ou $olides. L'activité des volcans est quelquefois continue, comme le Stromboli, mais le plus souvent il y a des périodes d’éruption, séparées par des époques de calme relatif, Cependant un volcan, même dans ces époques de calme, émet toujours des-gaz et des vapeurs, tant qu'il n’est pas complètement éteint.
La dimension du cratère est quelquefois très grande. =! Le cratère du Mauna-Loa a 2} milles de large, et celui du Kilaua 8 milles. Ce dernier est un immense lac de lave fondue, dont la surface est de ‘plusieurs centaines de pieds plis bagses que les bords du cratère. : La pente des cônes volcaniques varie suivant que le volcan rejette des matières fluides ou des matières. solides. Comme la montagne est presque toujours le résultat des accumulations de ces débris, une lave fluide,
coulant même sur une pente douce, ne peut produire
Fig. 115. ë
) RCE qu'une montagne à flancs très peu inclinés, tel est le
Kilaua, fig. 114. Au contraire un cône de. scorie ou de cendres sera beaucoup plus raide, tel est le Cotopaxi. L'origine des volcans peut être déterminée par l'étude
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Fig. 115.—Cône de scories.
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de leur structure, :
volcanique est uniq . plus ou moins régu
matières liquides ou solides rejetées
8 “par les volcans, és . DC fig. 115. Ce sont des cônes de scories :
Quant aux éjections volcanique liquides et solides, Les gaz sont surtqut de la Vapeur d’'eaü en immense quantité, . des” gaz sulfureux toit vapeur de soufre, soit acide sulfureux, de l'acide chlo-
, thydrique, de l'acide carbonique, ete. La vapeur d’eau prédomine d’une manière très marquée. Il est à remarquer que ces gaz sont ceux-là mêmes qui se formeraient par la réaction des eaux de la mer sur le calcaire impur chauffé à une haute température, La fumée et les flammes qu’on dit se produire durant les éruptions, ne sont que des reflets sur la Vapeur d’eau et les cendres volcaniques en suspension dans l'atmosphère de la lave fondue qui remplit le cratère. M n'ya pas en général.
de flammes Pr'oprement dites dans les, éruptions voleaniques,
Les matières li stances minérales
Le plus souvent toute la montagne uemént composée d’une suite de lits
s, elles sont gazeuzes,
quides sont surtout, les laves, subfondues, qui s'échappent par les cratères volcaniques, Cette lave peub avoir deux états physiques différents. Elle peut être pâteuse, empri- : Sonnant de nombreuses bulles de vâpeur d’eau et autres Saz, ce qui la rend poreuse et cellulaire une fois qu’elle est refroidie, Telle est la lave du Vésuve. Elle est aussi quelquefois très fluide, absolument comme du verre fondu, comme la lave du Kilaua,
Considérée au point de vue de la Composition chi.
liers, résultat de l'accumulation des
“que, la lave est essentiellement une pâte de-Feldspat}——
et d'Augite. Suivant que le premier ou le second de
ces minéraux prédomine, la lave est acide ou basique. 6 Les Trachytes, les Obsidiennes sont des exemples de ] lavès acides ; les Basaltes, les Dolérites, des ‘exemples c de laves basiques. | RE d Outre ces matières liquides et gazeuses, les volcans d rejettent encore beaucoup de corps solides. Cela se voit q surtout dans les volcans à lave pâteuse, dont la lave ne la sort que péniblement à la suite d’explosions qui ont ce pour effet de lancer en dehors du cratère des quartiers Pi de roche, des fragments de matière à demi fondue, et vé gurtout üne poussière minérale assez ténue, arrachée ol aux parois de lé cheminée volcanique et désignée géné- ai ralement sous le nom de cendre volcanique. Pompéi a la: été ensevelie sous une couche épaisse de cette cendre, du lors de l'éruption du Vésuve, en l'an 79 de notre ère.. (Ua) A la même éruption, Herculanum disparaissait sous mc une couche de scories. Cette éruption est encore restée tif (célèbre parce’ qu’elle coûta la vie à Pline l’ancien, qui, | s'étant approché trop près de la montagne, fut étouffé d'a par les vapeurs sulfureuses qui s’échappaient à flot du Qu cratère. ee | | Le Souvent la vapeur d’eau qui sort du cratère en ba volume énorme pendant l’éruption, se condense et tombe Le, en pluie torréfitielle sur les flanes de la montagne. Cette Got pluie délayemdes cendres volcaniques, et la bouillie grise Il ! qui en résulte forme en 8e desséchant, une pierre satis poreuse qu’on appelle tuf volcanique. il Les éruptions des volcans à lave pâteuse, comme le érup Vésuve, s’annoncent longtemps d'avance, et sont sou: des ( le ve
vent accompagnées de tremblements de terre. Celle des:
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, les volcans Cela se voit nt la lave ne sions qui ont des quartiers ni fondue, et nue, arrachée \ésignée géné ue. Pompéi a cette cendre, de notre ère.
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. terre, Malheureusement, les
tes
| volcans à lave liquide le sont rarement.
Ce sont des éruptions, qu’on pourrait appeler silencieusè, Au.
Kilaua, il est arrivé plus d’une fois qu'o d’une éruption en voyant flamber les foré de la montagne, incendiées par le passa de lave. Dans les volcans très élevés, il que la lave sorte par le sommet, Elle r lfcheminée, volcanique. Une fois qu certain niveäu, la pression parais de la Cheminée est vent la montagne éclate, ouverture latérale, En 1 ainsi,sur le Kilaua.
large, et s'élevait à 20 dura trois jours.
comme de petits y montagne; on les
tifs.
THÉORIE DEs VOLCANS—On ne peut rien affirmer d'absolument certain relativement à l'origine des volcans. Quelques géologues les regardent comme des évents par lesquels s'échappe le trop-plein du centre liquide de la volcans ne sont pas tous en activité en même temps. Or ils devraient l'être s’ils ‘ommuniquaient tous avec une même masse liquide, Il faut donc chercher ailleurs une explication plus” satisfaisante, | |
Il est certain que l’ear éruptions, Des masses é des cratères en activité ; le voisinage des océans ;
n été averti ts du sommet ge du courant est assez rare emplit peu à pew ‘elle a atteint un hydrostatique exérece sur les
et le cratère se vide par une. .
852, un jet latéral se produisit ‘ Il avait plus de mille pieds de.
0 ou 300 pieds de hauteur, Il Ces ouvertures latérales constituent olcans ‘parasites sur les flancs de la désigne sous le nom de cônes adven-
1 joue un grand rôle dans les normes de vapeur d’eau sortent ceux-ci sont tous placés dans
tellement forte que'très sou-. . -
;les laves sont Souvent impré-— 4%
guées de chlorure de sodium; on a trouvé des débris de:poissons dans les éruptions vaseuses de Java ; enfin les acides gazeux que les volcans exhalent semblent être le résultat de la: décomposition des différents sels de la mer. Tous ces faits donnent à penser que l’eau pourrait bien être le facteur principal des phénomènes volcaniques. :
On admet encore que la vapeur d’eau est la. grande force qui fait monter la lave dans la cheminée volcanique. L'eau s’infiltrerait à travers les lits géologiques, atteindrait à la longue les laves qui se trouvent à la
‘. racine des volcans ; au contact de ces masses rouges de
feu, elle se vaporiserait, et la tension énorme de la vapeur entraînerait mécaniquement par l’orifice de sortie les substances fondues de l'intérieur. L'intermittence des éruptions serait causée par l'infiltration irrégulière de l'eau. |
De plus, cette eau ainsi surchauffée produirait, soit par son action minéralisatrice, soit par dissolution, des combinaisons et. des décompositions chimiques sur une vaste échelle. De là résulterait une nouvelle somme de chaleur, de nouveaux dégagements gazeux dont la tension s’ajouterait encore à celle de la vapeur d’eau. Plusieurs géologues vont jusqu'à admettre que cette double action physique et chimique de l’eau est suffisante pour expliquer tous les phénomènes volcaniques.
Dans cette dernière hypothèse les volcans s’éteindraient lorsque les affinités chimiques, éveillées par l'action de l’eau, auraient été satisfaites. Par conséquent, les volcans actifs devraient se trouver dans les
__terrains récents et les volcans éteints dans les forma-
vé des débris Java ; enfin nt semblent lifférents sels ser que l’eau phénomènes
st la grande inée volcanigéologiques, rouvent à la ses rouges de ‘norme de la r l'orifice de r. L'intermitfiltration irré-
roduirait, soit ssolution, des iques sur une uvelle somme azeux dont la vapeur d’eau.
tre que cette l’eau est suffiy volcaniques.
>lcans s’éteinéveillées par Par conséuver dans les
ans les forma-
— 185 — | tions anciennes. C'’ést aussi constate, ; ù
En voilà assez pour faire comprendre que cette question de l’origine de l’action volcanique est bien loin d’être connue, On en est encore réduit à faire des
ce que l'observation
‘” hypothèses. Cependant il paraît assez clair que la force
éruptive des volcans est la tension des gaz intérieurs, surtout celle de la vapèur d’eau. Quant à l'origine de la chaleur volcanique, elle peut être mültiple. On doit y Voir surtout un reste de la chaleur primitive du globe emprisonnée dans les couches profondes, Ajoutons
comme. complément ‘qu’elle peut encore résulter, en partie du moins, des actions mécaniques, carsées par le refroidissement du globe et la contraction générale qui en résulte, On admet généralement que le centre du globe se contracte plus vite que l'extérieur, ii en résulte dans la croûte terrestre une tension très forte qui se manifeste par des pressions horizontales presque irrésistibles. D’après Mallet, l’écrasement des roches sous l'effet de ces préssions, développerait assez de chaleur
pour expliquer les éruptions volcaniques. Cette opinion est évidemment très exagérée, :
ERUPTIONS IGNÉES NON VOLCANIQUES.—On doit ra pporter aux laves volcaniques, ces masses, Souvent considérables, rejetées sans éruption violente à travers les fissures du globe terrestre, Tels sont les dykes, et les nappes trappéennes ou basaltiques, qui se trouvent en différents endroits du Nord-Ouest canadien et américain.