PARTIE IV. — CHAPITRE VIL
Le diplôme accordé en 790 à l'abbaye de Saint-Denys par Offa, roi des Merciens (K. 7), est scellé d’une empreinte plaquée, de forme ovale, qui a treize lignes de diamètre dans le sens horizontal, et un peu plus de quatorze lignes dans le sens vertical. On y voit un buste de profil tourné vers la droite; le front du roi est ceint d’un diadème surmonté dans sa partie antérieure d’une espèce de fleur de lis; derrière le buste, on découvre les traces confuses du commencement de la légende {Offa ou Offans *) ; par devant, on lit facilement le mot rex. Le sceau d'Edgar (K.17)est en partie mutilé, et ne laisse voir que des traces fort confuses de la légende; cependant on distingue le mot rex en avant de la partie inférieure du buste; mais la base des lettres s'appuie contre l'ordinaire sur la circonférence. Le roi est aussi représenté en buste, de profil, tourné vers la droite et le front ceint d’un diadème. Cette empreinte, de forme ovale, pouvait avoir seize lignes de hauteur sur treize de largeur.
Les sceaux d'Edouard le Confesseur et de Guillaume le Conquérant sont reproduits dans la planche R. Guillaume le Roux a employé un type à peu près semblable à celui deson père, maïs qu'il est facile de distinguer, parce qu'il existe dans le champ, de chaque côté du trône, une rose entourée d’un cercle. La face et le revers portent la même inscription : + Wicrezmvs Dr. GRa. REX AxGcorv. Hickes parle d’un sceau de Guillaume le Conquérant sur lequel cette légende se trouvait ainsi répétée; mais les Bénédictins supposent qu'il aura confondu le sceau du fils avec celui du père.
Nous avons dit (voy. la Notice CX) que Henri I* employa, depuis l'an 1106 un sceau dont le revers porte pour légende : + Hennicvs Der cracra pvx Nor- MANNORVM; ce prince y est représenté tenant une épée au lieu d’une lance. On remarque aussi sur la face principale, de chaque côté du trône, une rosace qui n'existe pas sur le sceau n° 3 de la planche R. Étienne a employé deux sceaux : le plus petit, qui est sans doute le plus ancien, a trois pouces de diamètre; les légendes sont les mêmes que sur le second sceau de Henri [*; au contresceau, le roi tient une épée de la main droite; son bras gauche est caché par le bouclier qui est ramené sur sa poitrine. Le second sceau a trois pouces quatre lignes de diamètre; sur le premier côté, on voit à la ‘droite de la tête du roi une étoile ou le soleil; au revers, il tient au lieu d'une épée une lance ornée d’une bannière sur laquelle paraît une croix. Les légendes sont les mêmes que sur le sceau précédent. Henri II a employé deux sceaux, l'un de trois pouces un quart, l’autre de près de trois pouces et demi de diamètre. Le premier côté de ces deux types est à peu près le même que sur le sceau de Henri [*:; mais
1 Il existe au revers du diplôme deux anno- du roi, mis au génitif, est exprimé par le mot tations contemporaines, dans lesquelles le nom Offantis.
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l'épée que le roitient de la main droite pénètre dans le cercle de l'inscription, et sépare sur le premier sceau L'r et lv, sur le second lv et l'm du mot ANGLORvM. Au revers, le roi tient aussi une épée de la main droite. Les deux légendes renferment les mêmes titres, avec quelques différences dans les abréviations. On lit sur le plus petit des deux contre-sceaux : + Hene. Der GrA. pvx NoRM.... ET Aovir. Er com. ANDEG. Nous croyons distinguer sur l'autre légende, qui est fort confuse : HENRICVS Dvx NORMANNOR. ET AQVITANOR. ET COMES ANDEGAVOR. Les mots paraissent être séparés par trois points, et les syllabes rum sont probablement exprimées par une R, dont la queue est tranchée par un signe abréviatif. Nous pensons qu'il faut attr RE À la reine Éléonore, qui épousa Henri Il après avoir été répudiée par Louis VIT, un sceau en ogive, dont il existe aux Archives du Royaume une empreinte moulée!, brisée dans sa partie supérieure. On voit sur le premier côté la reine debout, tenant de la main droite un sceptre, et de la main gauche un bâton royal. Le contre-sceau, qui est de même dimension que la face principale, représente un grand écusson aux armes d'Angleterre , suspendu à un arbre dont le sommet se divise en trois branches principales. Voici ce qui reste de l'inscription: GRACIA REGINA ANGLIE DOMINA HyperN….—pvenissa NORMANNIE..... QVITANIE COMI.. Cette reine ajoutait donc le titre de souveraine ou dame d'Irlande à ceux que prenait son mari. En 1199, à la mort de Richard Cœur-de-Lion, qui avait été investi trente années auparayant du duché d'Aquitaine, elle se remit de nouveau en possession de son patrimoine. Elle se servit alors d'un sceau sur lequel on la voit debout, tenant de la main droite un sceptre, et de la main gauche un globe surmonté d’une croix et d’un oïseau. La face et le revers du sceau devaient être entièrement semblables, autant qu'il est permis d'en juger par le fragment d’une empreinte suspendue à un acte de 1199 (J. 628), où elle s'intitule reine d’Angleterre, duchesse de Normandie et d'Aquitaine, et comtesse d'Anjou. Richard I* a employé au moins trois sceaux. Celui que nous croyons le plus ancien, et dont il existe aux Archives du Royaume des empreintes suspendues à des actes de 1194 (J. 918) et de 1195 (J. 628), a trois pouces neuf lignes de diamètre. Sur le prémier côté, on voit, à droite et à gauche de la tête du roi, le-croissant surmonté du soleil ou d'une étoile. Dans le bas, de chaque côté du trône, s'élève une plante dont la tige se divise en trois branches. Au revers, Richard porte un casque sans visière et sans cimier, et lon distingue
4: sur son bouclier un lion rampant : + Ricanpvs Der GRAGIA REX ANGLORVM —
1 Les Archives du Royaume possèdent depuis souvent recouru à cette précieuse collection pour | quelques années un grand nombre d'empreintes décrire plusieurs sceaux qui n'existent pas au qui ont été moulées en Angleterre. Nous avons Trésor des chartes.