TAXONOMIE
$®, De tout tenips on a essayé de partager le nombre immense des différentes plantes en certdins groupes caractérisés d’une manière plus ou moins naturelle,
C'était faire de la taxonomie ôn de la classification
botanique.
Classifications empirique et PR es
les classifications, quelles qu’elles soient, peuvent se .
faire soit à l’aide de caractères étrangers aux objets que l'on classe, soit à l’aide de caractères tirés de l4 constitution et de la nature même de ces objets. Dans lespremier cas, la classification est dite empirique, et dans le second, systématique. Ce serait faire une classification empirique des plantes que de-les distribuer d’après
l'ordre alphabétiqu#æde- leurs noms. Au contraire,
grouper les plantes d’après la ressemblance ou la dissemblance d’un ou de plusieurs de leurs SL dre est une - classification systématique. en > - Il'v# sans dire que la classification empirique n'a auouge valeur scientifique, la classification systématique est la séule employée. . °°" -
Système et méthode.—A son tour, cette classification
__se présente sous deux aspects. -Ou bien les caractères
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distinctifs sont tirés de l'examen d’un seul organe, où bien ils sont fournis par l’ensemble de l’organisation des plantes. Dans le premier cas c est un système, et dans ke! second ‘une méthode. ;
I suit de là qu’il est bien plus facile de clgssér les plantes en suivant un système qu'une ser 4e mais, . en revanche, unie fois la classification faite, on ne connaît rien ou presque rien sur les caractèt é spécifiques : de la plante étudiée. Ainsi, dire qu’une plante appar-
bre tient à la pentandrie,, classe du système de Linnée, pes : c'est dire tout simpllinent que ses fleurs ont cinq Ile, étamines, D’un autre côté, comme le classement d’après ion une méthode exige l'étude détaillée des différents organes des plantes, il est plus difficile à faire; mais* tes une fois qu’on y est arrivé, on connaît à peu près comse . plètement les grandes lignes de l’organisation des végéjue taux. Quant on est certain, par exemple, qu'une plante |. sti- est de la famille des ‘crucifères, famille de la méthode \ re- de de Jussieu, on sait que son/embryon est dicotylés le doné, qu’elle a des fleurs complètes, des feuilles alternes ion et sans stipules, des étamines tétradynames et pour fruit Très une silique ou une silicule, car chacune de ces données ire, est entrée dans la formation des caractères du groupe = appelé crucifère,.
1ne Espèce. — Dans toute classification, es divisions sont | loin d’aveir la même étendue. La division la plus resn'a treinte porte le nom d'espèce. On peut définir l'espèce : que l’ensemble des individus qui se ressemblent tellement ; qu'on peut les regarder comme issus d’une même plante schos primitive, Des variations de formes peuvent se produire xs ôu par l'hybrida-
tion; mais les variétés ou les races qui en résultent . sont loin d’avoir les caractères de fixité que présentent les espèces. | DRE À |
Genre.—Les espèces qui se ressemblent davaptage se réunissent ensemble pour constituer un genre.
Depuis Linnée, qui a créé la nomenclature botänique, le nom des plantes se compose de deux mots latins, un. substantif qui est le nom du genre, et un adjectif qui est le nom de l'espèce, Ainsi le Quercus robur, le Quercus, rubrä, le Quercus suber constituent trois espèces du genre chêne, i k | Les genres se groupent ensemble pour former des divisions d'ordre supérieur qu’on appelle ordrè familles. et classes,
Système de Linnée—Le système de Linnée renfernte 24 classes dont les caractères sont tirés uniquement de l'étude des organes de reproduction, étamines et pistil.
Il partage d'abord les plantes en deux grandes classes,
8 plantes à fleurs visibles ou les phanérogames, et les plantes à organes de reproduction invisibles ou les cryptègames. Le premier groupe se subdivise en 24 classes dont le tableau de la page “343 fera facilement connaître les caractères distinctifs.
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Méthode des familles natlelies ses avantages,
nombre de classes qu'elle renferme.—Ses principaux
avantages sont de grouper ensemble les plantes qui se.
ressemblent le plus, C'est précisément cela qui Jla-fit entrevoir par Linnée lui-même, puis créer par Bernard
de Jussieu et définitivement établir par Antoîne-Lan-
rent, de Jussieu, en 1789.
Dans cette méthode on tient un grand compte d la
stabilité, de l'invariabilité de certaines particularités de
structure des plantes. Et c’est, non pas en comptant les
caractères spécifiques, mais plutôt en les pesant, que
A. de Jussieu établit cette admirable méthode. Ce botahiste a créé 15 classes.dont les caractères multiples sont tirés de l'étude de plusieurs organes, voir page 344. C’est dans ces 15 classes qu'il a ensuite distribué les familles naturelles proprement dites.
Dans la méthode de de Jussieu, l'étude des végétaux commence par les espèces les plus inférieures qui offrent toujours une grande: difficulté aux novices. De Candolle l’a modifiée de manière à commencer par l’analyse des plantes lés plus parfaites et les plus faciles, La méthode de de Candelle ne renferme que 8 classes.
Le tableau de la page suivante les contient toutes
avec leurs caractères distinctifs. | è
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D’ ailleurs cette disposition des classes, inayinds par de Candolle, a été remaniée à plusieurs reprises, du. moins dans ses détails. ‘Il en résulte qu'on ne ‘tronve pas deux flores énumérant dans le même ordre, les
. classes, les genres et les espèces.
Après une étude: sérieusà de ces” gnéiètiie sur la * botanique, on pourra facile nt trouverle nom des différentes plantes. Il suffira de se servir dans: ce but des excellentes flores de l'abbé Provancher et ‘de monsieur l’abbé Moyen, qui .complètent merveilleusement les données que nous avons dû forcément abréger, ns ne ces quelques notes sur l’organographie et le phyalqiogle végétales. us si
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