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— 233 — "e ÉTAGE GLACIAIRE — Durant cette période on constate qu'une quantité énorme de substances ninérales et terreuses fut transportée du nord vers le sud, dans les | pays septentrionaux. C’étaient des argiles, des sables, des gra viers, des galets, quelquefois des troncs ôu des . branches d'arbre, Ces matières sont maintenant distri. buées pêle-mêle, statifiées ou non, à la surface des con- Y tinénts. Elles ne contiennent jamais de fossiles marins, à moins qu’elles n'aient été remaniées plus tard. La province de Québec, surtout la grande plaine qui en occupe le centré, est recouverte par une épaisseur con- sidérable de ces matériaux de transport, La plupart des Î cailloux perdus des champs viennent des Laurentides, è Les cailloux onu ainsi. ont quelquefois un
volume colossal. O en à mesurés de 20 ou 30 pieds sens et pesant des millions de livres. En général la direction de ces mouvements a été du nord vers le sud ou le sud-ouest, quelquefo vers le sud-est, Les matériaux ont été transportés) ! travers les grands lacs de l'ouest, aussi bien qu’à te 4
les plaines ordinaires, Quant à la distance à laque
ces transports se. sont faits, elle dépasse quelquefois 200 milles, |
Striage.—Les surfaces rocheuses sur lesquels s’opéralent ces mouvements ont été polies, arrondies en roches Mmoutonnées; leur ‘surface s'est recouverte de stries, indiquant la direction du mouvement, On trouve
ces stries dans les montagnes, à plus de 5000 pieds audessus du niveau de la mer,
Glacier continental, —La cause de tous ces effets a été une immense surface de glace, un immer
Se LU se glac es
recouvrant complètement les contrées septentrionales de l'hémisphère nord et coulant vers le sud. En effet, les glaciers des Alpes produisent encore aujourd’hui les mêmes résultats, et il est raisonnable d’attribuer à des causes analogues des effets de même nature. Les hauteurs auxquelles on trouve maintenant les stries glaciaires (4000 ou 5000 pieds), font donner à la masse de glace une épaisseur énorme, Si les glaciers actuels, qui ne dépassent guère quelques centaines de pieds d’épaisseur, modifient si profondément les surfaces sur lesquelles ils coulent, que ne pouvait pas faire alors le poids immense du glacier continental? Sans aucun doute, il y a là une cause suffisante pour expliquer tous les phénomènes que nous constatons dans cet étage du quaternaire. Les lits antérieurs ont donc dû être usés, polis ; leurs débris, entraînés par le courant glacial, se
Sont déposés, et ont formé le sol que nous cultivons :
maintenant.
Les banquises d'alors ont aussi contribué à transporter une certaine quantité de terre et de pierres, du nord vers le sud où dans le sens des vallées envahies plus tard par l'océan,
ETAGE CHAMPLAIN.—Cette période a été caractérisée par une dépression des continents septentrionaux, assez considérable pour permettre le dépôt de fossiles marins à des endroits maintenant élevés de près de 1000 pieds au-dessus du hiveau de la mer. Le climat devint plus chaud n. durant la période précédente ; ce fut la cause
de la fusion du glacier continental. Les eaux qui en
résultèrent recouvrirent une grande partie du conti-
nent, remanièrent les détritus rocheux distribués sans :
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trouvent en plusieurs en- . droits de notre province, particulièrement. à Beau port, à Montréal; aux Trois- Pistoles, au Lac Saint-J ean, etc. Ils sont souvent à plus de 400 ou 500 pieds au-dessus du niveau. actuel
Fig. 41.
# du fleuve. : l
De ces faits on a droit de ol qu’à l'époque
Champlain, la province de. Québec était en grande partie
un immense bras de mer, faisant communiquer l'océan avec le lac Champlain, peuplé ‘de baleines, de marsouins, et autres animaux marins dont on 4 trouvé les restes sur ses bois. Il est certäin cependunt.qne ni la
région apalaehienne du Canada, ni la région laurentienne, . n’a été recouverte par les eaux de l’époque Champlain.
La preuve en eët que les matériaux des glaciers se ren-
contrent là très irrégulièrement distribués, sous forme , de moraïnes, absolument dans-l’état où le glacier, en.
fondant, a dû les laisser sur le sol.
Les lits de l'étage Champlain dans l’Amérique du Nord
contiennent les débris dé plusieurs grands mammifères
nn one men omrmenten corn
| ‘lui aussi, les détritus de’ !
l'époque glaciaire, et laissant çà et là des amas de.
L 141. :Ces coquillages se :
Fig. 141—a, Saxicava rugosa; d, Tellina .Groënlandica, = Hs marins de late Male
, envahit
herbiveges,Kléphants, mastodontes, bœufs, cerfs, Castors, Re avec peu le carnivores. En Europe les mêmes lits sont critus de . richès en’ os de carnivores, lions, ours, tigres.‘ Dans , et lais- l'Amérique du Sud, on y trouve des. os. d’édentés, | rigec de - Le Mmégatherium/ glyptodon, En Australie, ce sont des ins, fig ; fossiles de marsupiaux à peu près semblables à ceux | llages Ac qui y vivent ençoré aujourd’hui. Tous ces memmis ., 2 ane fères avaient: des dimensions cvlossales. L'époque: 4 PP .* Champlain est celle où cet embranchement du règne 4 : Beau- animal atteint son plus grand développement, :, 3] pa | ÉTAGE RÉCENT-on DES TERRASSLS,— À la fin de l'épo-" + : 7 Su adiool que Champlain, Jla surface continentale, régularisée pat. : "2 de les eaux, commença à. émerger lentement de la surface 7 l'époque de l'océan qui la recouvrait. Alors les rivières, appa- ®æ. de partie: rurent dans les vallées et creusèrent peu à peu leurs ue r l'océan lits actuels dans le sol meuble et stratifié, déposé durant | de mar- - la période Champlain, Ces rivières, èn atteignant des. : :' RU 18e niveaux de plus en plus bas, formèrent de chaque côté que ri de leurs lits des terrasses plus jou moins régulières, À sntienne. Ces terrasses se voient le long de tous les cours a LR amplain. Un endroit où elles sont ‘tout particulièrement. belles,“ id e- c'est l'embouchure de la rivière Sainte-Anne - Toute la ns forme : paroisse de Saint-Joachim ne se CoIn pose d'ailleurs que | acier, enr. de deux terrasses, l’une, inférieute, argileuse, l’autre, . | plus haute de’ 10 à 15 pieds; à surface sablonneuse. nr du Not Citons encore les terrasses si belles gt ‘si régulières qui - milites entourent la montagne de Montréal, Il y'en à Jà toute une sérië, superposées les unes aux, autres et. du Ses plus haut intérêt pour le géologue à cause des. fossiles inlandica,
dy'elles renférment, La fnême chose peut, se .dire des 2
terrasses qui : D rcinen Québec.
; Foie elles sont particulièrement riches en fossiles. Oscillations du. continent américain durant
que quaternaire. —De tout ce que nous venons de voir,
nous pouvons conclure que trois. grandes oscillations se
sont fait sentir pendant le quaternaire, dans les paÿs
septentrionaux. Un premier mouvement d'élévation,
durant l’époque glaciaire, qui causa très probablement ir refroidissement des élimats et amena la formation du glacier continental, Un mouvement d’affaissement,
. durant Jguel le glacier fondit, et l’ océan envaliit unepartie du continent : étage Champlain. Énfin, un second mouvement de-spulèvement : étage des terrasses.
ARTICLE SIXIÈME
L’homme
Cest après toute cette série de révolutions, alors que le terre, façonnée par la main du Créateur, modifiéé par le concours des divers agents de la nature, et enrichie de tout ce qui était nécessaire à l'humanité, était devenue une demeure digne du roi de la création, que ce roi lui-même est sorti de la main de Dieu, L'homme a-été créé directement par Dieu, Quand même l'Ecri-
ture ne nous le dirait pas, le témoignage de la science.
suffirait pour l’affirmer hautement. none anal
+ . a nr Q HE a EPERE OS HCUHILES 2-72 -2-
A Beauport et à *
instan
D’a qui es un jot prouve toriqu
port et à * , fossiles.
ant Képo- 18 de voir, , lations.se les paÿs :
élévation, ablement mation du Lissement, valit uneun second s8e8. :
alors que odifiéé par xt enrichie nité, était ation, que
L'homme me l’Ecri-
la science le d'expli-
tiennent. Il n’est Pas, comme le veulent les transfornistes à outrance, un des anneaux de cette série indé . > finie de formes par lesquelles seraient passés les êtres vivants, obéissant. à une grande loi de perfectionnement { qu'on suppose régir toute la création animée, L'ho nme n'a donc aucun lien de parenté avec le singe, Il n’est : Par un singe perfectionné. Les crânes humains les plus anciens, sont, d’après les transformistes eux-mêmes, tout À faits- différents des crânès simiens.
L'homme a été créé, non ‘pas à l'état sa u Vage, mais 1. dans un état de véritable civilisation, Si donc où trouve -quélque part des traces qui indiquent l'état de barbarie de certaines peuplades préhistoriques, celles-ci doivent être regardées comme des produits de la dégénérescence. : de l’espèce hümaine et non pas comme des typés de la condition primitive de l’homme. CAS ue Quant à l'antiquité de l'homme, on pout croire que » nos ancêtres ont été Conterhporains au moins des grands mammifères quaternaires, çar où trouve les ossements | humains mêlés dans les cavernes avèc ceux des mam. -mouths, des rhinocéros et des ours, Ona même découvert sur des morceaux d'i voire, des desseins représentant des mastodontes quaternaires, animaux dont. on ne trouve plus maintenant les ossements qu’à l’état fossile, Mais il n’y a aucun fait qui permette de croire un instant à l'existence de l'homme tertiaire. : | D'ailleurs l'antiquité de l’homme est une question qui est du réssort de l’histoire proprement dite: Si donc un jour, les avancés de la Géologie contrediserit des faits prouvés d’une, manière certaine par les documents historiques, il faudra admettre que la Géologie se trompe:
Celà , sera d'autant plus facile, que ses données, trop souvent, ou bien ne sont pas certaines, ou bien sont susceptibles de diverses interprétations, La vérité est une. Du moment qu’elle se laisse voir, qu’elle apparaisse du | ‘côté des faits ou du côté du raisonnement philosophique, nous n’avons qu’à l’accepter et à nous incliner devant 7 elle. . Le Des rapports de la Bible et de la Géologie, nous ne dirons qu’un mot. Dieu est l’auteur des faits géologiqués aussi bien que de la Bible. Ce sont deux livres merveilleux qui ne peuvent ææ contredire. Si quelques- ‘uns de ceux qui essaient de les lire les trouvent en désaccord, soyons sûrs qu'ils interprètent mal l’un ou . l'autre de ces deux grands livres. Pour nous, respectons-les tous les deux, Etudions-les avec passiof, si nous le voulons, mais en toute soumission aux déci-
sions des autorités compétentes, Ils chantent, chacun à sa manière, la gloire de leur auteur commun, le Dieu de toute vérité,
inées, trop 1 sont susté est une.
araisse du osophique,
1er devant.
e, nous ne aits’ géolodeux livres | quelquesrouvent en.
al l’un ou us, respecpassiof, si aux décint, chacun an, le Dieu