‹ Éléments de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme]Chapitre 64 sur 92 · NOTIONS PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

NOTIONS PRÉLIMINAIRE

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La Botanique est la science des végétaux, Elle étudie leur origine et leur développement et tire de l'examen de leur structure des caractères propres à les classer. Le Aie Cette simple définition laïsse déjà apercevoir. limmense étendue champ ‘qu'embrasse cette science. En effet les plant se trouvent partout, Depuis l'humble lichen qui se e mponne aux flancs des rochers arides, jusqu'aux algues microscopiques qui pullulent ‘| au sein des eaux, en passant pas nos superbes forêts et "0 ‘ n08 verdoyantes prairies, les plantes couvrent toute la surface du globe, Les botanistes comptent déjà par

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centaine de mille les différentes espèces de plantes J

vivantes et ce ' nombre si considérable s'accroît tous les q

jours. Que sera-ce donc si on y ajoute les espèces .

fossiles qui se trouyent dans les lits de la croûte r

| terrestre ? | 1. êt F Aussi, est-il complètement impossible d'entreprendre l' une étude détaillée de chacune de ces espèces. Dans si

ces quelques notes, nous n'étudierons donc les plantes fir

qu’à un point de vue tout à fait général. . Nous verrons | s0

leur organisation, leur structure tant élémentaire que

générale, leur mode de reproduction et de développe- .

ment, sans nous occuper particulièrement, sauf de rares de: exceptions, de la valeur qu’elles peuvent avoir, à divers de

points de vue particuliers. ' ms

On définit généralement le végétal : Un être a mi

privé de sensibilité et de mouvement spontané, qui se déf

nourrit de substances inorganiques au moyen d'organes me

qui sont propres. nir Les\.végétaux se distinguent très nettement des ]

corps ea niques, Sans parler de l’organisation spé- prir

ciale qui fait que leur composition élémentaire n'est pas Le

la même dans leurs différentes parties, les végétaux ne ee renferment qu’un petit nombre d'éléments, quinze ou Len

size au plus; et parmi ces éléments, quatre constituent nn.

pour ainsi. dire exclusivement la charpente végétale. 10

Ce sont l'oxygène, l'hydrogène, le carbone et l'azote. part

| Les végétaux croissent d’une manière limitée et par de EC intussusception, c'est-à-dire que les éléments, pour locëi être assimilés, doivent pénétrer d’abord à l'intérieur y pour se distribuer dans les différentes parties où 8 gopère trou

l'accroissement, Puis, aprés d un Lien bien ou moins

spon

plantes : tous les s espèces a croûte

reprendre s. Dans s plantes 8 verrons taire que éveloppef de rares , àdivers

organisé, é, qui se d'organes

ment des ation spé- > n’est pas gétaux ne uinze ou >nstituent végétale.

et l'azote.

ée et par nts, pour l'intérieur

où sepère

il existe cependant des différences

aliments se rendent d’abord dans u

ou moins Spontanément, les pla

| long, après avoir rempli certaines fonctions spéciales qui caractérisent ce qu'on appelle la vie, le principe vital qui s'était manifesté en eux s’en sépare, les plantes meurent et.dès lors retombent dans la catégorie des êtres inorganiques. Les Composés instables, formés sous l'influence de Ja vie, se résolvent en combinaisons plus simples et plus fixes, et les plantes comme les animaux, finissent par retourner en la poussière d’où elles sont sorties, | Les êtres inorgani

ques ou les minéraux ne présentent aucun de ces caractè

res. Leur composition chimique est des plus variées. Ils renferment en effet tous les éléments

de la nature, Ils croissent par Juælaposition, d'une manière illimitée, soit continuellement, soit par inter-

mittence, Enfin leur existence n’est pas limitée par le

départ d’un principe de ‘vie spécial. Les minéraux ne

meurent pas, Au contraire ils peuvent exister indéfi.

niment tels qu’ils sont.

Bien que les plantes aient. comme les animaux un principe de vie distinct de là matière qui les compose, " très marquées entre | aus les animaux les

n organe particulier où ils sont élaborés, pour se distribuer ensuite dans tout: :

le corps, Chez les plantes, l'élaboratigf” 8e fait un peu partout, et quoique certains Organes ÿ concourent plus directement que d’autres, il est cependant diflicile de

localiser ce phénomène physiologique. Chez les animaux, il y a encore un centre de circulation, ce qui ne be trouve pas chez les plantes, Les animaux ge meuvent

ces deux groupes d'êtres vivants. D

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Un = Dit faculté.ou ne la possède . qu’à l’état rudimentaire. Les animaux sentent, les plantes sont regardées comme insensibles. ;

Cependant les deux règnes, animal et végétal, se touchent par leurs degrés inférieurs. À mesure que les êtres vivants, plantes ou animaux, se simplifient dans leur forme et leur structure, les ressemblances mutuelles deviennent de plus en plus marquées. C’est ainsi que certains animaux inférieurs se fixent sur les rochers de la mer et semblent pousser comme les plantes, que certaines plantes ont des mouvements très remarquables, que les graines des algues, entre autres, se déplacent dans l’eau absolument comme les infusoires jusqu'à ce qu’elles aient trouvé un endroit favorable à leur germination, . 7e.

Si donc les deux grandes divisions des êtres vivants sont parfaitement différenciées dans leurs embranche: ments supérieurs, elles paraissent se confondre par leurs racines, de façon qu’il est difficile de tracer la ligne de démarcation qui sépare nettement le-règne animal du règne végétal. Ce sont comme deux rameaux issus du

. même tronc.

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