‹ Éléments de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme]Chapitre 78 sur 92 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

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Dces F ; + aies, PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE Le pper | vent e EST des NOR Rae | inde La physiologi végétale étudie les phéuomènes vitaux .

ss des plantes, Ce phénomènes peuvent se ranger en deux À es catégories : phénomènes de nutrition et phénomènes de \, ; fructification ou reproduction. ‘ E ines se xent | i avec

à ARTICLE PREMIER

s de : \ | j ou ee de. Nutrition t la t | | tifié “La nutrition, dit Richard, est l'acte par lequel les 1ous Végétaux, après avoir puisé dans les milieux, où ils nne, vivent, les gaz ou les liquides indispensables à l’entretre tien de leur vie, réalisent les modifications nécessaires

été. au développement. des parties qui les constituent, et à r de la forma

tion des organes! nouveaux

v'ils doivent suc- cessivément produire ”, Ce sont les a br et les feuilles

qui sont les principaux organes de nuthition.

x *,+ + \ À Là nutrition comprend plusieurs mb que nf Voir successivement. —} +

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Absorption

Le squelette des plantes se compose presque exclusivement de quatre éléments, oxygène, hydrogène, carbone et azote. Il y entre encore un certain nombre de substances minérales, phosphates, carbonates et silicates. Or plusieurs parmi ces aliments, sont puisés dans le sol par les poils absorbants jdes racines. Æt, comme ces” poils sont del vellules complètement closes, les liquidés et les gaz du sol n’y peuvent pénétrer que par endosmose, Donc aucun solide, quelque ténu qu'il soit, ne peut entrer dans les racines saines.

La force endosmotique n’est pas la . qui produise l'absorption, la capillarité y joue aussi un r et elle pourrait suffire à elle seule pour faire arriver l’eau du sol jusqu’au sommet d'arbres très élevés. C’est pbur utiliser cette force physique que les jardiniers ont le soin de rafrañichir, c’est-à-dire, de couper d’une section nette les racines des végétaux qu'ils transplantent qui se seraient brisées pendant l'opération. Enfin le vide, produit dans les feuilles par 1 tion végétale, se communique de cellule en vais@au en vaisseau, depuis le sommet jusqu’à la racine, et augmente encore la force d'absorption des spongioles. La ‘force et la rapidité avec lesquelles se fait l'absorption sont très considérables. En quelques, mi, nutes les plantes fanées que l’on arrose redeviennent turgides, et d'autre part, le fait que les liquides atteignent le sommet des arbres les plus élevés prouve que la forcé. d' absorption est capable de contrebalancer une pression de plusieurs atmosphères.

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Circulation :

Les liquides absorbés par les spongioles se répandent. dans toute la plante. Mais comme les végétaux n’ont ‘ Pas Un système continu-de vaisseaux à .la façon des

animaux, la sève circule dans la plante en passant d’une cellulé ou d’un vaisseaux à l’autre par endosmose, ou en mettant à profit les perforations qui criblént. les membranes des tissus végétaux, se fait d’une manière continue, et non Pas par pulsations, comme la circulation du sang chez les animaux. : Mouvement général de la sève. —La sève, aussitôt après son absorption, se met en mouvement vers les feuilles, Au départ elle n'offre que des traces de matières premières : albumine, glutine, gomme, sucre, etc. Mais elle s'enrichit à mesure qu’elle monte. Le mouvement ascensionnelle qui commencé au premier : printemps; se continue tout l'été avec une intensité ) décroissante. C’est par l'aubier des tiges que passe la sève ascendante et surtout par les couches intérieures. Le mouvement ascensionnel ne se fait pas rigoureusement en ligne droite, mais le. suc vital se répand latéralement de façon à se maintenir constamment homogène et à imbiber également toutes les parties des tiges, La quantité de sève qui monte ainsi le printemps est toujours très grande. C'est ce qüe l’on peut constater en faisant-dans une tige une incision assez “profonde pour attaquer l'aubier. jt

. La sève arrive petità petit dans la feuille et y subit

diverses transformations,qui la rendent assimilable, Elle redescend ensuite, mais utre chemi

Cette circulation

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sève descendante, ou cœmbium, passe par le liber de l'écorce et se répand en même temps entre lés tissus corticaux et ligneux pour s'organiser chaque année en une double couche de bois et d’aubier. Ce rôle important joué par l'écorce dans la circulation de la sève, explique pourquoi les arbres auxquels on a enlevé une zone circulaire d’écorce sont nécessairement voués à la mort. æD’ailleurs toute blessure considérable faite À l’écorte d’un arbre amène assez souvent la décomposition des parties corticales voisines et, par suite, la mort.

. Transpiration

Les végétaux transpirent comme les animaux, c’està-dire, qu’ils perdent,. par leur parties veftes surtout, une portion de l’eau absorbée par les racines.

Cette perte d’eau par les feuilles est très grande. Un plant de soleil perd, en douze heures, une livre et quart d’eau; un arpeñt catré de maïs, pendant le même temps, laisserait s'évaporer plus de 20,000 livres d’eau.

Cette éya poration amène comme résultat un appel constant Fe des racines, On comprend mieux alors

‘que 1 plantes qui ne trouvent dans le sol que des solufions-salines extrêmement diluées, puissent cependant construire si facilement leur charpente, L’éhorme vôlume de ces solutions qui passe chaque année dans : -“la plante compense largement pour leur pauvreté en sels minéraux.

La transpiration se fait par la surface inférieure des feuilles, épiderme et poils; mais le siège principal est

le tissu in rne, à rges méats, du revers du limbe.

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‘La lumière est la cause qui l’active au plus haut

issus degré, à tel point que la transpiration se fait encore dans e en une atmosphère saturée. Une température élevée, un air : npor- très sec l’augmentent encore, de telle sorte que c'est # sève, vers deux heures après-midi qu'elle est la plus éner. F une gique, : | | v: = à la Quand la transpiration diminue, à la tombée de la ite à - nuit, l’eau Continue à affluer de la tige et des racines. ‘ ition Elle suit les nervures d ‘.

celles-ci sous la forme d une fine gouttelette extrême

ment limpide, Il n’est Pas rare de trouver, le matin, c'est- après une nuit relativement humide et fraîche, les . tout, sold de fraisier et de sanguisorbe ornées d’une cou-

ronne de perles liquides aussi délicates que brillantes, ce Respiration mps, c'est-à.

l'acide

\ppel carbonique, Cependant cet acte physiologique est beau : alors coup moins intense que dans le règne animal. > des ° C'est le protoplasme qui est le siège de la respiration pen- Végétale, Par |

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rophylle, soumise à l'influence de la lumière, Les parties vertes des plantes sont donc seules à y prendre part. Voici en quoi elle consiste :

Sous l'influence des rayons lumineux, lés grains à chlorophylle &écomposent l’acide carbonique, Pour les arbres” et la plupart des grands végétaux, la lumière

directe du soleil est nécessaire. Pour d’autres, la lumière |

diffuse suffit. Le carbone et une partie de l'oxygène

de l'acide carbonique restent dans la plante pour y

former les composés organiques qu’elle doit fabriquer. Le surplus de l'oxygène est rejeté dans l'atmosphère. La ‘première provision d'acide carbonique ainsi

. décomposée est celle qui se trouve dans la planté elle-

même et qui résulte de h respiration. Une fois cette réserve épuisée, l'acide carbonique de l’atmosphère pénètre,

par endosmose et par les stomates ouverts, dans la feuille,

pour y être décomposé à son tour. De surte que, dans ces conditions, c’est-à-dire pendant le jour, les purties vertes des plantes absorbent l'acide carbonique de l'air,

y rejettent une partie de l'oxygène de cet acide, et en

gardent tout le carbone. C’est donc une action qui se fait en sens inverse de la respiration.

Comme cette fonction chlorophyllienne est bien plus énergique que la respiration, il en résulte que les plantes, sous l'influence d’une lumière plus ou moins vive, paraissent exclusivement absorber l'acide carbonique et rejeter l'oxygène.

La nuit, cette fonction est suspendue, et la respiration se fait toute séule par l'absorption d'oxygène et l’émission d'acide carbonique,

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arties que la fonction chlorophyllienne, les plantes sont, en part. définitive, de puissants agents de réduction, et le résultat final de la végétation est de débarrasser l’atmosphère 15 à : de l'excès d'acide- carbonique qui la souillerait à la 1r les longue, par suite des célnbustions et de la respiration mière des animaux. | nière + gène Sécrétions, etcrétions et assimilation ur y | quer La sève, une fois élaborée par la transpiration et la re. respiration, est devenue assimilable. Alors apparaissent ainsi dans les tissus végétaux une foule de principes qui conelle- stituent à proprement parler les sécrétions des plantes, Le ré- Plusieurs parmi ces pringipes immédiats peuvent rètre, æ être regardés comme le résultat de la combinaison d’un uille, À certain nombie de molécules de carbone avec nn certain dans nombre de. molécules d'eau, Tels sont la cellulose, riies l’amidon, les gommes, les résines, les sucrés, la dextrine, l'air, le ligneux. Ajoutons un excès d’hydrogèné à ces sécrédé à tions et nous aurons le latex et la chlorophylle, Le ui 6e caoutchouc, les huilés, les essences, ne se composent que de molécules d'hydrogène et de carbone combinées plus ensemble, Dans les acides organiques au contraire ntes, l'oxygène prédomine. La présence de l'azote avec les Vive, trois éléments précédents produit les alcaloïdes végétaux, 16 et morphine, quinine, nicotine, strychnine, Enfin la fibrine, | lp caséine, l'albumine, la glutine, renferment dans leur pee Composition un peu de soufre et de phosphore, node Tels sont les principales ‘sécrétions végétales. .On ne ; connaît en aucune facon les lois physiologiques ou. chiique PERTE NE NE

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