PARTIE IV.—CHAPITRE VIL
“représente cette princesse assise dans un trône d’une structure plus récente. «Elle tient l'épée ducale des deux mains, et porte un voile semblable «à celui d’une religieuse. Ce sceau, de l'an 1490, est sans contre-scel, comme «les précédents. »
Alain, comte de Penthièvre, mort en 1212, eut pour successeur son fils Henri d'Avaugor, qui fut dépouillé de la plus grande partie de ses domaines par Pierre, duc de Bretagne. En 1231 (J. 241) Henri d'Avaugor ne portait plus le titre de comte. Il est représenté monté sur un cheval dont le caparaçon est aux mêmes armoiries que son bouclier et que l'écu du contre-sceau, c'est-à-dire surmonté d'un chef: + s. Henricr DE AvAvGoR — Ÿ syB MEO scyro EST MEVM SECRETVM. Marguerite, sa femme, fille de Juhel baron de Mayenne, est représentée debout, tenant une fleur de lis de la main droite; deux autres fleurs de lis sont dans le champ; au revers, on voit un écu dont les armoiries ont déjà été décrites (p. 98, n° 1) : srerzzvm MaRGARITE DOMINE DAVAYGoR. — Ÿ SYB SGVTO PATRIS MEI EST MEVM SECRETVM (J. 224, an 1233).
Emme, fille de Gui VI, seigneur de Laval, hérita de ce domaine vers Tan 1213. Dans une charte de 12b6 (J. 178), elle s'intitule comtesse de Laval; mais le sceau suspendu à cet acte lui donne le titre de dame de Laval et de comtesse d'Alençon. Elle avait épousé, 1° en 1214, Robert IT, comte d'Alençon, mort en 1217; 2° en 1221, Mathieu IT, de Montmorency, mort en 1230; 3° en 1231, Jean de Choisy. Le sceau qu'elle employait en 1256 datait donc de son premier mariage; en voici la légende: + s. Emme De. DE Lavaz.. (Lavalle) comrrisse DALENSON — Ÿs. EMME comiTisse DÂLEMGON ou ÂLEINGON ; l’écu marqué sur ce contre-sceau est bandé de six pièces, et brisé en chef à dextre d’un canton d'attente !.
Élisabeth succéda en 1218, dans le comté de Chartres, à son neveu Thibaut le Jeune, comte de Blois et de Chartres. Elle prenait alors le titre de dame d'Amboise, comme femme de Sulpice, seigneur d'Amboise : ? s. IsABLE. comiTisse CarNors. (Carnotensis) DNE. ANBazIES. (Anbaziensis) — Ÿ SECRETVM MEVM; le champ du contre-sceau est occupé par un écu parti dont les armoiries sont fort confuses; cependant il paraît porter à dextre une bande accompagnée de deux cotices, et à sénestre des pals; ce seraient les armes de son père? et celles de son mari.
1 On pourrait dire à la rigueur que cet écu sidéré comme un ornement indépendant de l'écu. est timbré, car il est surmonté d’un léopard; mais ? On ne distingue rien de plus dans la preil paraît difficile de faire remonter l'usage des mière moitié de l'écu; mais nous donnerons, à timbres jusqu’à la première moitié du xmn° siècle, l'article des comtes de Blois , une description plus et ce léopard nous semblerait devoir être con- complète des armes du prédécesseur d'Élisabeth.
Louis II, comte d'Étampes, portait semé de France, brisé d’un bâton en bande; ces armes paraissent sur son bouclier, sur le caparaçon de son cheval et sur l'écu du contre-sceau; son casque a pour cimier un lion placé entre
deux longues cornes : Ÿ siGrzvm Lvpovicr comrris STAMPARVM — Ÿ COTRAS. Lvpovier comrris Sramparvu (J. 154, an 1361). En 1381 (J. 156)-il employait un petit sceau portant pour légende: stez Loys GONTE D... AMPES ; l'écu
qui occupe le champ est supporté par deux vieillards en costume oriental, et timbré d'un casque qui a pour cimier un lion couronné placé entre deux aigles.
Jean de Montoire succéda, en 1218, à son oncle Jean HIT dans le comté de Vendôme; il est représenté à cheval, coiffé d'un casque à visière, et protégé par un bouclier qui porte un lion brochant sur un chef : + srcizzvm lois. comrris Vinpocrnr — + lo. ... comes DE VinpociNo; le contre-sceau est formé par l'empreinte d'une pierre bysantine de forme ovale, représentant deux anges nimbés qui tiennent une croix; dans le haut on distingue le mot EM- MANOTHA en capitales grecques d'une extrême finesse; pour voir ces lettres dans leur position naturelle il faut les présenter devant un miroir (J. 241, an 1230).
Thibaut VI, comte de Blois et de Clermont, est représenté le mortier en tête, l'épée à la main, monté sur un cheval qui galope vers la gauche, et portant un bouclier qui a pour armoiries une bande accompagnée de chaque côté de deux cotices brochant sur un fond losangé, chaque losange renfermant une quartefeuille; l'écu marqué au revers porte six gerbes, posées trois, deux et une : + s. TueoBazpr comrris BLesis. ET CLA...ONTIS — Ÿ SEGRETVM sIGILLI (J. 199, an 1213). (Voy. pour les autres comtes de Blois les sceaux de la Pl‘ L:)
Charles, comte d'Anjou, marquis de Provence et comte de Forcalquier, employait en 1253 (J. 178) un sceau équestre sur lequel il est représenté portant un bouclier semé de France, bordé de châteaux l; ces armoiries sont répétées sur le caparaçon du cheval; le champ du contre-sceau est occupé par un écusson portant quatre pals; ce sont les armoiries des anciens comtes de Provence: + s. Karozr FiLIT REGIS FRANG. COMITIS ANDEG. — Ÿ GOMES ET MARCH. Pvinc. Er comes Fozcarqver. En 1356, le roi Jean donna en apanage à Louis, son second fils, les comtés d'Anjou et du Maine; en 1360 il érigea l'Anjou en duché-pairie; Charles V y ajouta, en 1371, le duché de Touraine. Ces différents titres étaient sans doute réunis dans la légende d'un sceau dont une empreinte mutilée est suspendue à un acte de 1374 (J. 231). Le duc d'Anjou est monté sur un cheval au galop, et coiffé d'un casque qui a pour cimier une fleur de lis; il porte un bouclier semé de France et brisé
! On a vu que, devenu roi de Sicile, il porta de France au lambel de trois pendants.