‹ Éléments de minéralogie, de géologie et de botanique [microforme]Chapitre 80 sur 92 · LEA · texte numérisé non relu

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-cules en miniature. D’autres le: reçoivent des engrais

azotés que renferme le : sol... Les légumineuses, en général, se rangent dans la’ première catégorie ct les céréales dans la sevonde. Il.est facile de comprendre alors pourquoi les premières sont dites fertilisantes, et les secondes épuisantes, ". A

.. Les plantes contiennent encore un bon nombre de

matières minérales qui sont absolument nécessaires à leur croissance, Il est donc très important de connaître | quels sont les sels minéraux absorbés par.telle ou telle .

.. plante en particulier, afin de lui donner un engrais con-.

venable, ‘Ces substances, elles doivent les trou vertoutes préparées dans le sol, et elles ne peuvent que les absorbér et se les assimiler, se … Cependant le rôle des sels minéraux daf#/les plantes et les modifications qu'Us y subissent sont loin d’être coùnus, Il n'est pas rare de rencontrer des membranes

. cellulaires, paraissant parfaitement limpides et homo-

gènes au microscope, qui cependant .sônt tellement pénétrées de ‘silice ou d’autres ‘substances minérales, qu'après la combustion, les cendres gardent exactment la forme de la cellule primitive: ‘Dans quel état se trouvé la silice par rapport à la cellulose de ces inem- ‘branes cellulaires ?—1]1 est impossible de le. dite,

es Accroissement dés tiges dicotylédonées ligneuses

Les tiges ligneuses fugmentent chaque année en largeur et en hauteur, C'est que la nutrition sert non tretenir les organes des plantes dans leur

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geur des. tiges dicotylédonées l'gneuses est presque exclusivement le résultat de la formation d’une couche. de bois à la périphérie, en dghors de l'aubier. -La sève

€laborée, qui descend des feuilles, se répand surtout:

entre le bois et l'écorce. Or elle ne tarde pas à s’orga- “ niser, le cambium : ‘cesse d’être homogène, on y voit

apparaître bientôt des celliles qui augmentent, se mul-

tiplient et forment un véritable tissu organisé. D'abord ce tissu est très lâche, et, comme il est encore gorgé de sève, il se déchire. facilement. Voilà pourquoi il est si facile, le printemps, de séparer le bois de l’écerce, alors que la zone génératrice est en plein développement. Peu à peu, les cellules se: modifient, se changent en

vaisseaux et en fibres, le bois véritable se produit, ainsi,

qu'un feuillet de liber, et l'écorce finit, par adhérer plus fortement à la tige. L'épaisseur de cette formation ligneuse varie proportionnellement à la quantité de sève, Elle passe donc d’un maximum, au printemps, à un minimum l'automne. L'hiver la végétation est sensiblement nulle, Et comme, à l’antomne, les sucs sont

mins abondants, les fibres sont plus serrées, plus colo--

rées, plus dures que celles du printemps. Voilà pourquoi chaque âge du bois présente une zone pâle, l’intérieure, et une zone foncée, l’extérieure, d

De là il suit encore qu'il est facile de connaître l’âge

d’une tige en comptant le nombre de zones que pré- . sente une section transversale faite tout à fait à la base. Dans cette organisation du cambium, les cellules en contact avèc les rayons médullaires restent à l’état de

cellules et servent à PRES ces HR oRe dans- la nou:

., Accroissement en largeur. — L'accroissemént : en lar-

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— 333 — | Pendant que se: forme ainsi une nouvelle couche . d’aubier, la plus ancienne des couches de cette forma. tion passe À l’état de duramen et un nouveau feuillet de liber s'ajoute à l’intérieur de l'écorce, Ce mode de développement par l'extérieur des êiges dicotylédoniées ligneuses les fait souvent désigner par le qualificatif d’exogènes. :

Accroissement en hauteur — Les tiges portent tou jours à leur extrémité un bourgeon terminal. C’est le “développement de ce dernier qui produit l'accroissement en hauteur. Voilà pourquoi la croissance se fait à peu près exclusivement daris les entres-nœuds supérieurs. | *: Il en résulte que ces tiges se composent en réalités de cônes ramifiés, excessivement aigus et emboîtés les uns dans les autres, Si le. bourgeon terminal avorte,, l’accroissément ne se fera’ plus que latéralement et l'al. lure des tiges en sera considérablement modifiée, C'est l'avortement ‘des bourgeons latéraux qui cause l'existence des troncs simples, plus ou moins longs, de la plupart de nos arbres ; un développement régulier et constant des bourgeons produirait nécessairement des ramifica.

tions dès la base,

L'accroissement en hauteur et en largeur des ‘tiges | monocotylédonées et acotylédonées ligneuses est assez

* Obscure, Et comme ces tiges ne se rencontrent pas à nos

latitudes, nous les passerons sous silence.

ARTICLE DEUXIÈME

Fécondation .

La fécondation est l’acte par lequel les grains de pollen, venant en contact avec l’ovule, déterminent dans ce dernier la formation de l'embryon. |

La fécondation se produit toujours au moment de l'épanouissement de la fleur ou peu de. temps après. C’est à ce moment que, dans plusieurs fleurs, les étamines se meuvènt de façon à rapprocher l’anthère du stigmate. On voit ensuite les anthères s’ouvrir-et le pollen être projeté sur le stigmate du pistil. Le liquide mucilagineux qui recouvre le Home le retient à sa surface et assure ainsi-la fécondation: Le ‘vent, les insectes qui viennent butiner sur les fleurs contribuent encore pour une large part à la. pollinisation, d'autant plus qu'ils peuvent transporter le pollen d’un individu à un autre, et cela à des distances considérables: Il est done évident que toute cause qui enlèvera le pollen des fleurs, comme une pluie battante ou un vent violent, ou qui dessé-

chera le stigmate du pistil, empêchera la fécondation et

‘par suite le développement de la graine et du fruit, Le grain de pollen, en contact avec-le liquide du

stigmate l’absorbe; bientôt se produit la hernie du boyau

pollinique .et dans ce dernier on voit s’avarcer un noyau: Ce boyau s’insinue entre les cellules du stigmate, gagne l'axe du style où il rencontre le tissu conducteur tout gorgé de sucs nutritifs, Peu à peu il s’allonge en 8e

,nourrissant toujours aux dépens du tissu conducteur,

Il arri le son travers jusqu'a soude i celui de l'embry et la gr

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La fé fleur, à l'ovaire fruit, tar

- Fig. 18.

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Il arrive ainsi à la cavité ovarienne, y pénètre et gagne le sommet de l’ovule, : C’est par le «micropyle qu'il traverse les membranes de ce dernier et qu'il pénètre Jusqu'au sommet organique du nucelle avec lequel il se soude intimement, Alors son noyau va se fondre avec celui de l’oosphère et, de ce moment, le germe est formé : l'embryon commence l'évolution de son développement,

et la graine prend son organisation définitive, fig. 189. D ;

Fig. 189.

La fécondation est terminée, Toutes les parties de la fleur, à part l'ovaire, se. flétrissent et disparaissent ; l'ovaire au contraire augmente de volume et forme le fruit, tandis que les ovules fécondés se changent en

” Fig. 189. Progression du boyau pollinique du stigmate

squ’à l’ovule. A..ensemble du pistil; 1 ovule, 2 ovaire,

3 stile, 4 boyau pollinique, 5 grain de pollen. B entrée du

boyau dans le sac embryonnaire, 1 noyau de l’oosphère avec ses deux cellules directrices, 2 synergides, 3 noyau du béyau avec ses deux cellules directrices, 4 boyau pollinique, * 5 deuxième noyau du pollen. D'après Guibert.

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— 366. ie

graines, La ‘graine, voilà en effet, le Le de tous les :

actes vitaux de la plante. r

Hybridation et métissage. —Tl est possible de féconder une espèce par le pollen d’une autre. On produit ainsi. .des hybrides dont les caractères tiennent à la fois des deux espèces qui leur ont donné naissance. Mais ces plantes, comme les hybrides animaux, n’ont pas ‘cette persistance de caractères qui existe dans l'espèce, Ils soht le plus souvent stétiles, où, s'ils se reproduisent, ils retournent d'eux-mêmes, Rprès quelques générations, à l’un des types primitifs. Il n’y a que des soins entendus et incessants qui puissènt les maintenir,

Le métissage est la fécondation obtenue par des plantes de races différentes. Ici, les produits sont féconds et participent ax caractères des deux races primitives. C’est au métissage que l’on doit les plus belles et les meilleures variétés de nos plantes cultivées,

ARTICLE TROISIÈME

Germination

La germination est la série de phénomènes que présente une graine pour que son embryon développe un nouvel "-ndividu. Pour qu'une graine puisse germer il faut qu’elle renferme un embryon bien formé et qu’elle soit assez récente, Cependant la persistance de la vitalité

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/ \ / oléagineuses conservent} peu longtemps leurs facultés germinatives, | \

La germination, de plus, ne se produit qi avec le Concours de divers agents extérieurs qui sont \surtout l’eau, l'air et la chaleur. | (

. L'eau amollit les enveloppes de la graine, dissout les matières solubles qu’elle renferme, et pénètre | ainsi enrichie dans l'embryon pour en déterminer le do pèment initial, C’est surtout la”radicule de l’embr on \

. qui absorbe cette sève primordiäle, Cet organe prélude ainsi au rôle qu'il jouera plus tard. e ou.

L'air est encore nécessaire à la germination. . Les graines trop enfoncées ne germrent. pas, Le contact. de l’air détermine dans les tissus nutritifs de la graine certains changements chimiques qui les transforment en aliments pour l'embryor ; des deux gaz qui composent l'air, l'oxygène seul joue ce rôle transformateur.

(Des graines plongées dañs l'azote ne germent pas.

Enfin un certain degré de chaleur est également

indispensable. Au-dessous de 0°, toute végétation s’ar-

rête, et au-dessus de 50° centigrade, les plantes se dessèchent, La température: la plus favorable est la : moyenne entre ces deux limités. :

Phénomènes généraux de: la germination.—L'épisperme se ramollit, puis se déchire pour laisser sortir la radicule qui se dirige immédiatément 4ers l'intérieur du sol; la dite et la gemmule montent au contraire vers la surface, entraînant avec eux les cotylédons, du moins chez les plantes dicotylédonées. Ce sont les deux . Premières feuilles qui apparaissent au dehors et qui se

| fiétrissent peu à peu en se dép : , ir —

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