‹ Éléments de paléographie (volume 2)Chapitre 81 sur 283 · PARTIE IV.— CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

PARTIE IV.— CHAPITRE VII

jointe à la prépondérance de l’usufruitier, peut expliquer l'origine de la devise inscrite sur les sceaux de plusieurs vicomtes de Thouars:« Îste Thoarcenses « dominus dominatur in omnes.» Aimery VII employait, en 1204 (J. 373), un sceau dont les côtés sont de même grandeur, et le représentent monté sur un cheval qui galope vers la droite, sonnant de la trompe et tenant une longue lance de la main droite : Ÿ sierLLvm ArmErIor vicecomrris THoarcnr; la légende de l’autre face consiste dans la devise Jste, etc." Anselme, seigneur de T'Ile- Adam, portait une fasce surmontée d’une canette en chef à dextre; ces armoiries paraissent sur l’écu qui occupe le champ d'un sceau suspendu à un acte de 1205 : Ÿ siciLLVM ANsELMI DE Insvia (J. 168). Le P. Anselme cite, d’après un acte de 1197, un sceau de Dreux de Mello, connétable de France, portant deux fasces accompagnées de trois merlettes en pal; on voit sur un sceau suspendu à un acte de 1205, un écu portant deux jumelles en fasce, accompagnées de trois merlettes en pal, deux autres merlettes placées comme supports aux

côtés de l’écu : ?+ sierzzvm Droconis pe MerLoro (J. 175). Avant d'être cham-

! Le même seigneur en 1223, son successeur Hugues II en 1226, et Aimery VIII en 1256, sont encore représentés à cheval, la tête nue, armés dune longue lance, et sonnant de la trompe; c'est sur ce côté du sceau qu'est marquée la devise Îste, elc.; mais le côté opposé, qui est de même grandeur, porte l'écu aux armes de Thouars, et la légende sigillum N, etc. Aimery VIT portait semé de France, brisé d’un quartier en chef à dextre; la légende est la même que sur le sceau de l’année 1204 (J. 394). L'écu de Hugues II porte neuf canettes rangées en orle, et (en chef à dextre) un quartier chargé d’une quinte-feuille : +s1eivm Hvaonis, etc. (J. 373). Aimery VIT (J. 190) portait les armoiries marquées sur le second sceau d’Aimery VII; les légendes sont aussi les mêmes; mais le second sceau d'Aimery VII n’a que deux pouces huit lignes de diamètre, et celui d’Aimery VIII a trois pouces pleins; il se distingue d’ailleurs par la position du cheval qui galope vers la droite, tandis que celui d'Aïmery VII galope vers la gauche. Aimery VIII a employé aussi un petit sceau qui n'a pas de revers, et dont le champ est occupé par un écusson à ses armes : s. HAYMERICI vIcEcomiris THoarcn (J. 190, an 1246). En 1269 (J: 192) on trouve un acte dans lequel interviennent Savaris vicoens de Thoarz valez et Guionnet

Jiuz Aymeri jadis viconte de Thoarz. Le sceau de Savary, qui est presque entièrement détruit, représentait un écu semé de fleurs de lis, et probablement cantonné en chef à dextre; sur celui de Guionnet on voit un écu parti (à dextre, burelé de seize pièces; à sénestre coupé, le quartier du chef sans armoiries, celui de la pointe à trois fleurs de lis); la légende est fort incomplète : AS Leee 1s Toarcu sr. Ces deux sceaux n’ont pas de revers; le diamètre du premier pouvait être de quatorze lignes; le second est un peu plus petit. En 1378, Pernelle ou Péronnelle, vicomtesse de Thouars et comtesse de Dreux, employait un sceau de seize lignes de diamètre, sur lequel on voit l’écusson de Thouars, timbré d’une aigle et supporté par deux lions couronnés, accolés de l’écu de Dreux. Sur le sceau de Tristan, son mari, on ne voit que l’écu de Thouars, timbré d’un casque et supporté à dextre par un griffon , à sénestre par un lion; les légendes sont en minuscule gothique : 1°«....... elle vi- «contesse de Thouars et contesse de Dreux; »

— 2° «seel.... viconte de Thouars 7. cote. de « Dreux. » (J. 173.)

? Dreux de Mello, seigneur de Loches , son fils puiné, avait en 1219 (J. 726) un sceau équestre portant pour légende : MERLO IVUENIS — Ÿ SECRETVM DOMINI DE LOGHES ;

dr SIGILLVM Drocons DE

brier , Barthélemy de Roye employait, en 1205 (J. 229), un sceau représentant un écu à ses armes (coupé d'un ; losangé en chef, échiqueté de cinq tires en pointe) : + s1GILLVM BARTHOLOMET DE Roia. Les mêmes armoiries sont répétées sur l’'écu du contre-sceau , mais l'échiqueté est de quatre tires seulement Le On voit sur le sceau de Guide Sendebaud ou Sennebaud , en 1205 (J. 394), un dextrochère ? habillé de son fanon, et accompagné de sept croisettes [trois en chef, les quatre autres placées sans ordre dans la moitié inférieure de l’écu) : + s. Givi SEenes..pvs (Senebaldus). Le champ du sceau de Hugues de Bauzaï, en 1209 (J. 394), est occupé par un écu portant une croix recercelée”, chargée en cœur d'un tourteau, et cantonnée d’un écu en chef à dextre : Ÿ siGILLvM Hvconis ne Bavzaio. On voit sur le sceau de Hugues de Fontenelles, en 1209 (J. 394), un écu portant trois fleurs de lis, posées deux et une *; sur l'écu du contre-sceau, il y a trois fusées en fasce surmontées d’un lambel de deux pendants : + sicrzvm Hvconis DE Fonrexezuis. Hugues de Malaunay , en 1209 (J. 399), portait sur un sceau équestre un écu à trois chevrons surmontés d’un lambel de cinq pendants; ces armes sont répétées sur le revers ainsi que la légende + sicrzz. Hvconis pe Mazaynor. Un écu losangé et brisé d'un lambel de sept pendants occupe le champ du sceau de Gaudin de Ramefort en 1209 (J. 394). Il y a six chevrons sur l'écu de Raoul, vicomte de Beaumont, fils du vicomte de Sainte-Suzanne; au contre-sceau , on voit l'empreinte d'une pierre antique représentant le buste d’une Diane chasseresse : Ts. RAD. FILII UIGECOM.

SG. SvssanNE — Ÿ s. Rap. vicecom. pe Bezzomonr (J. 168, an 1211, v. s.).

son bouclier et l'écu du contre-sceau portent deux fasces accompagnées de merlettes en orle, le tout brisé d’un lambel. En 1239 (J. 241) il employait un autre sceau dont le champ est occupé par un écu où l'on retrouve à peu près les mêmes armoiries; il ny°a qu'une merlette au contre -sceau : + siazcvm Droconis DE MELLOTO — Ÿ SEGRETVM pni. Locurv.

1 En 1220 (J. 153), Barthélemy de Roye employait un sceau équestre; son bouclier et l’écu du contre-sceau paraissent être aux mêmes armoiries que le sceau précédent; la légende du premier côté est en partie détruite : * sir. .... 1 pe Roi cameram Franc. Ces deux derniers mots sont répétés sur le contre-sceau. Selon le P. Anselme, Barthélemy de Roye a employé, en 1209, un sceau équestre dont les armes étaient : semé de fleurs de lis en chef, échiqueté en pointe.

? On appelle dextrochère le bras droit, et sé-

nestrochère le bras gauche. Un dextrochère ha-, billé de son fanon et accompagné de six croisettes au lieu de sept se retrouve sur un sceau de 1209, dont la légende est ainsi conçue : * siaizzvm Gviponis SanpeBAyT. Ce nom est écrit dans les actes : Senebaldus, Senebaudus et Sendebaldus.

5 Recercelé se dit des croix dont les extrémités se partagent en deux et se recourbent comme des cerceaux ; quand la courbure ne forme qu'un simple croissant, les croix sont dites ancrées. On voit aussi une croix recercelée sur l'écu de Guillaume de Torneello, en 1220, et sur celui de Guillaume de Cavesi, en 1230 (J. 153 et 395). Il ne faut pas confondre recercelé et resercelé; ce dernier mot n'indique pas des croix d’une forme particulière, mais celles qui sont bordées d'un filet d’un autre émail.

4 Les mêmes armes étaient portées par Reginald de Béthizy, en 1219 (J. 731).

PARTIE IV.— CHAPITRE VII. 183 Alard de Croisilles employait, en 1211 (J. 394) , un sceau équestre, sur lequel il est représenté portant un bouclier losangé : T s16rLLVM ALarpr DE CRosILLES— T GLipevs Azarpi. La même année, Gui de Dampierre se servait aussi d’un sceau équestre; on ne distingue pas les armoiries de son bouclier, mais il ya un lion rampant! sur l’écu du contre-sceau : + sierzuvm Gviponis ne Doxno Perro — Ÿ secrervm Gvinonis (J.39/).L'écu représenté sur le sceau de Guillaume de Garlande, en 1211 (J. 394), est parti d’un (à dextre, semé de France; à sénestre portant deux fasces *). Guillaume, châtelain de Saint-Omer et seigneur de Fauquemberg, est représenté à cheval, avec un bouclier portant deux fasces en devise; ces armoiries sont répétées sur l'écu du contre-sceau, qui porte pour légende : F gr pni. DE Fazcogerco (J. 304, an 1211, v.s.). L'écu de Robert de Bommiers, en 1212 (J. 394), est émanché en fasce de trois pointes, au chef chargé de trois faucons, trois autres faucons en pointe posés deux et un : Ÿ siGizzvm Rogerri De Bonxez. Le sceau équestre d’Alard de Château- Gontier , en 1214 (J. 394), a un contre-sceau de vingt-cinq lignes de diamètre comme la face principale , et sur lequel on voitun écu à trois chevrons’, avec cette légende : + sigizivm AazarDr DE Casrro Goxr. Les deux côtés d’un sceau, suspendu à une charte de 1214 (J. 890 , olim 838), représentent Bernard Atton , vicomte de Nîmes, monté sur un cheval qui trotte vers la gauche, et portant un bouclier chevronné de six pièces. Les deux légendes sont exactement les mêmes : Ÿ siciLzm. B. AToNIS vicEcomITIS ; ce qui distingue ces deux empreintes , c'est que d'un côté Bernard tient une épée, et de l’autre un étendard. Jean de Beaugency employait, en 121) (J. 220), un sceau équestre de deux pouces et demi de diamètre ; l'écu marqué au revers porte une fasce brochant sur un fond échiqueté : Ÿ siezivm Tomis. DE BALGENGIAGO — + s. lois. DE Bav@rncraco. Le sceau de Thibaut de Châteauneuf en Champagne a la forme d'un triangle arrondi à ses extrémités ; l’écu qui en occupe le champ porte une

1 Ces armoiries se retrouvent sur lécu qui occupe le champ du sceau de Guillaume de Dampierre :

le sceau de Gui, frère de Guillaume, il y a deux

+ sieizvn Gvizcermr pe Damperra. Sur

léopards passants, surmontés d’un lambel de cinq pendants : Ÿ s. Gvinons pe Dawrsrra. L'écu de Jean, leur frère, porte un léopard coiffé d’un casque couronné. Ces trois sceaux sont de l'an 1245 (J. 538). Gui de Dampierre, sire de Saint- Just, employait en 1249 (J. 190) un sceau équestre, sur lequel il est représenté avec un bouclier bordé de fleurs de lis, et portant un lion; on voit au contre-sceau l'empreinte d’une pierre an-

tique, avec cette légende : # secrv. Gvipois. pe Dapgrra. Une autre pierre antique était aussi incrustée sur la face principale du type, entre la tête du cheval et le bouclier.

? Anseau et Jean, seigneurs de Tournan, de la famille de Garlande, portaient un lion (J. 165, ans 1269,1287 et 1293 ).

5 Cet écu occupe le premier côté du sceau de Jacques, seigneur de Château-Gontier en 1257 (J. 228) : + siezzvu lacorr Dommr Casrri Gow- TERI. Un écu aux mêmes armoiries, mais beaucoup plus petit, se voit au contre-sceau avec le mot verilas pour légende.

bande brochant sur un fond losangé : Ÿ s. THEoBazpi...ovo Casrno (J. 193, an 1215). Le créquier paraît sur le bouclier et sur l'écu marqué au revers du sceau de Baudouin de Créqui, en 1215 (J. 394): Ÿ sicrzzvm BaLDEvi- 1 pe Creki!. Bernard de la Ferté-Loupière porte un bouclier sur lequel on voit deux loups passants : Ÿ sIGILLVM BERNARDI DE Firmirate ? (J. 394, an 1216). Regnaud, seigneur de Charenton et de Montfaucon, est représenté à cheval , la tête nue, portant un faucon sur le poing gauche ; le même oiseau est marqué au contre-sceau : + sIGILL. RAINAVDI DNI. CHARENTONIT ET Monris- FALCONIS — RaGiNaznr DE Monrisrazconis (J. 394, an 1217). Un écu portant un flanquis cantonné de quatre canettes occupe le champ du sceau de Philippe de Fayel, en 1218 (J. 731) : * siercivu PrLrP1 DE Fa *. Guillaume de Sainte-Maure est monté sur un cheval au galop, et porte un bouclier, sur lequel on voit une fasce brochant sur un fond papelonné “; ces armoiries sont répétées sur le caparaçon du cheval et sur l'écu marqué au contre-sceau, qui a, comme la face principale, près de deux pouces un quart de diamètre : h s1- GrLLvM WizLmr. DE sa. Mavra — + srcrerv, etc. (J. 394 , an 1218). L'écu qui occupe le champ du sceau de Geoffroy de Preuilly, en 1218 (J. 394), porte un dextrochère avec son fanon, accompagné de quatre alérions, deux en chef, deux en pointe: ts. Gavrrini De PrvLE1AGO. On voit un sautoir sur l'écu de Simon de Reims, en 1219 (J. 383): Ÿ sicizcvm Simonis pe Rains. Bernard d'Anduze est représenté à cheval sur les deux faces d'un sceau suspendu à un acte de 1220 (J. 890, olim 838); d'un côté il porte le casque, l'épée et le bouclier; de l’autre il est nu-tête, sonnant de la trompe et tenant un javelot de la main droite; un chien de chasse est dans le bas du sceau *. On voit sur le sceau de Mathieu de Buires, en 1220 (J. 232), trois cruches posées deux et une :

1 Au lieu de Creki, il y a dans l'acte Querqui.

2? Au lieu de Firmitale, 11 y a dans l'acte Ferilate.

5 Unacte sans date, qui doit être du commencement du xm° siècle, est scellé d’un sceau rond sur lequel Béatrix de Fayel est représentée debout, la tête nue, vêtue d’une robe trainante, et portant un faucon sur le poing droit : Ÿ sIGILLVM Bearmics De PaaeL (J. 395). Les armoiries du sceau de Philippe de Fayel se retrouvent en 1266, mais brisées d’un lambel de cinq pendants, sur le sceau de Geraud de Fayel (J. 160) : *s. GerarDr CHEVAL. suce AIEL.

‘ Papelonné se dit d’un ouvrage formé d’é-

cailles arrondies et superposées. En 1269, un

seigneur de Sainte-Maure, du nom de Guillaume, ne portait plus l’écu papelonné; mais il avait conservé la fasce (J. 192).

5 « Au x siècle, disent les Bénédictins, les «jeunes princes eurent des sceaux équestres pro- “pres à marquer leurs divertissements et leur «jeunesse. Au lieu de les figurer en armes, on les «représenta allant à la chasse, tantôt portant un « faucon , tantôt suivis d’un chien, et précédés « d’un oiseau voltigeant. » Ces sortes de types n’étaient pas employés seulement par les jeunes nobles; car, dans la famille de Thouars et dans celle de Lésignan, on trouve un grand nombre de sceaux équestres sur lesquels les seigneurs sont représentés en costume de chasse.

PARTIE LV. CHAPITRE MIT 185 + sicizz. Manivs DE Bvires. Enguerrand de Coucy portait, en 1220 (CL 158) un bouclier à trois fasces de vair; l'écu du contre-sceau est aux mêmes armoiries; il est placé devant un château fortifié, et suspendu au créneau central d'une tour qui domine les remparts. On voit trois croissants posés deux et un sur le bouclier d'Odon de Ham, en 1220 (J. 153), et sur l'écu marqué au contre-sceau. Le sceau de Jean de Jante, damoisel, ne représente que ses armoiries, qui sont une fasce chargée de croisettes et brochant sur une large étoile à huit rais: © sierzzvm Tomannis DE Jante (J. 232, an 1220). Jean de Cisoing, sur un sceau équestre suspendu à un acte de 1291 (J. 533), porte un bouclier bandé de six pièces !: T srrcivm ToHANNIS DE GISONNEO — Ÿ SEGRETVM MEVM micur. Daniel, avoué d'Arras et seigneur de Béthune en 1223 (J. 229 }, porte un bouclier coticé de dix pièces ? : + sierLr. DANIEL. Arts. {Attrebatensis) anvocar. er BET. DNI.—Ÿ sEcRErTvM Mevm. Le revers du sceau équestre d'’Amaury de Craon, en 1223 (J. 179), est de même grandeur que la face principale et porte un écu losangé ; la légende est la même sur les deux côtés : Ÿ sIGILLVM AMAYRIGI DE CREDONE °.

Un lion rampant, accolé d'un écu sur lequel on voit un chevron, occupe le premier côté du sceau de Jean de Axel, en 1226 (J. 534) : Ÿ srerrr. lomannis DE AxLe. Le second côté n’a pas de légende; on y voit un casque à visière chargé d'un chevron dans sa partie supérieure. Gette double empreinte fournit, comme on le voit, les éléments qui ont été combinés dans la suite pour former les armoiries à timbre et à supports. Thierry de Beveren, chàtelain de Dixmude, porte un flanquis sur un fond fascé de huit pièces; ces armoiries sont répétées sur le bouclier, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau : s. THeoDERICI DE BEVERNA CASTELLANT DE DixmvDa — GLAVIS siGiLui (J. 534, an 1226). Le bouclier d'Arnolphe d'Oudenarde et le caparaçon de son cheval sont fascés de six pièces“: s. ARNVLPHI DE AVDENARDE

1 Les mêmes armoiries se retrouvent sur le bouclier, sur le caparaçon du cheval, et au revers des sceaux d'Arnolphe de Cisoing, en 1244 (J. 538), et d'Hellin de Cisoing, en 1275 (J. 541); ce dernier seigneur prend le titre de baron de Flandre: Ÿ s. Hezrinni pommi pe CisoNIO Mixt- TIS ET BARONIS FLANDR.

2 On voit sur le bouclier de Guillaume de Béthune, son frère, seigneur de Meulebecke, une fasce bretessée, c'est-à-dire crénelée alternativement en haut et en bas:ts. Wiccui. DE BETVNIA DNI. DE Mvecmmecca (J. 536,an 1236). Ces armoiries se

It.

voient aussi sur le sceau de Hugues de Cornehuns, en 1237 (J. 536).

5 On trouve aussi de Creonio et de Credonio sur des sceaux de 1226, de 1271 et de 1277. En 1323 le mot Craon était écrit en langue vulgaire sur le sceau de Béatrix de Roucy (J. 175). Maurice de Craon employait, en 1277 (J. 179), un sceau équestre dont la légende lui donne le titre de sénéchal d'Anjou.

# Les mêmes armoiries paraissent au revers du sceau d'Alix sa veuve, en 1244 (J. 538); on lit sur la face principale : + s. Agris DAvDENARDE.

— CLAVIS SIGILLI (J. 533, an 1226). Sur un sceau équestre, suspendu à un acte de 1226 (J. 531), Robert de Poissy porte un bouclier où l'on voit six merlettes posées trois, deux et une, avec un lambel de trois pendants brochant sur les trois merlettes du chef: *sierzzvm Rogerri DE Pissraco!. Un écu, dont les armoiries sont à trois tourteaux accompagnés de sept croisettes, occupe le premier côté du sceau de Geoffroy, seigneur d'Argenton, sénéchal de

; Ts. GAVr.

SENESGALI TOARGENSIS (J. 190, an 1230). Le bouclier de Guillaume de Humeto, connétable de Normandie, paraît porter cinq besants mis en pal ; le champ du

Thouars; au revers on voit un oiseau : SIGILLVM GAVERIDI DNI ARGENT...

contre-sceau est occupé par l'empreinte d’une pierre gravée, d’un dessin fort incorrect, qui représente un cavalier: + sieizz. Wazzr. pe Hvmero conesra- BvL. — VVisLeumr pe Hvuero (J. 395, an 1230); deux V séparés se rencontrent rarement au xru° siècle. André de Vitré en Bretagne est représenté à cheval, la lance en arrêt, et portant un bouclier sur lequel on voit un lion couronné contourné? : Ÿ siGILLVM ANDREE DE Vrrreio. Cette légende est répétée sur le contre-sceau, qui a, comme la face principale, plus de deux pouces et demi de diamètre; le champ est occupé par un écu aux mêmes armoiries (J. 241, an 1230). Gaucher de Joigny employait, en 1231 (J. 256), un sceau équestre dont le champ est couvert d'arabesques; c'est un exemple assez ancien d'une mode qui devint ordinaire au x1v° siècle. Son bouclier, le caparaçon du cheval et l’écu du contre-sceau sont aux secondes armes de Bourgogne-Comté : siG1..…. GaLcHeRI DE lovieNracHo — + secrervm GazLcnert DE lo- VIGNIACO. Le sceau triangulaire de Guillaume de Mauvoisin porte un écu à deux fasces en devise, accompagnées de huit coquilles posées en orle (rar an 1231). L'écu d'Odon de Monchi porte une fasce accompagnée de six canettes (J. 231, an 1232). On voit sur le bouclier de Jean, seigneur de Nesle, et sur l'écu du contre-sceau, un léopard lionné : + sierLLvm lonannis Dom Nice (J. 234, an 1280) Roger Pêchevéron portait semé de France, brisé d'un bâton en bande : + s. Roceri PESCHEVERON (J. 238, an 1234). En 1235 (1. 395), Robert de Maulévrier portait échiqueté de six tires: +s. RoBerni pe Mavzevrer. Alix, dame de Boleta, est assise sur un cheval au galop; les armoiries marquées au revers sont indistinctes : *s. AELIDIS DOMINE DE BoLera— CECRETVM MEVM MIGNI (J. 536, an 1237). L'écu qui occupe le champ du sceau de Hugue de Sténland (Jbid. an 1237), porte une fasce losangée ou

! On retrouve cette légende sur un sceau éques- ? L'écu qui occupe le champ d’un petit sceau CE : ss ï ; ;

tre de 1230 (J. 395); mais les armoiries ne sont suspendu à un acte de 1239 (J. 241) porte un

plus les mêmes : le bouclier porte six annelets lion couronné placé dans la position ordinaire :

posés trois, deux et un. Ts. ANDREE, etc.

PARTIE IV. — CHAPITRE VII. 187 chargée de trois sautoirs accolés !: + siGiLLVM Hv@onis DE STENLAND. Siger de Courtrai, en 1237 (J. 536), portait chevronné de huit pièces ? : + siercivm SIGERT DE CVRTRACO — cvs... (custos) siGizi1 SiGERI. On voit sur le bouclier de Jean, châtelain de Lille et de Péronne (Jbid.), quatre fasces crénelées, un dextrochère avec son fanon brochant sur le tout : + s. Ionis. INSVLN. ET PERONEN. CASTLLI. — + GLAVIS SIGILLI. Rasson de Gavre portait trois lions posés deux et un’; ces armoiries sont répétées sur l’écu marqué au revers d’un sceau équestre suspendu à un acte de 1237 (J. 536) : s. Rassonis DOMINI DE GAVERE — + GLAVIS sIGILLI. Un lion accolé d’un écusson qui porte un sautoir brochant sur une fasce occupe le champ du sceau de Guillaume de Grimbergen (Ibid. an 1237): +stez. Wicur. DE Grimgois. Le sceau de Derkein de Laken est aux armes de Flandre brisées d’un bâton en bande brochant sur le lion: + sr- GrLLVM Derkini DE Lake ({bid. an 1237). Pierre de Lambres portait ‘trois fasces alezées, accompagnées de huit-coquilles en orle; Jean de Hondschoote, d'hermine avec une bordure : +s. IoHAnNIS DE HVNDISCOTE—+ SIGILLVM SEGRETI (Ibid.). On voit sur un sceau équestre de Philippe de Hondschoote un bouclier portant une bande sur un fond d'hermine, tandis que le caparaçon du cheval porte une barre": +s. Domi Paicippr DE Honpescore ({bid.). Arnolphe de Landast employait aussi, en 1237, un sceau équestre sur lequel il est représenté portant un écu bordé. L'écu qui occupe le champ du sceau d'Amaury de Landast (Jbid.) est émanché de quatre pointes et deux demies, mouvantes du flanc sénestre:+ s. AmazriGr DE LanpasT. On voit sur le sceau de Gérard de Lens un écu écartelé avec une bordure engrélée (fbid.). Aubry Rivart de Vendeuil portait sept burelles de vair, et un écusson losangé, placé en cœur : +s. px. Avsri Rivarr DE VeNDvELL. (J. 229, an 1237). Raoul de Beaumont, seigneur de Bressuire, employait, en 12/42 (J. 190), un sceau équestre, sur lequel il est représenté Ÿ tenant un faucon de la main droite; le champ du contre-sceau, qui a, comme la face principale, deux pouces et demi de diamètre, est occupé par un écu d'hermine portant une aigle au vol abaissé°; la

! On retrouve les mêmes armoiries sur un sceau équestre de 1244 (J. 538) qui porte pour légende : *s. pour HvGonis DE STENLAND.

? Un écu aux mêmes armes occupait le champ du sceau triangulaire de Daniel de Courtrai, en 1275 [J\ 511): 18 MONSEON. DE Covrri.

car. (chevalier).

5 On voit également trois lions posés deux et un sur un sceau équestre qui est suspendu à un acte de 1275 (I. 541) et qui porte pour légende :

SIGILLVM RASsONIS DOMINI DE GAVERE; on lit en outre dans le champ du sceau les lettres GA.

# En 1275 (J. 541), Pierre de Hondschoote portait d'hérmine avec une bordure, et Gautier de Hondschoote, d’hermine avec une bande : +s. WAVTIER DE HONDESKOTE CEVALIER.

5 ]l serait difficile de rencontrer un sceau d'un dessin plus incorrect.

5 Ces armoiries se retrouvent sur un petit sceau de Thibaut de Beaumont , seigneur de Bres-

légende du premier côté devait être ainsi conçue, autant qu'on peut en juger d'après une empreinte fort confuse et en partie mutilée : Ÿ siGrLzvm RabvLrr pur. Bercorensis. On voit un lion sur le bouclier d'Hugues de Cardaïllac, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau, qui a, comme la face principale, deux pouces de diamètre; les deux côtés portent la même légende : + s1Gizz. VGonis DE CarparTAGO (J. 306, an 12/3). Un écu portant un canton d'attente brochant sur trois bandes occupe le champ du sceau de Bernard Chabos! (J. 192, an 1243): + s. Bernarr Cnagos. Le sceau de Gilles de la Croix (J. 538, an 1244) porte un écusson sur lequel on voit une croix : +s. Econ pe Crvce. Gautier de Froideastel avait également des armoiries parlantes; son écu porte un château crénelé de quatre pièces : + s. Wazrent DE FRigibo CasreLLo (Ibid.). Jean d'Ypres portait cantonné en chef à dextre, avec une losange à sénestre en chef et une autre en pointe : + s. JoHanis. mizrmis DE Ipra (Jbid.). On voit sur le sceau de Jean d'Avesnes un écu bandé de six pièces, et brisé d'un lambel de cinq pendants (Ibid. an 1245); la même année celui de Baudouin, son frère, portait le lion de Flandre. Raoul de Mauléon porte un lion couronné, accompagné de douze besants mis en orle? : + sr- GiLLVM Rapvzpni DE MALLEONE (J. 190, an 1245). Pierre de Maurice, seigneur de S. Bonnet-le-Bourg, porte trois besants posés deux et un : +s. Perrt Mav- RICII DNI. SG. BonErt (J. 190, an 1246). Le champ du sceau en ogive de Jeanne, dame de Luçon, fille d’Aimery, vicomte de Thouars, est occupé par un écu aux armes de son père; au contre-sceau on voit un poisson Ÿ : + SIGIL- Lv lone. pe. pe Lvcym (Jbid.) ; les sceaux en ogive qui ne représentent que des armoiries sont assez rares. On voit (J. 190, an 1246) un écu fretté" sur

suire, en 1269 (J. 192): Ti. pe Biavuov. seen. disait en langue vulgaire luz et lussel. (Voy. le D. BcEvres. Supplément de du Cange, au mot Luceus.) 1 Ce Bernard Chabos était du Poitou, et appar- # En 1243, Sibille, dame de Surgères, portait

tenait probablement à la famille des Chabot, qui les mêmes armoiries; elle employait un sceau de portait, comme on sait, trois chabots posés deux plus de deux pouces de diamètre. Sur le premier

et un. Ces armoiries parlantes, brisées d’un lam- côté elle est représentée debout, faisant manger bel de trois pendants, se voient sur le sceau de un faucon qu'elle porte sur le poing gauche; sur Sebran ou Secbron Chabot, sire de la Rochecer- le contre-sceau, qui est de même grandeur que vière en 1269 : TsiGizzvm SEecBroN CuaBoz (J. la face principale, on voit un écu à ses armes ; 192). les deux côtés portent pour légende : * s1GrLLvM

? En 1281, Gui de Mauléon portait un léopard SIBILLE DOMINE SVRGERIARVM (J. 190). On trouve lionné : ? s. Gvvp. pe MorErEONIS MIL. DNI. DE au bas d’un acte de 1271 (J. 727) un sceau Torxo; sur le sceau d’Agnès, sa femme, on lit équestre, dont le revers est également de même Tofo au lieu de Topho (J. 180). grandeur que la face principale; le caparaçon du

3 Ge poisson pourrait être un brochet (lucius); cheval est fretté, ainsi que le bouclier du seigneur

ce seraient des armoiries parlantes de Luçon. On de Surgères et l'écu qui occupe le champ du

PARTIE IV. — CHAPITRE VII. 189 le sceau de Guillaume Maingot, sire de Surgères; la légende lui donne le titre de valet : + s. W. Marncoy vaLer sires DE SvrGeres. Gui de la Marche est représenté à cheval, la tête nue, portant une trompe suspendue à son cou et soutenant de la main droite un chien placé sur la croupe de son cheval; au contre-sceau est un écu portant un rais sur un fond burelé: Ts. Gvinonis DE Marcnra miziris— Ÿ SECRETVM MEVM (J. 192, an 1246). Le bouclier d'Archambaud de Bourbon, en 1247 (J. 190), portait un lion accompagné de huit coquilles mises en orle; ces armes sont répétées sur le caparaçon du cheval, mais au contre-sceau on voit sur un étendard cinq mains en sautoir. Geoffroi de Chateaubriant avait, en 1247 (J. 180), un sceau équestre de près de trois pouces de diamètre, avec un contre-sceau de même grandeur portant un écu semé de France. Hugues l'Archevêque, seigneur de Parthenay, portait un bâton en bande sur un fond burelé?: +s. Hveonrs Arcnrepr. (J. 192, an 1248). Un écu portant un lion brisé d'un lambel de cinq pendants° occupe le champ du sceau d'Aleaume de Roche d'Agoux, damoisel : + s. ALELME DE Rvpe DA- GYLFI DOMIGELLI (J. 192, an 1248). En 1250, Bernard de la Roche, valet, sire de Machegoz, employait un sceau de deux pouces un quart de diamètre, dont le champ est occupé par un écu portant une croix qui parait être semée de vair : + s. B. pe Rocua nt {domint) ne MacurGoz (J. 190).

Jean d'Arcis, sénéchal du comte de Toulouse, porte six annelets posés trois, deux et un, brisés d’un lambel de cinq pendants: fs. lonannis DE Anrcrz (J. 312, an 1251). Raimond Gaucelm, seigneur de Lunel, avait en 1254 (J. 311) un sceau en losange avec un contre-sceau de même forme, mais un peu plus petit; dans le champ, on voit de chaque côté trois croissants accompagnant un écu à la bordure engrêlée portant un croissant : Ÿ s. Rarmywnt Gavcezur nom Lynezu1; cette légende est répétée sur le contre-sceau. Jean de Maisons portait une aigle au chef parti : + s. lonannis DE Domrys MILITIS (J. 152, an 1254). Le sceau rond de Sibile, veuve de Robert Pelet en 1257 (J. 473), porte un écusson sur lequel on voit un lion : + s. SBre vxoris…… R. Pezenr. Jean Poilevilain, chambellan de S. Louis, est représenté à cheval,

contre-sceau : Ÿ s1GILLVM Wizzezmt MÆNGO Miri- TIS — Ÿ SIGILLVM DOMINI SVRGERIARVM.

1 On nomme rais des bâtons pommetés et fleurdelisés, disposés comme les rayons d’une roue; le mot rais désigne simplement des rayons lumineux quand on dit, par exemple, une éloile à huit rais.

? On retrouve les mêmes armoiries en 1272 (J. 727) sur le sceau équestre de Guillaume l’Ar-

chevêque, seigneur de Parthenay, de Vouvant, de Taillebourg et de Montfort : + s. Guizui. Argpr. pni. Pru. Vozveri. Tarregc. £r Morisrorris.

Jeanne, sa femme, s'intitule dame de Parthenay, de Castres et de Montfort.

5 On trouve deux pendants au lieu de cinq sur le sceau de Guillaume de Roche d’Agoux, en 1261 (J. 192) : *s. W. De Rvpe DE Gviri po-

MISELI.

tenant un vilain par les cheveux; ce sceau curieux a dix-sept lignes de diamètre : Ÿ GE EST LE SEEL Îenan PorLEvILENN (J. 473, an 1257). En 1259 (mon) Étienne de Mont-Saint-Jean, écuyer (armiger), avait un sceau dont le champ était occupé par un écu portant trois écussons posés deux et un: Ts. Srepnan: DE More. scr. lonis. On voit un lion et une bordure engrêlée sur le bouclier de Mathieu de’ Beauvoir, sur le caparaçon du cheval et sur l'écu du contre-sceau : Ts. Marner micrris pomiNr pe Bravvom (J. 229, an 1260). Robert de Bommiers, seigneur de Montfaucon, porte un bouclier écartelé; le caparaçon du cheval est aussi écartelé; mais l'écu du contre-sceau est émanché de trois pointes mouvantes du chef (chaque pointe chargée d’un faucon, trois faucons posés deux et un dans le bas de l'écu) : … Roserr: pe Bomez. mr- Lis DNI. Monrisrarcon.. (J. 178, an 1260). L'écu de Simon de Valgontaud porte une étaie accompagnée de trois annelets : Ts. Simonis DE VALLE Gvn- TAVDI (J. 211, an 1264). Gaston VII, vicomte de Béarn, employait en 1266 (J. 620) un sceau de deux pouces de diamètre, sur lequel on voit un écu aux armes de Béarn, qui sont deux vaches clarinées? posées l’une sur l'autre; au-dessous de l'écu est un château, probablement le château d'Orthez qui fut bâti par Gaston; aux extrémités latérales du sceau, on voit de chaque côté

trois figures circulaires * posées en pal; la légende est incomplète : ….. Gas- 8 [ pes 5 F rois. Der Gra. vicecorris. BEaRx. px. Mois. Carat 7. Ga“... Marguerite, fille

de Gaston, épousa Roger Bernard, comte de Foix, et le Béarn resta depuis lors dans la maison de Foix. Wiart de Ribercourt portait une fasce surmontée de troïs étoiles en chef: +s. Wiarr cHR. DE RiBERcOvRT (J. 229, an 1266). Odon le Turc de Faverolles est monté sur un cheval au galop; il tient un arc bandé et se retourne pour décocher une flèche; au contre-sceau, on voit un écu échiqueté de sept tires : + sicrzzvm Ononis Tvrce — + secrervm Onois Tvrce (J. 160, an 1267). Marguerite, fille de Hugues IV, duc de Bourgogne, et femme de Gui VI, vicomte de Limoges, est représentée debout, la tête couronnée, tenant un faucon sur le poing gauche; à sa droite est un écusson aux armes de son mari, portant trois lions posés deux et un; à sa gauche, un écusson aux premières armes du duché de Bourgogne; le champ du contre-sceau est occupé par un écu parti à dextre aux armes de son mari, à sénestre aux armes

! Le sujet de ce sceau n'est que la traduction les tourteaux, tels qu'on les figure ordinairement. du mot poilevilain; poiler, en vieux français, si- ! La syllabe Ga appartient sans doute au mot gnifie arracher le poil. Gabarreti : l'ancienne ville de Gabaret était sous

? Clariné se dit des animaux qui portent des la domination des vicomtes de Béarn. Quant aux sonnettes.

mots Montis - Catani, is désignent la seigneurie * Cesdisques sont plus grands que les besants ou de Moncade, en Espagne.

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