PARTIE IV. — CHAPITRE VII. its
Édouard II a em ployé, avant d’être roi,le sceau n° 4 de la planche S. (Voyez
la Notice CXIV.) Pendant le cours de son règne il s'est servi au moins de six types différents. 1° Un acte du 11 avril 1327 (J. 634) est scellé d'une empreinte qui ne diffère du sceau n° 2 de la planche S que par la fleur de lis ajoutée au-dessus de chacun des deux châteaux qui sont dans le champ. 2° Les derniers éditeurs de Rymer ont fait graver en tête du premier volume du règne d'Édouard III un sceau ! dans le champ duquel on voit de chaque côté du trône trois léopards; le haut de la tête du roi touche à la croix placée au commencement de la légende, qui ne diffère de celle du sceau précédent que par l'orthographe du dernier mot (Aquitannie au lieu de Aquitante). Ce type a pu être employé dès la fin de l'année 1327 et pendant les trois années suivantes. 3° On trouve une nouvelle empreinte au bas d'un acte du 30 mars 1331 (J. 63 5); elle a quatre pouces de diamètre. Le trône est pour la première fois surmonté d'un arceau. Les deux colonnettes les plus rapprochées du roi entrent dans le cercle de l'inscription, et séparent en deux parties, l'une le premier mot, l’autre le dernier mot de la légende (En-warpvs, AQviran-1e). Dans le champ, on voit une fleur de lis de chaque côté du trône. Ce type aura probablement servi jusqu'en 1337, époque à laquelle Édouard IL prit le titre de roi de France. 4° C'est probablement vers l'année 1337 que ce prince fit graver un type dont les Archives du Royaume ne possèdent qu'une empreinte moulée qui a quatre pouces deux lignes de diamètre. Il y a près d’un pouce de distance entre la tête du roi et le cercle de l'inscription; cet intervalle est occupé en partie par une niche massive que supporte l'arcade centrale sous laquelle est placé le roi. À droite et à gauche du roi, on voit une arcade latérale plus étroite, et ensuite une espèce de tourelle; la portion du champ qui reste libre est occupée de chaque côté par un écusson écartelé (au 1 etau 4°, semé de France; au 2° et au 3°, aux armes d'Angleterre). La légende est en partie détruite, mais on peut en rétablir le texte : Edwardus Dei gracia rex Francie et Angle dominus Hybernie et dux Aquitante. Le champ du contre-sceau est semé de petites fleurs de lis. 5° On trouve au bas d’un acte du 26 juillet 1351 (J. 634) une empreinte de près de quatre pouces un quart de diamètre, sur laquelle deux écussons aux mêmes armoiries sont suspendus sous deux niches latérales qui se rattachent aux ornements du trône; le champ du contre-sceau n’est plus semé de fleurs de lis; la légende suffit d’ailleurs pour distinguer ce nouveau type, qui à été employé au moins Jusqu'en 1372 (J. 642), et probablement jusqu'à la fin du règne d'Édouard III : + Enwarpvs Der GRAGIA REX FRANCIE ET AN- GLIE ET DOMINVS ÉiBernie. 6° Un grand nombre d'actes relatifs à l'exécution du
! L'empreinte moulée qui existe aux Archives a près de quatre pouces de diamètre.
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traité de Brétigny ont été scellés en 1360 et pendant les années suivantes (J. 638 à 642) avec un sceau particulier, sur lequel Édouard III ne prenait pas le titre de roi de France, quoique d'ailleurs on y retrouve deux écussons écartelés aux mêmes armoiries que sur les deux sceaux précédents : « Edwardus «Dei Gracia Rex Anglie Dns. Hibernie et Acquitannie. » Toutes les lettres initiales de cette légende, excepté dans le mot et, sont en majuscule gothique ; mais le corps des mots est en minuscule. Les ornements du trône sont plus multipliés que dans les sceaux précédents. À la droite du roi est la Sainte Vierge tenant l'Enfant Jésus ; à gauche, pour pendant, se trouve un guerrier , dont le bouclier porte une croix; aux extrémités latérales du sceau, on voit de chaque côté un héraut d'armes placé sous une niche en ogive; il y a aussi un personnage assis sous l’arceau central de la niche qui surmonte la tête du roi, et qui pénètre, ainsi que la base du trône, dans le cercle de l'inscription. Le sceau secret de Philippe de Hainaut, femme d'Édouard IT, a près de deux “pouces de diamètre. Le champ est occupé par une rosace qui entoure un écusson écartelé (au 1° et au 4°, aux armes d'Angleterre; au 2° etau 3°, portant quatre lions posés deux et deux). La légende est en partie détruite sur l'empreinte moulée qui existe aux Archives du Royaume: * SEGRETUM SI. . . - ... Parures De... .e@ne Anez. Le Prince Noir, fils d'Édouard III, a employé un sceau de majesté avec un contre-sceau équestre de même grandeur que la face principale : s. EDWARDI PRIMOGENITI REGIS ANGL. PRINCIPIS AQVITANNIE ET Wazuie pvcis CORNVALE Er comrris Gesrmie. Ce type, dont une empreinte est suspendue à un acte de 1366 (J. 642), a dû être gravé en 1362, lorsque Édouard II érigea en faveur de son fils le duché de Guyenne en principauté d'Aquitaine; on y voit deux plumes d'autruche (voy. ci-dessus, p. 98). Richard IT a employé les deux derniers sceaux d'Édouard IT, en se contentant de modifier la légende. Sur le cinquième sceau, il substitua RicarDvs à Epwarpvs; mais sur le-sixième l'inscription fut changée en enter : « Ri- «cardus Dei Gracia Rex Francie et Anglie et Dns. Hibernie.» Ce dernier sceau paraît avoir servi exclusivement pour les actes datés de Calais. Le sceau secret de Richard, suspendu à un acte de 1396 (J. 644) porte un écusson timbré d'une couronne et supporté par deux léopards; de chaque côté, on voit une banderole, derrière laquelle s'élève une plume; les armoiries sont les mêmes que sur les deux précédents : « Secretum Ricardi Regis «Francie et Anglie. » L'empreinte a un peu plus de deux pouces de diamètre. Henri IV a employé: 1° le second sceau de Richard, en substituant Henricus à Ricardus; 2° le sceau de la planche T. Ces deux sceaux ont servi également à
Henri V. (Voyez la Notice CXV.)