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quioxyde de fer ou de silicate de protoxyde de fer, leur donne différentes tointes jaunes, brunes, rouges, verdâtres, etc. Les variétés les plus pures et les plus dures, comme nos grès de Potedam, sont souvent appelées quartzites. 11 n’est pas impossible que quelques quartzites “oivent leur dureté à un commencement de métamorphisme. On dirait vuelquefois que les grains se sort compénétrés, comme à la suite d’un commencement de fusion. La matière qui a cimenté le sable est un solution minérale souvent calcaire, quelquefois siliceuse. /
Conglomérats —Augmentons le volume des particules d’un grès, varions leur composition et nous aurons un conglomérat. On appelle souvent le conglomérat du nom de poudingue. Les conglomérats abondent dans le Groupe de Québec. Il y a à la Pointe. Lévis et ailleurs, des lits puissants de conglomérats magnésiens. On appelle plus particulièrement brèche des conglomérats À fragments anguleux.
Schistes.—Ce terme est très général et désigne plutôt une structure qu’une espèce de roche en particulier. On peut prendre comme type de ces roches, l’ardoise, qui n’est qu’une argile durcie. Les lits d’ardoise se fondillent facilement et avoc une certaine régularité, fig. 60. La couleur de l’ardoise varic; en général elle est sombre vu le mélange d’un peu d'oxyde de fer ou de matières Fig. 60. charbonneuses ou bitumi-
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neuses. 11 y a des carrières d'ardoises exploitées dans les Cantons de l’Est, quelques autres pourraient l’ètre aux environs de Québec.
Les schistes prennent différents qualificatifs suivan‘
la nature do la substance qui est mélangée à l'argile. Ainsi, à part los schistes argileux proprement dits, nous avons les schistes talqueux, auxquels le tale commurniqüe son toucher onctueux, les schistes chloriteux, siiceux qui contiennent du sable, calcaires, carburés, ete. Ces derniers peuvent quelquefois servir de combustibles. Les schistes micacés, talqueux, chloriteur, sont regardés comme des roches métamorphiques.
Calcaire.—Voilà sans contredit une des roches qui se rencontrent le plus fréquemment, Elle se présento sous une foule d’aspects différents. Élle peut être amorphe ou cristalline. Sa composition essentielle est du carbonate de chaux, mais il est bien rare que le calcaire ne renferme pas, sous forme d'impureté, plusieurs substances étrangères, comme du sable, des matières bitumineuses, etc. Le calcaire de Beauport, qui se retrouve à une foule d'autres endroits du Cana. da, est remarquablement riche en bitume. Les variétés cristallines constituent les marbres, quoique ce nom soit donné assez souvent à n'importe quelle roche à structure compacte et à grain fin, susceptiblo d’être polie. Les formations laurentiennes du Canada sont riches en marbres, malheureusement la présence de cristaux de pyroxène ou de mica leur enlève souvent beaucoup de leur valeur,
Tuf calcaire, Travertin.—L'eau chargée de l'acide carbonique provenant de l'atmosphère ou de matières organiques en décomposition, peut aisément dissou-
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dre le calcaire, mais les bicarbonates qui se forment uinsi sont facilement décomposables, Quelquefois, la simple exposition à l'air suffit pour provoquer cette décomposition et produire un dépôt de calcaire. Cos dépôts sont souvent poreux, quelquefois grossièrement cristallins, comme dans quelques stalactites et stalagmites. Les lits calcaires qui originent de ces sources sont désignés sous le nom de Tufs calcaires ou Travertins.
Les Dolomies, mélanges des carbonates de chaux et de magnésie, constituent souvent à elles seules des assises puissantes. Les Dolomies se rencontrent abondamment en Canada.
Le calcaire présente encore la structure oolithique. S'il renferme 15 ou 20 p. 100 de matières argileuses, il constitue la pierre à cimont, Si la quantité d'argile augmente et que la roche soit friable, on a les marnes calcaires où argileuses, suivant que le calcaire ou l'argile prédomine. Les marnes se trouvent à Lo. rette, en différents endroits du district de Rimouski, etc.
Enfin les Argiles sont encore des roches neptuniennes, ainsi que les Æouilles, le Gypse et le Sel-gemme. Nous les avons décrites en Minéralogie,
ORIGINE DES ROCHES NEPTUNIENNES.—(Quelques-unes ont une origine purement mécanique; tels sont les grès, les conglomérats, quelques argiles, Sous l’influence de diverses causes, les rochers préexistants se
réduisent en fragments plus où ‘aoins gros, constituant les graviers, les 8: wgiles, Ces frag-
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Certains calcaires, les travertins, ont une origine chimique. Cependant il y a des raisons de croire que les calcaires qui sont dus à cette cause sont rares.
Les acides quo renferme l’humus ont sur los roches une action décomposante très remarquable. C'est à eux que, d'uprès bon nombre de minéralogistes, on devrait la formation incessanto des dépôts considérables de limonites qui semblent inépuisables, vu qu'ils 80 régénèrent à mesure qu'on les exploite.
Le Gypse et le Sel.gemme ont évidemment une origine chimique.
Enfin la vie a contribué pour une large part à la formation des roches neptuniennes. La plupart des calcaires ne sont en réalité que des amas de débris do coquilles, À Beauport, à Deschambault, le calcaire fourmille de fossiles: coraux, mollusques, ete, La craie n'est que la réunion de coquil:iges microscopiques. Les lits de terre d’infusoires (iafusorial earth) sont formés uniquement par des coquilles microscopiques siliceusos. Ajoutons encore les Houilles, dont l'origine est évidemment organique.
ROoCHES MÉTAMORPHIQUES.—Les roches métamorphiques sont des roches neptuniennes, qui, soumises à une forte chaleur, ont pu cristalliser, la chaleur n'ayant pas été assez forte toutefois pour leur faire pordre leur stratification. Ce sont des roches stratifiées cristallines. De cette manière un calcaire grossier 8e change en marbre souvent veiné, renfermant des nids serpentineux, des cristaux de pyroxène, des parcelles de graphite, des micas, grenats, ete,
Les schistes argileux se changent par, le même procédé en ardoise téqulaire, en schistes Aornblendiques cu talqueux. Ce métamorphisme peut être local ou s’etendre à de grandes surfaces. Les roches métamorphiques abondent en Canada: Elles constituent presque toutes les Laurentides, une grande partie des rochers des Cantons de l'Est, les montagnes Notre-Dame, etc, En voici les principales espèces.
Granite.—Le granite n'est pas toujours une roche métamorphique, il est assez souvent éruptif, Cependant, après les belles recherches microscopiques du P,. Renard sur les roches éruptives des Ardennes, après l'examen microscopique de nos granites canadiens eux-mêmes, il faut admettre pour quelques-uns d’entre eux une origine analogue à celle des roches métamorphiques. Ils renferment beaucoup d’eau, quelquefois jusqu'à 20 p. 100, Cette eau est dans des vacuoles, à l’intérieur mème des particules quartzeuses du granite. Or la présence de cette eau s’expliquerait difciiement en supposant à cette roche une origine exclusiveinent ignée. De plus, dans certains cas, on passe par une gradation insensible des masses granitiques aux Grciss qui sont certainement métamor-
phiques.
Quelle que soit son origine, le Granite est constitué essentiellement par du Quartz, de l'Orthose et du Mica mélangés, en grains ordinairement réguliers et visibles à l'œil nu, Cette roche est très dure, difficile à travailler à cause de sa structure cristalline. Les Granites présentent une assez grande variété d'aspects, suivant la nature, la couleur de l’ortho:: et du mica, Le rapport des quantités des trois espèces minérales
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composantes n'est pas déterminé. Un Granite sans mica est appelé Pegmatite. Si le tale remplace le mica, on a le Protogine, Si c’est l'hornblende qui remplace le mica, la roche prend le nom de Syénite. Un mélange intime et compacte de quartz et d’orthose constitue le Petrosilex ou Felsite des anglais. Ces dernières roches sont plus particulièrement regardéecs comme plutoniques.
G'neiss.—Mèmes éléments que le granite, mais la roche est stratifiée, Il renferme des variétés analogues à celles du granite.
Micuschistes.—Composés essentiellement de quartz et de mica. Les lamelles de micas sont toutes parallèles, aussi cette pierre peut-elle se séparer facilement en feuillets. Les feuillets sont très souvent contournés, fig, 61, Texture brillante, assez douce au toucher. Les micaschistes par l’attenuation dé leur grain, passent insensiblement à l'ardoise, et vice versa, Il peut y avoir entre eux et les gneiss des transitions presque insensibles. Les micascnistes abondent dans les Cantons de l'Est.
Pour compléter cette liste, nous normmerons l’Anorthosite, nom donné par le Dr T. $S. Hunt à une roche feldspathique (feldspaths tricliniques) qui se rencontre dans le Laurentien supérieur, au Chäteau- Richer. l'Hypérite, roche hypersthénique, est une variété do la précédente.—La Pyroxénite, V'Amphibolite, la Wollastonite, les roches rpidotiques, ete.—La Serpentine
torme souvent à elle seule de puissantes masses rocheises,
ROCHES PLUTONIQUES.—On donne c6 nom à des roches vitreuses ou cristallines, ne présentant aucune trace de stratification régulière, et qu’on suppose avoir été fondues sous l'influence de la chaleur interne du globe. Elles ont été rejetées à l'extérieur, grâce à des fissures qui se sont produites dans los couehes supérieures. Le plus souvent ces fissures sont irrégulières. Les roches plutoniques, après avoir rempli ces issues, se sont quelquefois répandues à la surface du sol en nappes assez considérables, recouvertes plus tard par des sédiments plus récents. L’origine de ces roches justifie donc les qualificatifs d'intrusives et d’éruptives qu’on leur donne, Origine.—ÆEst-il bien certain que ces roches aient été rejetées à l'exterieur à l’état de fusion ignée ? —Pour quelques-unes d’entre elles, il n’y a aucun doute. Tels sont certains Trachytes ou Basaltes qui ne se distin- A guent pas de laves récentes. Sur les lèvres de ces À fissures, remplies ainsi par des roches fondues, les lits