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dans l'autre! ; 2° les points équipollés, qui sont neuf carrés rangés trois par trois, et disposés comme les cases d’un échiquier ; 3° l'échiquier, qui est un diminutif des points équipollés, et l'échiqueté, qui est un diminutif de l'échiquier?; 4° les frettes ou le fretté, qui sont des bandes et des barres entrelacées au nombre de six; 5° les losanges, dont la forme est bien connue; 6° les fusées, qui sont des losanges étroites et allongées'; 7° les macles, qui sont des losanges dont le centre est percé aussi en losange ; 8° les rusles, qui sont des losanges dont le centre est percé en rond; 9° les besants et les tourteaux*, qui sont des figures en forme de disque; 10° les lillettes, qui sont des rectangles plus hauts que larges; quand elles sont plus larges que hautes, on dit qu’elles sont couchées.
Les pièces honorables sont susceptibles de recevoir plusieurs attributs qui modifient plus ou moins leur forme et leur position. À ces attributs correspondent autant de termes techniques dont l'explication nécessiterait souvent des gravures spéciales ; il serait également impossible de faire connaître, sans le secours du dessin, la plupart des figures naturelles et artificielles. En effet, le blason ne se contente pas de nommer l’objet représenté; il en distingue aussi
: plusieurs détails accessoires qui ont leur nom particulier dans cette langue conventionnelle. À mesure que nous aurons occasion d'employer quelques-uns de ces termes techniques, nous essayerons de les faire comprendre par une courte définition. Contentons-nous, quant à présent, d'avertir que l’on entend par fiqures naturelles celles qui représentent l’homme, les animaux, les plantes, les astres, les météores, les éléments, et quelques types créés par l'imagination des peintres et des poëtes, comme les sirènes, les sphinx, les centaures, les harpies, etc. Les figures artificielles représentent tout ce qui est l'ouvrage de l'in-
1 En d’autres termes, l'émanché présente à peu près l'aspect d’une lame de scie appliquée sur l'écu, dont le champ paraît dans les intervalles que laisse libre l'écartement des pointes de la scie. Il faut exprimer le nombre des pointes et des demipointes de lémanché. Si de l'angle sénestre du chef on mène une ligne au point B, que de l'angle sénestredela pointe on en mène une autre aupoint C, et que sur les lignes B A et À C on élève deux triangles isocèles dont les sommets aboutissent aux points o’ et p’, on dira que l'écu est émanché en pal de deux pointes et deux demies. L'émanché doit être au moins de deux pointes ou d’une pointe et deux demies.
? Quand le nombre des carreaux qui partagent la surface de l’écu est supérieur à neuf et moindre
que vingt, on dit qu'il y a par exemple douze ou
quinze points d'échiquier; quand il y a vingt carreaux ou davantage, on dit que l'écu est échiqueté,.en énonçant le nombre des tires ou rangs de carreaux dans le sens horizontal. Les figures peuvent être échiquetées comme l’écu : pour employer ce terme à l'égard des figures, il suffit qu'il yait deux tires; s’il n’y en avait qu'une, on dirait qu'elles sont componées.
5 Le treillissé diffère des frettes en ce qu'il est cloué à l'intersection des bandes et des barres.
i Lorsque l'écu est couvert en entier de losanges ou de fusées, on dit qu'il est losangé ou faselé.
> On ne peut distinguer sur les sceaux la différence de ces deux figures, qui consiste en ce que les besants sont de métal, et les tourteaux de couleur.
PARTIE IV.— CHAPITRE VI. 89 dustrie humaine, c'est-à-dire les vêtements, les armes, les outils, les bâtiments, etc.
Les images empruntées par les armoiries étaient, comme on le voit, aussi nombreuses que variées; on en multipliait encore les combinaisons en variant la couleur du champ de l’écu et celle des figures. I n’est pas rare de rencontrer des armoiries dont les pièces sont exactement semblables, et qui ne différent que par la couleur. L’énonciation des couleurs est donc une des parties essentelles du blason. On les appelle émaux. Ce terme générique comprend cinq couleurs proprement dites, deux métaux et deux fourrures. Le rouge se nomme gueules ; le bleu, azur; le vert, sinople ; le violet, pourpre; le noir, sable !. Les deux métaux sont l'or et l'argent, qui correspondent à leur teinte naturelle, le jaune et le blanc. Les pannes ou fourrures, sont le vair et l'hermine. Ges deux derniers émaux sont les seuls que l’on puisse reconnaître sur les anciens sceaux. Le vair se représente par des mouchetures pleines. (Voyez les caparaçons des chevaux sur les sceaux n° 3, 5 et 6 de la planche L.) L’hermine a la forme d'une petite croix dont la branche inférieure est fort longue et se divise en trois rameaux. Le contre-vair et la contre-hermine se distinguent du vair et de Thermine par des modifications de couleur qui ne peuvent paraître sur les empreintes des sceaux. C'est au commencement du xvu® siècle seulement que Ton a commencé à représenter par des signes de convention les émaux des armoiries. Le gueules se figure par des hachures en pal; lazur, par des hachures en fasce; le sinople, par des hachures en bande; le pourpre, par des hachures en barre; le sable, par des hachures en pal et en fasce, qui se rencontrent perpendiculairement; l'or, par des points; l'argent, par un fond blanc sans aucun trait. On chercherait vainement sur les anciens sceaux des indications analogues; si l’on y trouve quelquefois des hachures, c'est qu'elles ont été gravées pour l'ornement du sceau, et non pour en désigner les émaux. Il est prouvé d’ailleurs qu'au xv° siècle on se bornait à énoncer les pièces des sceaux sans parler de leur couleur. En effet, les Bénédictins ont cité plusieurs extrails des registres du Châtelet, renfermant les déclarations faites par différentes personnes pour constater d'une manière authentique la révocation d’un sceau qu'elles avaient perdu. Ces déclarations contiennent toutes la description exacte du sceau perdu; mais elles n’en mentionnent jamais les émaux ?.
! Le blason emploie en outre les mots naturel main, particulièrement pour le visage , les mains et carnation. Au naturel se dit des animaux, des et les pieds. fleurs et des fruits représentés avec les teintes qui 2? Nous transcrivons une de ces déclarations d’aleur sont propres; de carnation se dit dans le près le Nouveau Traité de Diplomatique. « Dixmême sens pour toutes les parties du corps hu- « sept novembre 1412, monseigneur Aleaume de
Il est donc impossible d'énoncer d'après les sceaux les couleurs des armoiries, à moins de copier des traités de blason, qui ne peuvent en général avoir d'autorité que pour les faits contemporains. Or, comme l'hérédité des armoiries n'a pas empêché plusieurs familles de modifier les pièces de leur écu, il peut se faire aussi que des changements analogues aient eu lieu dans les émaux. C'est seulement dans les anciennes peintures et dans les textes des chroniqueurs contemporains que l'on peut trouver sur ce point des renseignements positifs. Quand les traités de blason n'ont pas puisé à ces sources, ils ne renferment que des probabilités. Cependant il est indispensable de les consulter, toutes les fois que la confusion d’une empreinte ne permet pas de distinguer nettement les pièces des armoiries : il arrive souvent, en effet, que les dessins des ouvrages modernes permettent de suppléer à ce quil ya d'incomplet dans une empreinte confuse ou mutilée.
Il nous reste à passer en revue quelques termes de blason que nous avons dû employer pour décrire les armoiries des sceaux reproduits dans la série des planches jointes à cet ouvrage. Les armoiries des rois de France ont varié jusqu'au xv° siècle. En effet, on voit sur leurs contre-sceaux tantôt une seule fleur de lis, tantôt plusieurs. Quand il n'y a qu'une seule fleur de lis, on doit dire qu'elle est épanoute , si elle est garnie d'étamines, comme sur le contresceau n° à de la planche G. On voit plusieurs fleurs de lis sur le contre-sceau de Philippe le Hardi (PL. E, n° 1), et sur celui de Louis le Hutin (PI. F, n° 1); mais Jun ne porte que des fleurs de lis entières, tandis que sur l’autre il y en a plusieurs qui sont recouvertes en partie par les bords de l’écu : dans le premier cas, il faut énoncer le nombre et la disposition des pièces, et dire, par exemple, qu'il ya dix fleurs de lis posées quatre, trois, deux et une; dans le second cas, le nombre des pièces est considéré comme illimité, parce que l'écu en porte autant qu'il peut en contenir. On doit dire, par conséquent, que les contre-sceaux de Louis VIIL (PI. D, n° 1}, de Louis X (PISE mets)? de Charles VII (PI. J, n°2), etc., sont semés de fleurs de lis sans nombre, ou semés de France’. Le contre-sceau n° 1 de la planche J est aux armes de France proprement dites, parce qu'il porte trois fleurs de lis posées deux et une. La pièce principale du contre-sceau n° 2 de la planche M est un lon, tandis que lon doit désigner sous le nom de léopard les trois animaux qui occupent le
« Bournonville, chevallier, disant luy avoir esté «et son nom et surnom autour. À revoqué ledit «prins, luy estant au Palais, son seel auquel il «seel. »
« ÿ a un lyon rempant, et un timbre au-dessus où 1 J} est d'usage, en blasonnant, quand on ren- «il y avoit deux cornes de bœuf et un lyon crois- contre des armoiries très-connues, de les désigner
«sant entre deux, et un griffon à un des costez par le nom du pays ou de la famille qui les por-
« de l'écu, et à l'autre costé un homme sauvage, tait.