IL. La
LXXXVIIL. (PI. XVI, n° 6.) «Registre des cens et rentes dus à la commu- «nauté de Saint-Samson de Douay, tant en la ville qu'à la campagne. » {Note inscrite sur la couverture du registre.) — Ce registre a dix pouces de hauteur sur près de sept pouces de largeur. Le cadre destiné à l'écriture est marqué, ainsi que la direction des lignes, par des raies tracées au crayon. Le passage reproduit dans le fac-simile est en encre rouge comme tous les titres du registre; mais les formes de l'écriture sont exactement les mêmes dans les titres que dans le corps du texte. Cette observation ne s'applique point à des additions postérieures que l'on rencontre à presque toutes les pages.
LXXXIX. (PI. XVI, n° 7.) «26 mai 1342. Mandat donné par Jean de Saint- «Quentin, député par le roi pour les approvisionnements et garnisons des «frontières de Flandres et de Hainault, à Colart Cavesnel, garde des dits ap- «provisionnements au Cateau-Cambresis, de fournir au sieur Soyer de Gand, «chevalier, châtelain de la Malmaison en Cambresis, une certaine quantité de «blé, vin et avoine. » (/nventatre de la série K.) — Ge mandat est écrit sur un morceau de parchemin qui a trois pouces de hauteur sur dix pouces et demi de largeur. Un petit cachet en cire rouge à été appliqué sur une bande étroite découpée dans le bas de l'acte, auquel elle tient par une de ses extrémités. L'écriture reproduite dans le fac-simile règne dans toute l'étendue de la charte.
XC. (PL. XVI, n° 1.) « Lettre du roy enjoignant à Pierre Scatisse, son trésorier, «de payer au prince de Galles la somme de quinze mille doubles, faisant partie «de ce qu'il s'est obligé envers lui pour Bertrand du Guesclin. 5 mars. Au bas «de cette lettre, il y a deux lignes escrites de la main du roy Charles V. » (Inventaire du Trésor des Chartes.) — Cette lettre est écrite sur un morceau de parchemin de six pouces de hauteur sur treize pouces de largeur. Elle est en écriture cursive, mais d’une autre main que celle du fac-simile, qui reproduit les deux lignes ajoutées par Charles V et sa signature autographe. Cet acte n'est daté que du jour et du mois, mais il appartient à l'année 1368. En effet, c'est le 3 avril 1367 que du Guesclin a été fait prisonnier par le prince de Galles, à la bataille de Navarette, et le premier terme du payement de sa rançon devait échoir le 17 avril 1368. Cela résulte d'ailleurs de la pièce relatée à l'article suivant.
XCI. (PL. XVII, n° 2.) «Quittance des procureurs du prince de Galles de «la somme de quinze mille doubles d’or fin, du coing, du poids et de l'alloy «qui ont cours au royaume d'Espagne, dont 54 pieces poisent le marc de
FAC-SIMILE. — NOTICES. 331 « Troye, payée par le roy pour ladicte rançon. 1368, 25 avril.» (Inventaire du Trésor des Chartes.) —Cette quittance a‘un peu moins de cinq pouces de hauteur sur treize pouces trois quarts de largeur. Deux bandes étroites ont été découpées dans le bas de l'acte sur la moitié de la largeur du parchemin, pour recevoir les cachets en cire rouge d'Alexandre Dalby, connétable de Bordeaux, et de Richard de Draytonn, contrôleur du Châtelet, chargés de recevoir le payement au nom du prince de Galles. Dans cette pièce les æ sont ordinairement surmontés d’un point. La finale eur, dans les mots contrôleur, receveur, est remplacée par our, contrerollour, receviour, etc. On trouve, so, do, batailo, priso, taro, au lieu de se, de, bataile (bataille), prise, tare, ete.
XCIL. (PI. XVIT, n° 3.) «Edict perpetuel et irrevocable du roy Charles V, «par lequel, après avoir donné quelques exemples de roys jeunes et admis au «gouvernement en bas aage, et apporté l'exemple de S. Louis qui vint à la «couronne à l’aage de 14 ans, receut les hommages et sermens des evesques «et autres, ordonne qu’à l'advenir les roys de France ayant atteint l'aage de «14 ans prendront le gouvernement de leur estat en main, recevront les foy et « hommages de leurs sujects et des archevesques et evesques; bref seront res- «pectés pour majeurs comme s'ils avoient 25 ans, se pourront faire sacrer et «couronner audit aage. À Vincennes, aoust 1374. Scellé. Imprimé dans Fonctainebleau.» (Inventaire du Trésor des Chartes.) — Ge diplôme a un pied onze pouces un quart de largeur, sur un pied dix pouces de hauteur, non compris un repli de trois pouces et demi qui existe dans le bas du parchemin. L'écriture sappuie sur des raies tracées au crayon. Les marges sont indiquées à droite et à gauche par une double ligne verticale également tracée au crayon, et qui laisse aux lignes dix-huit pouces de longueur. Les caractères du corps de l'acte sont d'une élégance et d'une régularité remarquables, comme on peut le voir en jetant les yeux sur le fac-simile. La première ligne, occupée en entier par la suscription, se compose de lettres ornées, dorit les jambages ont un pouce et demi de hauteur et un quart de pouce de largeur. Le K initial du mot Karolus, qui excède cette proportion de plus du double, est peint en azur, parsemé de fleurs de lis d'or, et surmonté d'une couronne également en or. Les ornements employés dans le reste de la suscription sont d’une grande variété. On remarque dans la ligne suivante deux lettres ornées, et d’autres lettres dont les traits excédants remplissent l'intervalle qui sépare cette ligne de la suscription. Quelques traits du même genre descendent au-dessous de la dernière ligne. Ce diplôme porte un sceau en cire verte, suspendu à des lacs de soie rouge et verte.
XCIIL. (PL. XVII, n° 4.) «27 avril 1400. Acte par lequel Regnault de Trie, «amiral de France, reconnait avoir reçu du vicomte du Pont-de-l'Arche la «somme de 100 livres tournois, pour une demi-année de ses gages de la garde «du château de Rouen.» (Inventaire de la série K.) — Cette quittance a trois pouces trois quarts de hauteur, sur un pied de largeur. L'écriture est partout conforme au fragment reproduit par le fac-simile. La partie de la bande découpée dans le bas du parchemin sur laquelle le sceau avait été appliqué n'existe plus aujourd'hui.
XCIV. (PI. XVII, n° 5.) «Promesse du roy Louis XI à Marguerite de Cu- «lant, dame de Belleville, de lui payer la somme de B,000 escus, à cause de «la place de Montagu. L'an 1473, le 4 aoust.» (Inventaire du Trésor des Chartes.) — Cet acte a quatre pouces de hauteur sur dix pouces trois quarts de largeur. Il n'a pas été scellé, mais simplement signé par Louis XI, et contre-signé
Tilhart.
XCV. (PI. XVII, n° 6.) «À Saint-Denys en France, juillet 1513. Lettres «du roi Louis XIT, donnant à l'abbaye de Saint-Denys une rente de 100 «livres sur la terre de Pont-sur-Seine, pour la fondation d'une messe quoctidienne. Scellées. L'objet de cette fondation était d'obtenir le secours du «Tout-Puissant pour chasser les Anglais qui venaient de faire une descente «en France. Transcrites dans Doublet, page 1147.» (Inventaire de la série K.) — Cet acte a un pied dix pouces et demi de largeur, sur dix-huit pouces trois quarts de hauteur, y compris un repli de plus de cinq pouces qui en recouvre la dernière ligne. L'écriture est en tout conforme au court fragment reproduit par le fac-simile. Le sceau de cire verte est suspendu à des lacs de soie rouge et verte. On litsur la partie gauche du repli : «Par le roy, l'evesque de «Paris, les generaulx des finances et autres presens. (Signé) RogEerrer. » À droite on voit l'annonce en latin de la lecture et de l'enregistrement à la Cour des Comptes, puis les mentions ordinaires Visa, Contentor, Gratis.
XCVI. (PL XVII, n° 7.) «Terrier du chapitre de Langeac, Haute-Loire. » (Note inscrite sur la couverture du registre.) — Ge registre a près de onze pouces de hauteur sur sept pouces et demi de largeur. Il porte une double pagination marquée, l'une en chiffres romains sur le recto de chaque feuillet, l'autre en chiffres arabes sur le recto et le verso : la première pagination est de la date même du registre. Le fac-simile, qui est emprunté au feuillet coté CXLV et 221, n'offre rien de remarquable que la grande difficulté d’une écriture fort
FAC-SIMILE. — NOTICES. 500 négligée, et remplie d’'abréviations qu'il serait souvent impossible de déchiffrer si l'on ne connaissait pas les formules employées ordinairement dans les actes de même nature. Nous croyons devoir donner le texte complet de ces formules, d’après un passage emprunté au même registre, pages 119-121: Le ad censum annuum unius cartonis avene mensure censualis Arleti et credditualis, cum directo dominio; et illud directum dominium quod census «importat, scilicet cum jure vestiendi , deinvestiendi, habendi, levandi et “percipiendi vendas, subvendas, laudiminia et alia jura, tociens quociens «vendas et alios contractus de predictis contigerit evenire; solvendumque et «reddendum in dicto loco Arleti per dictum confitentem vel suos abhine in «anthea, singulis annis et quolibet anno in festo beati Michaelis archangeli, cet hoc, tantüm quantum idem confitens erit tenenciarius sive sui dicti prati. «Quibus sic actis et concessis, promisit jam dictus confitens sub obligatione «prati jam dicti et fructuum in eodem excrescencium, et juravit super sancta «Dei evvangelia. per ipsum confitentem gratis manualiter tacta se soluturum cet redditurum censum jam dictum unius cartonis avene in dicto loco Arleti, «annis singulis, in quolibet festo predicto beati Michaelis archangeli tamdiu «quamdiu tenenciarius aut sui dicti prati; contra quæ eadem de cetero non « facere, dicere, nec venire jure aliquo seu aliquà ratione, seque non fecisse, « dixisse, nec facturum aut dicturum aliquid amodo esse quominüs contracta «in presentibus litteris habeant et obtineant indissolubilem firmitatem ; red- «dereque et restituere reffundereque et ressarcire dicto venerabili capitulo «omnia dampna, sumptus, missiones, decoustamenta, interesse et expensas «que, quos et quas dictum vencrabile capitulum facere pati aut substinere «contigerit quoquomodo occasione premissorum aut alicujus eorumdem. Et «renunciavit dictus confitens in hoc facto cum juramento suo super hoc, ut cest dictum, prestito omnibus exceptionibus tam juris quàm facti per quas «dictus confitens contra premissa seu eorum aliqua venire posset aut se vel «suos in aliquo juvare delfendere seu thueri. Et voluit et expressè concessit «confitens ipse se et suos posse et debere compelli à nobis, vel ab illo qui « fuerit pro tempore loco nostri, per captionem, venditionem et festinam dis- «tractionem prati jam dicti et fructuum in eodem excrescendorum quorum- «cunque et sine monitione et licencià dicte curie precedentis ad predicta «actendenda, tenenda, complenda firmiterque et inviolabiliter observanda, «quocunque privilegio non obstante. Acta fuerunt hec in dicto loco Arleti, «testibus his presentibus : Anthonio, etc. »
XCVIT. (PL XVII, n° 8.) « Traité de Londres, contenant alliance entre
« François [* et Henri VIIT, du 18 septembre 1527, avec un sceau d'or mas- «sif, pesant 2 marcs 7 onces (7 hectogrammes). Ce traité est imprimé dans «Rymer et dans Dumont. Les variantes sont ci-jointes; je les ai relevées à «l'occasion du compte que j'ai rendu au sujet de ce sceau, à l’Institut, le «23 frimaire an X.» (Note jointe au traité.) — La dernière partie de cette note a été écrite et signée par M. Camus, qui était alors Garde général des Archives. Ce traité est écrit sur un quaternion, dont les feuilles ont un peu plus d'un pied de hauteur, et près de dix pouces de largeur. L'écriture sappuie sur des raies rouges comprises entre deux verticales qui limitent les marges. Ces deux verticales, ainsi que la première et la dernière horizontale, sont tracées dans toute l'étendue de la page, et forment ainsi l'encadrement dans lequel l'écriture est renfermée. Cet espace est de sept pouces sur cinq pouces et demi. Chaque page contient 31 lignes. Les marges de la première page sont ornées d'enluminures qui ont été altérées par le frottement. L'acte se termine à la quatorzième ligne du verso du dernier feuillet ; il est revêtu de la signature de Henri VIIL Les feuillets sont attachés avec des lacs de soie et des fils métalliques tressés en cordonnet, et dont le prolongement sert à suspendre le sceau d'or massif. La face du sceau représente Henri VII assis sur son trône, tenant un sceptre de la main droite, et appuyant la main gauche sur un globe qui est surmonté d'une croix et placé sur sa jambe gauche. L'inscription est ainsi conçue : «Henricvs 8 Dei (€ GRATIA ANGLIE ET FRANCIE REX, FIDEI DEFENSOR ET DOMINVS HIBERNIE. » À l'exception du chiffre 8, toute l'inscription est en lettres capitales, mais avec de nombreuses abréviations : le mot et est représenté par un signe tout à fait semblable à un Z; chaque mot est séparé par un point. Au revers, on voit les armes de France et d'Angleterre; la légende consiste dans le vers suivant, dont les mots séparés entre eux par une rosace ne renferment pas d'abréviation : on- DINE IVNGYNTVR ET PERSTANT FEDERE CVNCTA.
SCGEAUX.— PLANCHES. 535