‹ Éléments de paléographie (volume 2)Chapitre 79 sur 283 · SEE SES · texte numérisé non relu

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devint en outre comte de Toulouse en 1249 à la mort de Raimond VII, dont il avait épousé la fille. Avant 1249 il employait un sceau équestre portant pour légende : ALFONSVS FILIVS REGIS FRANGIE GOMES Prcraven. Le caparaçon de son cheval est semé de châteaux et de fleurs de lis; son bouclier, dont il ne montre que le côté droit, porte deux châteaux; mais il est probable que l'autre côté était semé de France; en effet, l'écu marqué au contre-sceau est parti, semé de fleurs de lis à dextre et de châteaux à sénestre; ce contre-sceäu n'a pas de légende (J. 180, an 1242). On trouve au bas d’un acte de 1254 (J. 191), un autre sceau équestre sur lequel il prend les titres de comte de Poitiers et de Toulouse: s. ALroNsys FIL. REG. FRANG. coMEs Picr. 7. THoLose Ÿ. Deux choses sont à remarquer dans cette légende : l'emploi du nominatif après l'abréviation ordinaire du mot sigillum, et la position de la croix, qui se rattache plutôt au dernier mot qu'au premier, parce qu'elle est placée derrière la tête du prince, et par conséquent séparée du sigle S. Le bouclier et le caparaçon du cheval sont aux mêmes armoiries que sur le sceau précédent; mais le champ du contre-sceau est occupé par la croix de Toulouse. En 1 245, Raïmond VII avait élevé des prétentions sur la Provence à la mort de Raimond Bérenger, qui laissait pour héritière sa fille Béatrix. Quoique Béatrix eût épousé, en 1246, Charles d'Anjou, frère d'Alfonse, celui-ci continuait à prendre le titre de marquis de Provence dans les actes relatifs au comtat Venaissin. On trouve au bas d'une charte de 1263 (J. 308), une bulle de plomb de dix-sept à dix-huit lignes de diamètre, qui représente d'un côté Alfonse monté sur un cheval galopant vers la gauche, et dont le caparaçon est aux mêmes armoiries que sur les sceaux précédents; son bouclier est également parti aux armes de France et de Poitou; le champ du revers est occupé par la croix de Toulouse : ALFoNsvs comes Picravie Er THoL. — Ÿ marcmio Province. Enfin une sentence arbitrale rendue, en 1264 (J. 307) par Alfonse et Charles d'Anjou, fut scellée d’une bulle de plomb commune à ces deux princes, et dont l'inscription occupe de chaque côté deux cercles concentriques : (1° côté) s. À. FILIT REGIS FRANCOR. COMITIS ET PICTAVIE — ET THOLOSE ET MARCHIONIS Provincis; (2° côté) s. K. rrcrr REGIS FRANCOR. comrris ANDEGAVIE Er PROvI—NGIE MARCHIONIS ET COMITIS FVLCALQVERI. D'un côté on voit dans le champ l'écusson du comte de Poitiers, et de l'autre celui du comte d'Anjou. Jeanne, femme d’Alfonse, est représentée debout, la tête couronnée, tenant une fleur de lis de la main droite; on voit d'un côté, dans le champ, un château placé audessus d'une fleur de lis, et de l'autre une fleur de lis placée au-dessus d'un château; le champ du contre-sceau est occupé par la croix de Toulouse : SIGILL. IOHANNE GOMITISSE PICTAVENSIS— s. TOHANNE coMiTIssE T'HOLOSANE.

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