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CHAPITRE HUITIÈME

Propriétés optiques,

On peut rapporter toutes les propriétés optiques à six titres principaux : l'éclat, la couleur, la transparence, la réfraction, la polarisation et la phosphorescence.

EcLarT.—C'est la manière spéciale dont un corps renvoie une espèce de rayons lumineux. Deux corps

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On définit l’éclat d’un minéral en le comparant à l'éclat d’une substance bien connue. Tels sont: l'éclat métallique: métaux natifs, Pyrite ; l'éclat métalloïde ou imparfaitement métallique: Anthracite, Hypersthène ; l'éclat adamantin à reflets vifs et étincelants: Diamant; l'éclat vitreux: Quartz; l'éclat résineux, gras, nacré, ete. L’éclat mat est celui des minéraux qui n’ont pas d'éclat bien marqué. [L’apparence en est sombre, terreuse.

CouLrEur.—Les principales couleurs sont bien définies ; mais comme elles sont susceptibles de beaucoup de nuances, la couleur d’un minéral tire son nom de celle d'objets parfaitement connus. Ainsi on dit: jaune d'or, jaune serin, rouge carmin, rouge sang, rouge brique, gris de plomb, blanc d'argent, blanc de neige, vert émeraude, etc.

Plusieurs minéraux ont une couleur qui leur est propre et qui par conséquent est caractéristique: Soufre, Azurite. D’autres doivent leur couleur a des circonstances accidentelles et, dans ce cas, elle n’est plus un caractère spécifique, car dans une mème espèce on trouvera un très grand nombre de teintes différentes ; exemples : Fluorine, Apatite, Tourmaline,

Quelquefois on observe dans les minéraux des couleurs chanzeantes suivant le sens dans lequel on les regarde. Ce phénomène est dû soit à dos lamelles ou

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à des fibres qui se trouvent à l'intérieur, soit à des fissures, soit à des commencements d'altération, On dit alors que le minéral est chatoyant : Labradorite, Œil-de-chat, ou bien irisé : Opale, Oligiste.

La couleur de la poussière est souvent plus importante à connaitre que celle de Ia masse. Le moyen qu'on emploie pour y arriver consiste à frotter le minéral sur un morceau de porcelaine dégourdie, ou bien à le racler avec un couteau où une pointe de diamant.

On appelle polychroisme la propriété qu'ont certains minéraux de présenter diverses teintes, suivant qu'on les regarde en différents sens: Epidote, certaines variétés de Fluorine.

Astérisme, On désigne sous le nom d'astérisme des formes étoilées que l’on voit lorsqu'on regarde un minéral dans certaines directions particulières, soit à la lumière réfléchie, soit à la lumière transmise, Cette particularité est remarquable dans quelques variétés de Suphire et dans des échantillons de Mica venant de South Burgess, fig. 29 b. Chez ce dernier l’astérisme est dù à la présence d’une foule de petits cristaux de mica bi-axe, suivant Des Cloizeaux, rangés symétriquement par rapport aux axes cristullographiques.

TRANSPARENCE.—Bon nombre de minéraux sont transparents lorsqu'ils sont purs. Le mélange de substances étrangères les rend translucides, puis complètement opaques si ces substances sont en assez grande proportion. Cependant tous les minéraux réduits en lames minces sont au moins translucides,

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RÉFRACTION . — C'est surtout pour l'étude de la ré fraction et de la polarisation de la lumièr St cristaux que la distribution des six systèn ea a groupes offre de très grands avantages Ta ne La réfraction est la déviation au bbotivs un ray lumineux par le passage d’un milieu dans un “ace densité différente. L'indice de réfraction nie port du sinus de l’angle d'incidence au si a ie gle de réfraction. Enfin, il ya ton din d de un rayon incident correspond un seul a er réfraction double, si à un rayon incident c dent deux rayons réfractés. Cela posé M dc que dans les cristaux du premier groupe, il y 2. tion simple et indice de réfraction ut che FR se comportent absolument fibiag ee ne suit les lois d nu iréérngent L'an dgs rayons ordinaire ; ne o FPArtIOn simple, c'est le rayon ; 1 ire ne suit pas ces lois, c'est le ie extraordinaire. On constate hotlèmont la d Fi “i fraction dans un rhomboèdre de Spath d'I ve 4 le posant sur une feuille où l’on a sr mag . Hat cette ligne parait double, et les pote re écartéos que le cristal est plus as indice de réfraction du rayon extraordinai est plus grand que celui du rayon ordinaire, | inairo est dit positif, il est n‘gatif quand le vontéeite rt a lieu,

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On appelle axe optique dans une substance biréfringente, toute direction où les deux rayons réfractés ne se séparent pas, toute direction suivant laquelle la réfraction est simple. Dans les cristaux du second groupe, il y a un axe optique qui se confond avec l’axe principal de cristallisation,

Dans les cristaux du troisième groupe, la réfraction est toujours double, mais des deux rayons réfractés aucun ne suit régulièrement les lois de Descartes ; les deux sont done extraordinaires. On rencontre dans ces cristaux deux axes optiques qui font entre eux un angle pouvunt varier de quelques minutes à près de 90°, En général, cet angle est constant pour une même espèce minérale.

POoLARISATION.—Pour l'étude des propriétés polarisantes des minéraux, on se sert des divers systèmes d’analyseurs et de polarisateurs qui sont décrits dans les traités de physique. els sont : l'appareil de Noremberg, la pince à tourmaline, le microscope polarisant, etc.

Tous les corps du premier groupe ne polarisent qu'incomplètement la lumière. Ils agissent absolument comme le verre et autres substances amorphes . Au contraire, tous les cristaux biréfringents polarisent complètement la lumière: Les deux rayons réfractés sont toujours polarisés et à angle droit, De là un moyen bien simple de s'assurer si une substance est ou n’est pas biréfringente. On l’introduit entre l’analyseur et le polarisateur d’un appareil quelconque, ceuxci étant croisés: si le champ reste obscur, quelle que soit la position de la lame interposée, celle-ci est mo-

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