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noréfringente ; si le champ s'illumine, la substance est biréfringente.
De plus, quand on regarde avec un analyseur, de la lumière polarisée qui a traversé, suivant un axe optique, une lame biréfringente appartenant à un cristal du second groupe, on voit une série d’anneaux concentriques circulaires, traversés par une croix qui est noire, si les plans de polarisation de l’analyseur et du poiarisateur sont rectangulaires, et blanche si ces plans coïncident, C'est là un moyen sûr de reconnaître les minéraux qui appartiennent au système hexagonal ou quadratique. Les cristaux qui se comportent ainsi sont dits cristaux à un are.
Dans le troisième groupe, ie phénomène qu'on observe en regardant un rayon polarisé, comme nous l'avons indiqué pour les cristaux du deuxième groupe, est un peu différent. C’est un système d'anneaux elliptiques, traversés par une barre noire ou blanche, suivant la position relative de l’analyseur et du polarisateur. Lorsque les deux axes optiques font un angle tellement faible qu'on peut embrasser à la fois ces deux axes dans le champ de vision, les systèmes d’anneaux de chacun d'eux empiètent l'un sur l'autre, il en résulte une lemniscate traversée par deux branches d’hyperboles. Selon la position de l'analyseur et du polarisateur, ces branches seront distinctes, ou se toucheront par leur milieu pour former comme une croix à bras inégaux. La présence de deux axes optiques dans les cristaux du troisième
groupe leur fait donner le nom de cristaux @ deux ares.
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Les substances biréfringentes, mises entre l’analyseur et le polarisateur, non seulement transmettent la lumière, mais encore la colorent en teintes qui sont souvent d'une grande richesse. Le microscope po. larisant peut ainsi servir à identifier des espèces minérales par l'examen de leurs propriétés optiques, vu qu’il permet de trouver le système cristallin auquel elles appartiennent.
On pert de cette manière distinguer assez facilement les feldspaths orthoclases des feldspaths plagioclases, distinction très difficile à établir autrement, à moins de recourir à l’analyse chimique.
Polarisation rotatoire. On a remarqué que certaines substances font tourner à droite ou à gauche le plan de polarisation d'un rayon de lumière polarisée qui les traverse dans la direction de leur axe optique. De là la distinction entre cristaux dextrogyres et lévogyres. Le Quartz est à la fois dextrogyre dans certains échantillons, et lévogyre dans d’autres. On donne à ce
phénomène le nom de polarisation rotatoire. C’est ce qui fait qu'une plaque de Quartz, bien qu'appartenant au second groupe cristallin, ne laisse voir de croix dans la lumière polarisée, qu’à la condition d’être
très mince,